samedi 10 décembre 2011
La gâteau moëlleux au chocolat à la fleur de sel
Voici une recette que m'a donnée Coco, du forum de mumu...
Aussitôt vu, aussitôt fait! Dès que j'ai vu «fleur de sel», je me suis précipitée!
Donc voici la méthode (illustrée pour les nuls!)
Il nous faut une belle balance (je vous ai déjà parlé de ma balance à 11.95$ de chez Canadian Tire?).
Dans un bol de verre qui va au micro-ondes, on met 175g de beurre.
Puis on ajoute une tablette de chocolat dessert de 200g.
On met ça au micro ondes pour faire fondre le tout, d'abord 45 secondes, on brasse, puis par paliers de 30 secondes, et ça finit par fondre.
PENDANT CE TEMPS...
Dans un autre bol, on met 150g de sucre.
On y ajouter 3 oeufs.
On brasse le sucre et les oeufs.
On va maintenant mettre le chocolat/beurre dans le sucre/oeufs
Oups, pendant qu'on y pense : préchauffer le four à 380°F (pour les Québécois) ou 180°C (pour les Français)
Et pendant qu'on y est, cherchons un plat pour faire cuire le gâteau :
Nettoyons-le, en prêtant une attention particulières aux crottes de souris :
Beurrons et farinons-le!
Revenons à notre mélange : on y ajoute 50g de farine...
On brasse le tout et à la dernière minute, avant de verser dans notre plat à gâteau, on ajoute 4 pincées de fleur de sel (il parait que du gros sel ça fait pareil, mais attention aux sels de bains aromatisés à la lavande, ça donne un drôle de goût...) Puisque j'ai mis au départ du beurre salé, je me suis contentée de 3 pincées...
L'idée est de surprendre les papilles lorsqu'on pogne un motton de sel. Un peu le principe de la fève du gâteau des rois, mais il y a plusieurs gagnants.
Enfin, on verse la pâte (plutôt liquide) dans le plat, puis on met au four.
On laisse 15 minutes, pas une seconde de plus, il faut que le gâteau soit cuit sur les rebords mais encore pâteux au centre.
Ce qui nous donne ceci :
Et c'est délicieux, avec un grand verre de lait! Pour la surprise, vu que mes papilles étaient déjà au courant, c'était un peu raté mais c'était bon tout de même!
jeudi 14 octobre 2010
Les bonnes chips sans sel et sans mauvais gras!
Cet été j'ai planté des patates!!!
Quelle joie de voir pousser mes patates dans le petit carré de patates!!!
Je les ai faites pousser à partir des patates trop germées de l'année précédente, que j'avais elles-mêmes faites pousser à partir des restes d'un sac de patates acheté en spécial, et qui avaient germé.
Car voilà, le problème c'est que j'aime pas les patates.
Sauf que ça va changer car j'ai découvert un truc extraordinaire, qui me fait bouffer de la patate!
Je fais maintenant des chips maison! Avec des ingrédients santé, presque minceur, et pas de sel!!!
J'utilise de l'huile de canola (pour les Français, le canola, c'est du colza canadien)!!!
Celle-ci est reconnue pour ses propriétés euuuh... mettons qu'elle a une haute teneur en vitamine E et est une bonne source d'oméga-3.
Mes chips se font en 10 minutes, cuisson comprise!
Voici comment :
1) On prend un épluche-patate de qualité (le mien vient de Belgique, par char à boeufs)
2) On prépare notre mélange, dans un grand bol en verre (quant à moi, vous pouvez aussi utiliser la gamelle du chien, c'est à votre goût...) :
- Un filet d'huile de canola;
- Pour faire bon, on ajoute aussi de l'ail éfouéré;
- Des herbes séchées (genre basilic, thym, origan, estragon, pot, tout ce que vous voulez);
- On épluche les patates au complet (on peut les laver avant, par contre, mais on laisse la peau) dans le bol;
- On mélange le tout, qui s'imbibe d'huile, d'herbes séchées et d'ail, puis on étale sur une plaque qui va au four.
- On envoie ça au four 5 minutes, à feu bien fort, allumé en haut et en bas, on surveille (sinon c'est brûlé et c'est pô bon)...
Et enfin, on aboutit avec des belles chips (ok ya moyen d'avoir une cuisson plus homogène si à mi-cuisson on retourne nos chips, mais j'ai pas envie de m'embêter avec des détails...).
Et pour plus de saveur encore, on peut manger nos chips, toutes chaudes, dans la trempette au yaourt nature, lui-même aromatisé d'herbes séchées et d'ail à profusion (un peu style tzadziki...)!!!
