samedi 22 octobre 2005
Aïe aïe ail!
Commençons par quelque chose de simple. Mais chiant. L'ail.
L'ail est bon. Mais l'ail est chiant. Chiant à hacher,
entendons-nous. Et «chiant» dans le sens français du terme. Je veux
dire que les Français utilisent le terme «chiant» dans le même sens que
j'utilise ici. Je ne veux surtout pas impliquer que les Français sont
chiants. Quoique... (ferme ta gueule, tu te cales!!!). Donc :
Deux solutions s'offrent à nous quand on veut faire quelque chose de chiant, sans trop se faire chier (dans le sens figuré):
- En faire le sujet d'un post;
- Le faire en regardant la télé.
J'ai
fait les deux à la fois. Je me suis installée confortablement devant une émission
de télé, avec tout l'attirail nécessaire à portée de la main. Y compris
mon appareil photo, pour prendre des photos de la procédure hyper
complexe qu'est le hachage de l'ail.
Remarquez la tapette à mouche, compagnon fidèle.
L'idée est de hacher et de stocker l'ail de façon à pouvoir en
mettre à toutes les sauces sans douleur et sans perte de temps... On
peut aussi hacheter acheter un petit pot d'ail déjà haché, mais rien ne vaut l'ail haché frais à la maison, sans colorants ni condoms préservatifs. Et puis vous avez vu le prix du petit pot???
La gousse d'ail en vrac est la moins chère meilleure.
Pour que ça vaille vraiment la peine, on en hache trois d'un coup. Le
travail dure le temps d'une émission de 30 minutes.
On doit donc s'installer avec une planche à découper, nos trois
gousses d'ail, un couteau large, un petit pot pour y mettre le produit
fini et la gamelle du chien un bol en inox pour y verser les rebuts.
Dans un premier temps, on sépare les gousses en goussets (petites gousses). Puis, on enlève les peaux. J'ai lu quelque part que pour que les peaux de l'ail s'enlèvent facilement, on devait laisser tremper toute une nuit dans l'eau froide. C'est de la grosse bullshit. Ne croyez pas ça.
Ensuite,
et c'est là te SUPERTRUC, on va se saisir de notre couteau large,
mettre la gousse en-dessous, et, avec un poing vengeur, ASSOMMER la
gousse, qui va se retrouver éfouérée sous le couteau!
À moins qu'elle ne se retrouve par terre, si vous avez été emporté par
l'enthousiasme. En ce cas, on peut la ramasser, mais il faudra la
rincer, et rincer vos doigts avant de procéder à la suite, car de
l'ail, ça fait du jus, et ce jus est très collant. Et comme il y a
plein de poils de chats sur le tapis, ça donne ÇA :
Et
enfin, quand on a tout éfouéré, on le hache. Ce qui est chiant devient
une opération facile : ce qui s'éfouére bien se hache aisément et le
couteau pour le faire se tient aisément.
Finalement, il ne reste plus qu'à mettre en pot!
J'ai
un super pot identifié «ail haché» parce qu'une fois, je me suis fait
fourrer à acheter de l'ail haché tout fait et j'ai payé le pot 3,59 $!
Alors autant qu'il serve!
Dernier ajout : on remplit le petit pot d'huile d'olive. Parce que ça fait plus chic que de l'huile de canola.
La prochaine fois, je vous montrerai comment faire des sandwichs aux tomates. Je suis une experte des sandwichs aux tomates!
