jeudi 24 novembre 2005
Je vide mon frigo
Pas de nouvelle recette depuis 3 jours...
Que se passe-t-il???
Et bien je vide mon frigo. Grand ménage. Rien ne doit subsister. Donc je procède à la désintégration graduelle du contenu.
Observez
le lait. Scientifiquement calculé pour qu'il n'en reste plus dans 36
heures. Ni plus, ni moins. C'est pourquoi, pour calmer mes fringales de
lait, j'ai ouvert un pot d'eau de riz, second régal liquide à mon sens
(dans le carton bleu). Ce qui me permettra demain de me lancer sans
remords dans une orgie de céréales avec du lait!!! Et peut-être même un
peu de crème à 15% dessus, s'il m'en reste après en avoir aspergé les
deux cafés qui me restent à boire.
Toujours sur la première tablette, un pot de yaourt. De 750 gr. Délicieux avec la canne de sirop d'érable (non visible parce que cachée par le pot de lait). Ne vous occupez pas du sachet d'herbes, à la gauche de la crème, c'est de l'herbe à chat.
Deuxième tablette : du bacon que j'avais fait cuire parce que j'avais besoin de papier essuie-tout imbibé de gras pour pouvoir allumer mon feu ce matin. À terminer. Et plein de fromage qui fond. À la rigueur, je le congèlerai. Un peu plus ou moins grumeleux, quelle importance?
En bas, troisième tablette, dans le pot de verre, c'est de la mayonnaise faite ce matin. Vous ne pensiez tout de même pas que j'allais passer 36
heures sans mayonnaise? Je pourrai toujours la terminer avec le reste de carottes (ci-contre),
que j'avais râpées en trop lorsque j'avais fait mes muffins aux carottes. D'ailleurs il me reste encore quelques muffins (mais ils sont déjà au congélo).
Oh, il me reste des oeufs! Avec le bacon, une tranche de fromage en slice et un trait de sirop d'érable, ça fera bien un repas.
Le
reste ira au congélateur, rejoindre mon reste de binnes, mon reste
d'herbes de mon jardin, mon reste de framboises de mon jardin, mon reste de muffins aux carottes, mon
reste de pesto, mon reste de tomates pas mûres...
S'il me reste encore de la place...
lundi 21 novembre 2005
Je conserve mes tomates
J'ai eu beau faire des confitures de tomates vertes, du chutney aux tomates vertes, des sandwiches aux tomates, des souvlakis, je reste avec un stock de tomates assez monumental. Sur le conseil d'une spécialiste, j'avais mis les tomates vertes que j'ai récupérées avant le gel dans un sac de papier brun, à l'abri de la lumière pour qu'elles rougissent.
Ainsi fut fait.
Je me retrouve à présent avec un gros stock de tomates rouges (après avoir enlevé les poilues vert-de-gris). Que faire? Je me souvenais vaguement qu'on m'a dit que je pouvais conserver ces tomates en leur enlevant la peau et que pour ça, il fallait que je les fasse blanchir. J'ai tenté de me souvenir qui m'avait donné cette idée, mais à ma première tentative, on me répond : «sûrement pas moi, je ne donne pas dans le terroir...»
Bon, j'ai décidé de me lancer toute seule, sans filet.
- J'ai donc sélectionné les plus belles de mes tomates...
- J'ai fait bouillir de l'eau...
- J'y ai mis mes tomates...
- J'ai attendu. Combien de temps? Je n'en avais aucune idée, mais au bout de 5 à 10 minutes, j'ai vu que la peau se fendait sur mes tomates.
- Je les ai donc sorties de l'eau...
- ...et j'ai tiré sur la peau, qui est venue facilement. Relativement. C'est plutôt chiant à faire, mais je n'allais pas laisser pourrir ces belles tomates!
- J'ai passé au tamis parce que ça faisait décidément beaucoup d'eau. Oubliez ça les belles tomates rondes, les miennes sont toutes éfouérées. Mais ce n'est pas grave puisqu'elles vont principalement servir à faire de la sauce à pizza. Ou à spaguetti.
- Pendant que mon pot stérilisait au micro-ondes, j'ai décidé d'ajouter un peu de thym et du sucre dans la purée de tomates obtenue. Ça va faire bon, me dis-je.