Le reste de l'huile dans le bol, on peut le rendre au chien s'il s'agit de sa gamelle, sinon, on peut s'en mettre dans la face, il paraît que l'huile de canola peut servir comme base pour produits de beauté. C'est marqué sur le site de l'huile...
Je cite :
«L'huile de canola convient pour le visage et le corps:
- Utilisée en petite quantité pour un soulagement local
- Comme base pour les huiles essentielles
- Lors de l'élaboration de produit "fait maison" pour des soins de beauté.
On l'applique localement pour soulager les zones très sèches de la peau. Elle n'est pas conseillée pour les massages sur tout le corps à cause du film gras qu'elle laisse sur la peau. »
Surtout s'il y a de l'ail dedans...
mercredi 14 juillet 2010
Le bon pâté à la viande!
J'aurais juré que j'avais déjà publié cette recette, j'avais même pris les photos et tout...
Jusqu'à ce que mon frère me réclame le lien vers ma recette, après avoir goûté à mon célèbre ketchup aux tomates vertes!
(Pour ceux qui ne savent pas, le ketchup aux tomates vertes se déguste surtout avec du pâté à la viande)
Voici donc ma recette, que j'avais notée de je ne sais où, sur un bout de papier publicitaire d'un courtier de la Rive Nord, ce qui me donne à penser que la recette vient de ma marâtre (tout comme la recette du ketchup aux tomates vertes, d'ailleurs!).
Pour ceux qui viennent du lac-saint-jean, faites pas chier avec votre tourtière-du-lac-st-jean... Après tout, j'ai fait l'effort de nommer cet article «pâté à la viande» alors on va pas chipoter à cause du vrai titre de la recette sur mon bout de papier historique qui date de octobre 2009, soit juste après que j'aie reçu en cadeau ma magnifique batterie de cuisine...
Alors trêve de digression et commençons.
INGRÉDIENTS (Il faut environ 1 livre de viande pour une tourtière pâté à la viande)
- 1 livre de porc haché (454g)
- 3/4 tasse d'oignons hachés (je sais pas combien de gramme, mettez-en comme vous voulez, ça va marcher pareil)
- 1/2 tasse d'eau chaude (bin oui, une tasse, vous prenez une tasse à boire, ça va aller...) ÉDIT : NON FINALEMENT NE METTEZ PAS D'EAU, LA VIANDE EN FAIT ASSEZ EN CUISANT!!!
- 1/2 cuillère à thé (ou à café) de clou et de cannelle (1/4 de cuillerée chacun, bien sûr)
- 1/4 de tasse (la même tasse) de chapelure
MÉTHODE
- Mélanger le porc,
l'eau, les épices et les oignons hachés dans votre belle casserole neuve :
- Cuire à feux doux pendant 15 minutes :
- Ajouter la chapelure
- Laissez refroidir
- Mettre en croûte, dans la croûte de tarte la plus simple et la meilleure au monde
- Mettre le dessus de la pâte, mouiller avec du lait, pour que ça fasse un beau doré en cuisant :
- Faire cuire à 350°F (180°C) pendant une heure
Bin quoi? vous voulez une photo de mon four???
- Dégustez avec plein de ketchup aux tomates vertes.
Bin zut, à l'époque je n'avais pas pris de photo de mon pâté à la viande tout cuit... J'ai dû me précipiter dessus pour le manger, avec du ketchup aux tomates vertes...
ÉDIT : J'AI DEUX PÂTÉS DANS MON FOUR, JE VOUS METS UNE PHOTO DÈS QUE C'EST CUIT!
Schlip, schlip, schlip!*
* Bruit de babines léchées
dimanche 22 novembre 2009
Les atocas!
Encore une spécialité anglo-saxonne!
Les atocas, c'est de la confiture de canneberges. La canneberge est un oxycoccus. J'ai trouvé ça dans une vieille encyclopédie de belle-mama (qui, rappelons-le, est Française), alors que j'essayais de la convaincre que la canneberge, c'est pas une airelle. Disons, pour satisfaire les Français, que c'est une cranberry.
Bref, avec de la dinde (ou du poulet), les atocas, c'est un incontournable. Je me suis donc lancée dans la fabrication d'atocas!
Mais d'abord, maintenant que vous connaissez l'histoire de ma balance à 11,95$, laissez-moi vous conter l'histoire de mon CHAUDRON!
Mon papa et ma marâtre, ayant lu mon blogue, furent un peu horrifiés de voir mon vieux set de casseroles, et de constater que je devais emprunter un chaudron à mon voisin pour faire mes betteraves.
J'ai donc reçu en cadeau UN MAGNIFIQUE SET DE CASSEROLES tout neuf et tout lustré!!!
Ce qui m'a forcée à vider mon bas d'armoire pour faire de la place pour mon set tout neuf...
Si Mercotte voyait ce qu'avait contenu mon armoire, elle se retournerait dans ses coques de macarons!!! On reconnaît, sur la photo, tout ce qui fait la joie d'un ado qui s'en va en appartement! Avec quelques décennies et quelques crottes de souris en plus...
Si j'ai jeté quelques affaires, je n'ai pas pu me résoudre à jeter la casserole verte en émail éraillé, qui me venait de mon petit frère (quand il n'en a plus voulu), qui lui-même le tenait de son copain (qui la lui a cédé lorsqu'il l'a jugée indigne de lui). Avis aux ados partant en appart : qui veut une belle casserole verte en émail éraillé???
Revenons à nos oxycoccus. Le sac de 12 onces était en spécial cette semaine à 2 pour 5$. J'en ai donc acheté 2.
La recette est inscrite sur le sac. Mais marâtre m'avait donné un tuyau : ajouter du zeste d'orange dans les atocas!!! J'ai donc acheté une orange, même si elle n'était pas en spécial.
La recette est simple, comme peut l'être une recette anglo-saxonne : on fait bouillir les canneberges dans de l'eau et du sucre.
D'abord, rinçons les canneberges. Ça flotte.
Ensuite, on prend son MAGNIFIQUE CHAUDRON TOUT NEUF À FOND ÉPAIS QUI DISTRIBUE LA CHALEUR UNIFORMÉMENT ET QUI BRILLE TELLEMENT QU'ON SE VOIT LA FACE DEDANS QUAND ON REGARDE LE FOND DU CHAUDRON JUSTE AVANT DE LE REMPLIR, on y met 1 tasse d'eau et 1 tasse de sucre, on fait bouillir...
Quand ça bout, on y met les canneberges, puis on attend que ça rebouille.
On met la minuterie à 10 minutes...
On râpe vite vite du zeste d'orange (observez ma magnifique râpe faisant partie du cadeau culinaire)...
On met le zeste d'orange dans les canneberges en train de bouilllir...
Et parce que je ne recule devant aucune innovation (et que ma nouvelle râpe fonctionne tellement bien), j'ai aussi râpé du zeste de pamplemousse...
... et même du zeste de mandarine!
Et hop, on termine la cuisson... (au bout de 10 minutes, je vous le rappelle). C'est rigolo, quand ça cuit, ça fait comme du pop-corn, on entends les baies éclater une à une...
On met en pots (observez mon entonnoir à confitures à 1$ de chez Dollarama)
Et nous obtenons des atocas dignes de chez Mark and Spencer!!! La dinde n'aura qu'à bien se tenir, à Noël prochain!!!
mardi 27 octobre 2009
Je fais de la baboche (lemoncello)
Le lemoncello est une liqueur au citron, ou plutôt une crème au citron.
Moi qui voyage dans le monde entier, je vous ai ramené cette recette du bout du monde : du village de la Turbie, où jadis César Auguste faisait ériger un trophée pour avertir les barbares de passer leur chemin. Ou quelque chose comme ça.
C'était un message subliminal de l'office de tourisme de la Turbie...
Bref, exécutons ensemble ce nectar des Dieux, digne de César (ouf, j'ai trouvé un lien avec ce qui précède).
Il vous faudra :
INGRÉDIENTS :
- 8 citrons
- 500ml d'alcool à 90°
- 1 sachet de sucre vanillé
- 850g de sucre
- 1 litre de lait entier
En réalité, c'est le zeste des citrons qu'il nous faut, pas les citrons eux-mêmes. Avec les citrons, faites du lemon curd (voir la recette prédédente sur mon blogue).
Et pour ce qui est de l'alcool, au Québec on vend de l'alcool à 94% par volume, et en contenants de 375ml. Allez donc savoir quel est l'équivalent! Et ce n'est pas une simple règle de trois, car je sais de source sûre (merci papa qui était distillateur dans son jeune temps) qu'il y a un phénomène de contraction de l'eau qui est dissoute dans l'alcool qui entre en jeu. Mais on s'en fout, on fait au pif, comme d'hab. (Désolée, papa!)
Pour le sucre vanillé, c'est n'importe quoi! on y rajoute un chouïa de vanille et bingo, le tour est joué.
Pour la balance, je vous ai déjà dit que je m'étais procurée une balance super pour 11,95$? Oui? Ah bon.
Comment qu'on fait-y?
- On prélève les zestes des citrons. On peut utiliser la râpe, comme j'ai fait. Théoriquement très fins, et sans trop de blanc du citron.
- On met les zestes des citrons dans l'alcool dans un pot, on ferme le pot, on laisse dans le noir et on laisse reposer 10 jours ou plus.