- Et j'ai rempli mon pot avec ma mixture, toute fière d'utiliser de nouveau mon entonnoir à confitures. Un bon achat que j'amortis assez rapidement. Faut dire qu'à 0,99 $ au Dollarama, ça pouvait difficilement être un gaspillage...
- Me voilà donc l'heureuse propriétaire d'un pot de tomates que je vais mettre au frigo dès qu'il sera refroidi car je ne fais pas confiance à ma façon de stériliser les pots.
Maintenant, il me reste encore quelques tomates vertes au fond de mon sac... Quelqu'un en veut???
samedi 19 novembre 2005
Le souvlaki
Aaah le souvlaki!
Les souvenirs, non pas de Grèce, mais de la rue Parc à Montréal! Ces souvlakis savoureux et dégoulinants de sauce qu'on pouvait trouver dans toute bonne gargotte grecque!!!
Je m'en suis inspirée pour la recette du ... souvlaki! (Bin oui, je ne vais pas réinventer la roue, quand même!)
INGRÉDIENTS :
La sauce, la garniture et le pain.
Le pain : il faut du pain pita. Ce sont des petits pains ronds et plats. Non, je n'ai pas de recette pour ça.
La sauce : Il s'agit de la sauce tzatziki. Ici, oui, j'ai une recette.
Ingrédients :
- yaourt nature
- ail
- origan (ou orégano), et les herbes que vous avez envie de mettre (ciboulette, thym, menthe...)
On peut ajouter des concombres râpés, mais à ce moment, ça devient une recette plus complexe. On peut donc laisser faire et aller au plus simple.
Procédure :
- On met tout au pif. Un indice pour la quantité à fabriquer : Un pot de yaout de 750gr me sert pour 3 ou 4 souvlakis. Faut dire que j'en mets en quantité industrielle, de la sauce... Puisqu'en France les pots de yaourt se vendent en pots de 50 gr, je suggère de remplacer par du fromage blanc ou bien de la crème fraîche (ce que vous appelez «crème fraîche» et qui chez nous s'appelle «crème sûre»...)
- Pour l'ail, si on a pris la précaution d'utiliser la méthode «aïe, aïe, aïl», on en met une petite pelletée et c'est rapide.
- On met les herbes qu'on a, fraîches ou séchées, tout dépend si vous avez pris la précaution de rentrer quelques petits pots de vos herbes de jardin avant que le gel ne pogne dehors!
J'avoue que j'ai ajouté une feuille d'origan sur le dessus, pour faire beau, et j'ai saupoudré d'épices BBQ en poudre, pour faire beau aussi, mais surtout parce que j'ai vu une fois un Grec faire ça dans son resto.
La sauce étant terminée (on peut en faire à l'avance, c'est meilleur car les ingrédients macèrent et donnent du goût) on procède à la garniture.
- Du porc (ou de l'agneau)
- Des tomates
- Des oignons
On coupe tout en petits cubes, on fait cuire le porc, puis les oignons (ou bien on peut les manger crus).
On fait ensuite cuire le pain pita, un peu de chaque côté, juste pour qu'il ramollisse et réchauffe...
Puis on met le pain pita dans une assiette et on recouvre de la garniture (porc, tomates, oignons).
On noie ensuite dans la sauce... puis peut-être un autre petit trait de poudre BBQ (pour faire montréalo-grec):
Il ne reste plus qu'à plier en deux le pain pita, enfermant son contenu de façon absolument non-étanche et en laissant couler abondamment la sauce et quelques mottons échappés du sandwich dans l'assiette. À partir de ce moment, je n'ai pas pris de photo car il y a des limites à vouloir beurrer mon appareil photo. Moi, quand je mange un souvlaki, j'ai de la sauce qui me coule jusqu'aux coudes, jusqu'au menton, et il me faut une grosse cuillère pour ramasser ce qui tombe à mesure dans mon assiette. À y penser deux fois avant de faire cette recette dans l'espoir de séduire. Et pas qu'à cause de l'ail...
vendredi 18 novembre 2005
Les muffins aux carottes
Encore une recette compliquée, mais sous ma guidance éclairée, je vous assure que ça passe tout seul. L'idéal est de faire ça quand on est obligé de rester à proximité de la cuisine. Par exemple, quand on fait bouillir des saucisses, ça prend du temps mais pas de concentration. On peut donc se concentrer sur nos muffins, tout en étant à l'affût si jamais la bouillasse de la saucisse déborde et que ça fait «pschchchchiiiiiiiit».