- Une fois par jour, on brasse le pot vigoureusement.
- Au bout de 10 jours, ou même plus, on se met au boulot.
- On fait bouillir le litre de lait + 850g de sucre + vanille, puis on laisse refroidir.
Elle est belle, einh, ma balance?
La crotte brune, c'est l'extrait de vanille.
- Ensuite, on laisse refroidir. Ça valait bien la peine de faire bouillir si c'est pour faire refroidir tout de suite, mais ça a eu l'avantage de faire fondre tout ce sucre. Le résultat est un peu dégueu, ça me fait penser au reste de lait dans le fond d'un bol de céréales sucrées pour enfants en mal de Ritalin. Les chats en raffolent.
- Puis on mélange ensemble notre mixture épaisse et sucrée avec l'alcool citronné devenu jaune. On passe dans une passoire pour enlever les écorces.
- Et on mélange le tout.
- Maintenant, on met en bouteille. J'avais une bouteille presque vide de liqueur Advocaat (je l'ai bue pour la vider) et le flasque de 375ml d'alcool à 94% vide.
- Après avoir rempli 1,375 litre à ras bord, il m'est resté un fond...
Soit l'équivalent en augmentation de volume du 850g de sucre ajouté en solution aqueuse, moins la contraction moléculaire de l'eau dissoute dans l'alcool. Bon. Je n'ai pas de place pour le ranger, je vais devoir le boire. Notez que j'ai gardé les zestes pour la prochaine fois que je vais faire du lemon curd, et ce sera du lemon curd alcoolisé, à manger comme digestif. Rien ne se perd...
Résultat
C'est bon mais c'est foooort! Que cela ne tienne : je me verse un fond de verre et je complète avec du lait! Le guide alimentaire canadien sera content, j'aurai ma ration de calcium en même temps que ma ration de vitamine C pour la journée!
MAIS...
En réalité, après quelques recherches tardives sur google, je m'aperçois que le lemoncello ne s'écrit pas lemoncello mais limoncello, et que ce n'est pas turbien mais italien (c'est que le mari de mon informatrice est Italien). Et enfin que la recette originale n'est pas faite avec du lait mais avec de l'eau. Et que...
Bon vous aurez compris que j'ai encore tout fait la recette de travers, mais je vous assure, c'est bon. Sinon, vous pouvez voir la variante et quelques trucs en plus ici : oui oui, cliquez ici
vendredi 16 octobre 2009
Le «lemon curd»
Voici un grand classique de la gastronomie brittanique!
Non, ne riez pas! L'Angleterre nous a donné des délices comme la tarte au Mince Meat, le Plum Poudding, le Lemon Curd et... et... ouais! la tarte au Mince Meat, le Plum Poudding et le Lemon Curd.
Comment ai-je trouvé cette recette? Après avoir préparé du «lemoncello» (dont la recette va peut être suivre, si c'est bon), j'avais 4 citrons dépouillés de leur zeste qui ont traîné sur la table pendant 4 jours. Au bout de 4 jours, je me suis demandé ce que je pourrais bien faire avec avant qu'ils ne moisissent sur place...
J'ai donc trouvé une super idée sur un site de cuisine que je n'arrive plus à retrouver.De toute façon, j'ai modifié la recette et heureusement pour la postérité, je l'ai notée!
Les ingrédients :
- 100ml de jus de citron
- 150g de sucre
- 100g de beurre
- 4 oeufs
Il y avait aussi le zeste des citrons mais je l'avais utilisé pour le lemoncello. J'avais donc des citrons tous nus, mais puisqu'ils ont traîné 4 jours sur la table, il s'est formé une croûte qui m'a permis d'en extraire le jus avec un extracteur de jus (le truc à la main avec une petite bosse au milieu pour y mettre le demi-agrume qu'on éfouére), tout en laissant la fourrure hors de ma recette (bin oui, 4 jours sur la table quoi...).
Donc tant pis pour le zeste, et voilà comment j'ai fait :
La méthode :
- On récupère le jus des citrons (environ 100g)
- On y met 150g de sucre
- On ajoute 100g de beurre
Ici je fais un apparté pour me réjouir d'avoir une balance à bouffe qui m'a coûté 11,97$. Je vous l'ai déjà dit? Pardon. Mais comment ai-je fait pour m'en passer???
- On prend le bol qui contient le jus, le sucre et le beurre, et on le met au micro ondes pas longtemps, juste pour faire fondre le beurre.
- Dans un autre bol, on mélange 4 oeufs, comme si on faisait une omelette.
- On se trouve un bain marie.
Voyez ici mon bain marie à la fine point de la technologie...
- On met dans le bain marie le mélange d'œufs et le mélange «jus-beurre-sucre».
- On fouette, on fouette, théoriquement pendant 20 minutes, mais comme d'habitude, je me tanne avant. Ça commence un peu à épaissir, ça devrait être bon. Au pire, ce sera du lemon curd à boire.
- On met dans des petits pots ou des contenants de plastique provenant de la dernière fois que vous avez ramené du chinois à la maison (je parle de la nourriture, là, pas du mec!).
Et ô miracle, après un petit séjour de quelques heures dans le frigo, on obtient une texture simili-solide, qui fait vraiment british... (je sais ça n'a pas de rapport mais c'est une recette british alors mettons.) J'ai judicieusement mis mon lemon curd dans un pot jaune, pour me rappeler qu'il s'agit de citron.
Un des commentaires du site disait : «bon à s'en taper le cul par terre». Après y avoir goûté, je peux affirmer que c'est bon à se péter la tête sur les murs, ce qui est quand même plus classe.
Après avoir passé au travers de ma production en dedans de 24 heures (à lécher la cuillère devant la télé, juste pour «égaliser» la surface), je peux vous faire part de mes conclusions :
- Je vais retourner vite en ville pour acheter des citrons et du sucre (après toutes ces marinades, ma réserve de sucre, qui ne servait avant que pour les colibris, est épuisée!).
- Yavait un peu de mottons (mais c'est pas grave car comme dit le chef Gloleau, c'est les mottons qui goûtent le plusse bon) alors peut-être ça va me motiver à brasser un peu plus énergiquement la prochaine fois.
- C'est bon à s'en taper le cul par terre!
samedi 10 octobre 2009
Les betteraves marinées
Alors que je me promenais nonchalamment dans les allées du IGA, j'ai vu le sac de 10 livres de betteraves en spécial à 1,66 $ !!!!
Ni une, ni deux, j'ai sauté dessus à pieds joints et à bras raccourcis!
De retour à la maison, heureuse propriétaire d'un sac de 10 livres de betteraves, je me suis demandée ce que j'allais bien pouvoir faire avec ça. Grâce à la magie d'internet, j'ai récolté des recettes de betteraves marinées. Mais trop, c'est comme pas assez, elles étaient contradictoires, divergentes, différentes et j'en passe.
J'ai donc fait appel à mon imagination pour m'en créer une toute personnelle, avec un peu plus de sucre, un peu moins de vinaigre, des oignons hachés (le sac de 10 livres d'oignons était aussi à 1,66 $ chez IGA), des épices à marinades (tant qu'à en avoir en stock, autant les utiliser), et un peu de gros sel.
Voici donc le résultat de mon œuvre : une recette diviiiiine dont on se pourlèche les babines en hurlant d'extase.
Ingrédients :
- 2,5 livres de betteraves (mon chaudron était trop petit pour en contenir plus) et oui, je suis aussi depuis peu l'heureuse propriétaire d'une balance à bouffe qui était en spécial chez mon quincailler favori, il y a 2 semaines!
- 1/2 tasse d'eau de la cuisson des betteraves
- 1 tasse de sucre
- 3/4 de tasse de vinaigre
- 1 cu à soupe de gros sel
- un peu d'ail
- une poche d'épices à marinades
Et voici la méthode :
- On fait bouillir les betteraves, non pelées, dans l'eau pendant 30 à 45 minutes :
(oui, le chaudron de la photo est grand parce qu'entretemps, c'est à dire entre la 2e batch de 2,5 livres et le reste, j'ai emprunté un chaudron à mon voisin. Donc ma 3e batch a été de 5 livres et j'ai donc doublé ma recette de base)
- On égoutte, mais on garde 1 tasse du jus de cuisson (je sais j'avais dit 1/2 tasse mais on manque tout le temps de jus pour remplir les pots, alors 1 tasse c'est mieux finalement). On épluche les betteraves avec les mains.
C'est très facile si les betteraves sont bien cuites, ce qui n'était pas le cas avec mon petit chaudron de 4 litres parce qu'il y en avait toujours un petit bout qui dépassait...
- On coupe les betteraves pour que ça rentre éventuellement dans des pots (en carrés, en triangles ou en quinconces, peu importe...) et on coupe des oignons. On prépare le petit sac d'épices à marinades.
- On fait bouillir 10 minutes : la tasse de jus de cuisson, le sucre, le sel, les oignons hachés, le vinaigre et le petit sac d'épices à marinades (je sais j'avais aussi dit de l'ail mais je sais plus, peut être que c'est mieux pas...). Avec les betteraves, bien évidemment. Comme le témoigne la photo.
- On met en pots.