Je crois que j'ai trouvé cette recette (celle des muffins, pas de la saucisse) dans une fiche-santé contre le cancer ou les maladies du coeur ou de la vache folle, ou quelque chose comme ça. C'est pour ça qu'il n'y a pas de beurre. Mais c'est pas grave parce que ça goûte bon.
Voici ce dont on a besoin :
Farine, cassonade, canelle, poudre à pâte, bicarbonate de soude, sel, muscade, compote de pommes non sucrée, carottes, noix, huile végétale, oeufs, ainsi qu'un moule à muffins.
On procède dans deux bols. On fait donc deux mélanges et on mélange ensemble les deux mélanges. Simple comme principe, non?
- 2 tasses de farine
- 1 tasse de cassonade
- 2 cuillères à thé de canelle
- 1 cuillère à thé de bicarbonate de soude
- 1 cuillère à thé de poudre à pâte
- 1/2 cuillère à thé de sel
- 1/2 cuillère à thé de muscade
On mélange le tout. Puis on laisse ça là, et on procède au 2e mélange, dans un autre bol.
- 1 tasse de compote de pomme non sucrée
- 2 tasses 1/4 de carottes râpées grossièrement (environ 3 grosses carottes)
- 1/2 tasse d'amandes ou de noix hachées
- 1/4 de tasse d'huile végétale
- 2 oeufs
Attention quand on râpe les carottes! C'était bien écrit : «grossièrement»! J'ai donc procédé avec ma machine, que j'ai opérée en utilisant quelques jurons grossiers de mon répertoire. C'est vrai que ça va mieux comme ça! On donne vraiment des bons trucs dans les fiches-santé!
Maintenant qu'on a fait les deux mélanges, on mélange chacun des mélanges, puis on les mélange ensemble, dans le bol le plus grand. Sinon, ça déborde. C'est le principe des vases communiquants. Ou bien la seconde loi de la thermodynamique??? Peu importe, mais c'est véridique, car je l'ai appris à l'école de la Vie. Comme quoi ils ne disent pas tout dans les fiches-santé. Faut se fier sur notre Expérience...
Ici, nos deux mélanges mélangés, chacun de leur côté.
Attention, on les mélange maintenant ensemble!!! Suivez moi bien!!!
Voilàààà...
Il ne reste plus qu'à graisser le moule (là on peut y donner la go dans le beurre si on le désire, ou la graisse, ou la margarine, ou des ti-papiers, mais si on met des ti-papiers, faudrait pas les manger).
On remplit ensuite les trous du moule...
Et on fait cuire à 375°F (voir la table de conversion dans mes liens à côté) pendant 25 minutes. Le cure-dent, c'est pour vérifier que c'est bien cuit. Oui, c'est cuit.
Et maintenant, le test suprêêêême... Vous voulez une bouchée??? Et ça se congèle et ça reste moelleux bien bien longtemps grâce au super truc de la compote de pomme! Admirez aussi la petite décoration de carottes râpées que j'avais mis sur le dessus du muffin pour faire joli. Et puis parce que j'avais râpé trop de carottes.
Écoutons les commentaires des consommateurs satisfaits (faut peser sur le piton «commentaires»):
mardi 15 novembre 2005
Le hamburger
Pour faire suite à la boulette (de steak haché), je vous présente maintenant le HAMBURGER!!!
Nous avançons à grands pas dans la gastronomie raffinée. (C'est quand même une coche plus haut que les binnes, non???)
Nous allons donc sortir l'une des boulettes que nous avions congelées auparavent, et voici ce dont nous aurons besoin :
De gauche à droite, en avant : oignon, boulette, fromage en tranche processé artificiellement et mis en plastoc pour faire plus Tricatel, tomate du jardin naturellemenet bio pour compenser le chimique du fromage, pain hamburger, appelé aussi «bun» par les Français, toujours pointilleux sur leur langue.
Debout en arrière : mayonnaise faite maison dont je vous ai donné la recette, relish, cornichons.
Une feuille de laitue si vous avez, moi je n'ai plus depuis que la neige a recouvert mon petit jardinet.
Maintenant que les présentations sont faites, place à l'Action!
- On fait cuire dans une poêle la boulette et le pain, ouvert, face contre terre. On retourne le pain quand il est un peu cuit, puis on y dépose le fromage, replié pour ne pas qu'il dépasse et fonde dans la poêle en salopant tout.