Lorsqu'on fait plus d'une batch en moins de 3 jours, on peut même récupérer le petit sachet d'épices à marinades, si on l'éfouére bien pendant la cuisson! Et au lieu de prendre de l'eau de cuisson, pourquoi ne pas prendre du jus de marinade qui est resté au fond du pot quand on a bouffé au complet d'un coup un pot des marinades de la batch précédente?
Bref, c'est une recette facile, sans douleur, mais qui tache. On vient les mains toutes rouges et je vous assure que ce n'est pas que les mains qui vont prendre une couleur rouge après que vous en ayez mangé un pot au complet!

Non, c'est la seule photo que vous aurez!
jeudi 10 septembre 2009
Le ketchup aux tomates vertes
Comme à tous les automnes, nous sommes pris avec des tomates vertes dont nous ne savons plus que faire. Comme on a aussi plein de pommes de nos pommiers, c'est l'occasion rêvée pour s'en débarrasser.
Voici un ketchup tellement bon qu'on ne met pas le ketchup sur du porc, mais on met plutôt un morceau de porc sur notre ketchup.
C'est une recette ancestrale qui ne se transmet que de bouche de marâtre à oreille de belle-fille.
La recette va comme suit :
INGRÉDIENTS :
4 tasses de tomates vertes coupées en morceaux;
2 tasses d'oignons coupés en morceaux;
4 tasses de pommes coupées en morceaux;
1/2 tasse de gros sel (si vous le coupez en morceaux, ce ne sera plus du GROS sel);
2 tasses de sucre;
des épices à marinades;
du vinaigre blanc;
Comment qu'on fait???
On commence la veille au soir. Avant qu'il ne fasse noir, il faut ramasser quelques tomates et quelques pommes.
Puis on s'installe devant la télé avec :
- La planche à découper;
- Les pommes, les oignons et les tomates;
- Un couteau;
- La chaudière à compost pour les retailles de pommes
- Une tasse à mesurer de 4 tasses;
- Un grand plat.
On coupe les tomates, les pommes et les oignons.
Pendant les pubs, on va aller mettre dans une casserole les oignons, les tomates et le gros sel.

(Verser d'une main et prendre la photo de l'autre, c'est pas une bonne idée)
Et on laisse mariner ça toute la nuit.
En couvrant, pour éviter que les mouches ne viennent s'y balader.
On met les pommes dans le frigo, parce qu'on n'en aura pas besoin avant demain, mais comme il n'y a rien de bon à la télé le matin, on est aussi bien de couper nos pommes la veille en écoutant «Les hauts et les bas de Sophie Paquin».
Le lendemain :
Le sel a fait faire du jus à notre mixture. 
Il faut égoutter, et bien égoutter sinon c'est trop salé. 
(Tiens? on voit ma manche de pyjama rose...)
Ensuite on met les pommes qu'on avait pelées et coupées la veille et c'est pour ça qu'elles sont un peu brunes mais on s'en fout ça ne paraîtra pas après la cuisson.
On ajoute ensuite du vinaigre blanc.
Environ jusqu'à la moitié du volume (voyez le niveau) :
(Le solide va diminuer en cuisant et le niveau de liquide va monter)
On va maintenant mettre nos épices à marinades :
Il faut préparer un coton à fromage et faire un petit paquet. On a besoin de :
Et d'un bout de ficelle pour attacher le tout. Regardez dans votre quincaillerie, je suis sûre que vous en avez un bout.
Et voilà on fait le petit bricolage :
Je suis rusée, la corde est longue et me permettra de récupérer le petit sachet dans la mixture.
On fait maintenant mijoter pendant une heure, heure qu'on mettra à profit pour laver des petits pots dans lesquels on va stocker notre ketchup :
Au bout d'une heure de mijotage...
...on ajoute les deux tasses de sucre...
...et on envoie à ébullition pour épaissir un peu.
À ce stade-ci, on peut goûter!
Il ne reste plus qu'à mettre en pots. Regardez mon astuce à 0,99 cents :
(le truc blanc en plastoque, qui aide à ne rien renverser à côté)
Et c'est tout! C'est tellement facile que c'est la 3e fois que j'en fais en une semaine...
FAQ
1) Je n'ai pas de coton à fromage. Que faire?
Réponse :
2) C'est quoi des épices à marinades?
Réponse :
(Pour les myopes : coriandre, graines de moutarde, piment rouge, graines d'aneth, poivre noir, clou de girofle, piment de la Jamaïque, feuilles de laurier, huile de canola (???) et peut contenir des traces de graines de sésame.)
3) Je n'ai que des tomates rouge!
Réponse : Ya qu'à faire du ketchup de tomates rouges. Sinon, faites des sandwichs aux tomates.
(pis «rouge» au pluriel, ça prend un «s», espèce d'illettrée!)
4) Et si je rate mon coup?
Réponse : Faut vraiment être crétin pour rater Dans ce cas, vous faites comme moi : la première recette était trop salée (j'ai mis 1 tasse de sel au lieu de 1/4 de tasse), la deuxième était trop fade (j'ai rincé ma mixture après l'avoir égouttée, j'avais trop peur que ce soit trop salé)... Alors j'ai ouvert un pot des deux et je les ai mélangés ensemble. Notez que la 3e fois que j'ai fait la recette, elle était parfaite!
5) J'aime pas le ketchup!
Réponse : Bin mange d'la ![]()
Bon, enfin, si vous avez d'autres questions, ne vous gênez pas pour vous informer auprès de votre chef (moi).
mercredi 12 août 2009
Chéri fait des macarons!
Je peux m'enorgueillir de posséder un exemplaire dédicacé du livre de Mercotte «Solution Macarons». Oui, dédicacé à moi-même, coyote des neiges, personnellement! Et je m'en vante!
Chéri, imbu de ses «dons» culinaires, se l'est approprié, et a décidé, manu militari, de tester! Et comme cuisiner avec son chéri donne une idée de l'enfer, je me suis sagement éclipsée pendant qu'il procédait aux procédures... Mais je suis revenue quand même pour regarder et rire.
Si vous voulez la recette du macaron au chocolat, allez ici, sur le blogue de Mercotte, bien sûr, qui est mon égérie! Naturellement, il a pris du chocolat Top Budget au lieu du Valrhona, et de la poudre d'amande achetée pas cher en vrac chez ce qu'on appelle ici «l'arabe du coin», probablement parce que c'est effectivement un Arabe et que sa boutique occupe un coin de rue. Il y a aussi mis des blancs d'œufs (occasion rêvée pour se débarrasser des blancs d'oeufs accumulés dans le frigo depuis des lustres à force de faire de la mayonnaise). Et il a pris du sucre glace au lieu du sucre semoule.
Bref, le conseil de Mercotte (je cite) «Faire de beaux macarons, ce n’est pas si difficile mais ça demande de la rigueur, de l’organisation, du bon matériel, des matières premières de qualité et du temps ! Surtout ne pas décider tout d’un coup hop, je fais des macarons pour ce soir, sûr ça ne va pas marcher !» euh... Chéri n'a pas trop appliqué.
«Quoi, s'est exclamé Chéri, pourquoi vouloir des macarons pour ce soir, on en veut pour tout de suite, nous! Allez hop, je fais des macarons|» Bref, Chéri a travaillé sans rigueur, sans organisation, sans bon matériel, et avec du Top Budget et de l'Arabe du Coin. Qu'à cela ne tienne!
Chéri a monté les blancs d'œufs en neige et a brassé avec les autres trucs (dans le livre, il est écrit «macaronner»). Bon, ça a donné ça :
Chéri a ensuite pris la poche à douille, et il a fait des petits machins de formes diverses, en ne mettant pas la poche à douille à la verticale, malgré mes conseils expérimentés (eeeeh oui, j'ai un peu tenté de m'immiscer dans son élan). Chacun sait que depuis la confection de mon Saint Honoré, je suis un peu la spécialiste de la poche à douille!
Enfin, pour me consoler de ne pas avoir suivi mes conseil, Chéri me permet généreusement de lécher la poche (la poche à douille, bien sûr) seuls les Québécois peuvent apprécier la subtilité de ce jeux de mot désopilant!
Bon, assez ri, c'est le temps de faire cuire. Encore une fois, Chéri, trop pressé, n'attend pas le croutage. Moi non plus car j'aurais bien été en mal de dire ce que c'était.
Et dès la sortie du four, on pressent le chef d'œuvre culinaire!
Nous avons eu un peu de difficultés à décoller les trucs du papier.
On a essayé de mettre notre pouce dans les dessous pour faire de la place pour la ganache, du moins dans les macarons (hihihi) assez épais pour pouvoir le faire.
Ensuite, on a mis la ganache (mouahahahah) dans les trous, du moins, ceux où on ne voyait pas trop l'assiette au travers.
Et on a mis le couvercle!
Mercotte fait un concours de photos de macarons sur son blogue. Je me demande si j'aurais des chances???
On ne peut pas dire que c'est pas bon pourtant!
Mais... est-ce bien ressemblant?
Mais comme dit Mercotte elle-même, il ne faut pas désespérer, et refaire des essais! Les autres expériences se sont révélées un peu plus satisfaisantes :
Si, si, je vous jure, ce sont les macarons de Chéri!
Pour en arriver à ce résultat, nous avons mangé des macarons matin, midi et soir pendant plusieurs jours. Pfft... Marre des macarons! Si au moins il pouvait changer de parfum!
Un agréable dérivatif s'est présenté hier, alors que nous étions au marché : Chéri a vu un moule à cannelés et l'a acheté!
Nous allons donc manger des cannelés pour les 3 prochaines semaines, le temps que Chéri se fasse la main!
dimanche 19 avril 2009
Gâteau au fromage, méthode québécoise
Je revisite le gâteau au fromage puisque la faisselle et toutes ces cochonneries là, on n'en trouve pas au Québec. Par contre, on a du fromage à la crème, qui se présente en briques solides, faites par le même fabriquant qui fait du fromage en tranches orangées emballées individuellement, communément appelées «fromage en slice» (oui, les Français, lâchez vous lousse, car on prononce le slice à la française. C'est plus drôle encore).
Bref, je m'étais engagée à fournir à mon groupe le gâteau au fromage. Je me fiais au fait que c'est bon, qu'on peut mettre du remplissage à tarte aux cerises dessus, et que la recette est écrite sur la brique.
Grossière erreur! Je me suis butée à quelques problèmes. Premièrement, c'est cher, ce maudit fromage là!!! J'en ai acheté 2 briques, même si sur le paquet c'était écrit 3 briques.
Deuxième problème : rendue chez moi, à 20 000 lieues sous les mers de toute région habitée par autre chose que les ratons laveurs et les caribous, je me rends compte qu'il faut de la crème fouettée, que le fabricant nomme «dream whip» parce qu'il fabrique aussi ce mélange.
Troisième problème : après vérification sur internet, personne ne s'entend sur la température du four.
Qu'à cela ne tienne, l'à-peu-près-isme est ma spécialité. Voici donc ma méthode personnelle :
J'étudie mon sujet : je prends quelques notes tirées de diverses sources.
J'opte pour la recette suivante (j'ai tout divisé en 2/3 puisque je n'avais que 2 briques et non 3) :
- 2 briques de 250g de fromage à la crème.
- 3 oeufs (ils sont tout petits, mes oeufs, car les extra-petits sont moins chers, donc je ne divise pas)
- 2/3 de goutte de vanille (artificielle, c'est moins cher)
- 2/3 de tasse de yaourt nature (ça va remplacer avantageusement le «fouet de rêve»)
- 2 cuillères à soupe de farine
- 2/3 de tasses de sucre
Je pense que je n'oublie rien.
Donc je sors mes briques du frigo (ainsi que les oeufs) le matin pour que tout soit à la température ambiante.
J'éfouére mes briques (sorties de leur emballage) dans un grand bol en verre, j'ajoute la farine, le yaourt, la vanille et le sucre. Tout ça un peu au pif, puisque la valeur est déjà approximative, à quoi bon se fatiguer à mesurer.
J'ajoute les oeufs, un par un, comme la présentatrice l'explique dans le vidéo du fabriquant, sauf que je n'ai pas de gloss à lèvre hyper brillant pour épater la galerie.
Je brasse entre chaque oeuf (non, je ne suis pas une poule).
Je sors mon mélangeur électrique pour finir le mélangeage (car il n'y a pas grand chose à lécher sur une fourchette!!!).
Je verse mon mélange dans la croute de biscuits grahams que j'ai achetée toute faite à cet effet. Et là je me dis que j'ai bien fait de ne prendre que 2 briques car la croute est pleine.
Je mets au four à... disons 300°F.
Je change d'idée, et je monte à 350°F.
J'hésite encore, et j'opte pour 325°F, ou une position médiane entre le slack de la roulette de mon four vieux de 30 ans. Je suis satisfaite. Je règle mon alarme pour 45 minutes (une valeur médiane entre les conseils donnés un peu partout) et je vais autre chose, genre je travaille.
Au bout d'un laps de temps indéterminé, je regarde ma minuterie pour m'apercevoir que j'ai oublié de la démarrer.
Au bout d'un autre temps indéterminé, je sors mon gâteau du four, je crois que c'est bon! (Je pense que j'ai dû faire cuire pendant 40 à 50 minutes finalement)...
Je tâte du bout de la fourchette :
Oui, c'est bon. Enfin je crois...
Maiiiiiiis non, je n'ai pas mis le doigt dedans!!! C'était une blague hilarante!!! (rires de l'auditoire en délire)
Il ne reste plus qu'à amener ma canne de garniture à tarte pour servir de coulis, ne pas oublier l'ouvre boîte, et servir sur le gâteau devant mes collègues qui en resteront babas!








































