- Ici, attention, ça demande de la dextérité! On envoie le côté chaud et cuit de la boulette face contre le fromage, et on revire le tout pour continuer à faire cuire le côté pas cuit de la boulette! Et.... HOP!
- Le dessus du pain étant cuit, nous le sortons de la poêle pour commencer à le garnir pendant que la boulette continue de cuire, réduisant du coup le risque de la maladie de la vache folle, de la grippe aviaire, du légionnaire, du Marine américain, du rhume des foins et des acariens fous.
- On garnit donc d'une couche épaisse de mayonnaise, de relish, d'oignons (voir photo ci-haut) puis on continue (j'avais juste arrêté pour prendre la photo car les oignons faisaient un effet rigolo) du même souffle pour embarquer les tomates et les cornichons. J'aurais bien aimé ajouter une feuille de laitue mais je n'en avais pas et le village est à 3 km.
- La boulette ayant terminé sa cuisson, nous pouvons procéder à l'apothéose de notre recette! L'assemblage final, qui va donner une finition sans pareille à notre bouffe!

En moins de temps qu'il n'en faut pour faire la queue au MacDo, nous avons un délicieux hamburger dans notre assiette!!!
Écoutons les commentaires des consommateurs satisfaits : (faut peser sur le piton des commentaires!)
lundi 14 novembre 2005
Le carré aux rice krispies
Je sais, j'avais déjà présenté cette recette dans mon blogue de niaiseries. Mais pour la cohérence de ce blogue-livre de recette, il fallait bien que je la repasse ici. J'avais intitulé le post «le carré aux rice krispies sous toutes ses coutures», pour attirer subtilement la communauté des brodeuses. Ça n'a pas raté, elles ont toutes pensé que c'était un patch de rice krispies et son venues voir comment je faisais... pour la peine, j'ai été obligée de sortir mes aiguilles et de faire vraiment un post sur mes talents de couturière. Voilà pour la mise en situation pas rap. Et maintenant...
...pour le plus grand bonheur de ceux qui cherchent sur google «carré aux rice krispies», voici donc de nouveau, dans la catégorie «dessert de bûcheron», le
CARRÉ AUX RICE KRISPIES!
Ingrédients et équipement :
- Grande casserole : chacun sait maintenant que je n'en ai qu'une, alors c'est celle-là qu'on va prendre.
- Moule carré (sinon c'est pas un carré aux rice krispies)
- Rice Krispies ou toute autre céréale imitant le rice krispies : ça s'appelle alors «riz soufflé». En France, cette céréale s'appelle «Rice Pop» je crois. Les critières : la céréale est de forme oblongue, pâlotte et pas sucrée. Oubliez les céréales Tintin, c'est pas ça.
Guimauve : en anglais c'est «marshmallows» et en français
de France, c'est «Chamallo». J'ai toujours cru, en entendant mes neveux
et nièces françaises, qu'il ne s'agissait que d'une déformation
enfantine du mot «marshmallow». Après tout, dans mon enfance, nous
avions bien déformé le mot «tarte au mince-meat» pour «tarte au mimi»
et «teeter-tawter» pour «tatateur» (voir la photo à droite)! Mais quand
des ADULTES parlent comme ça, euh...
Bref, pour les Français, cherchez «Chamallo» sur le sac. mmmmppphhhfffhouhahahahaha!!! hum...excusez-la...
- Beurre : en France, ça s'appelle «beurre demi-sel». Pas «beurre». Sinon c'est du «beurre doux». C'est d'ailleurs pour ça que les Français mettent une si grande quantité de beurre sur leurs toasts (rôties) le matin : sinon ça ne goûte rien.
Beurre de pinotte (facultatif) : (c'est un ajout personnel, que j'avais piqué au chef cook du
Pétrel, petit navire océanographique sur lequel j'avais passé quelques
étés...) Allergiques s'abstenir. Ci-contre, le
Pétrel V...
Je sais que je ne mets pas grand photos de bouffe dans ce post à date,
mais je fais ce que je veux alors admirez en
silence mes photos de bateaux et de tatateurs.
On va quand même passer à la recette, si on veut finir...
Procédure :
- Donc, dans une grande casserole, on fait fondre 1/4 de livre de beurre (ou 1/2 tasse) héhéhé, permettez-moi de me marrer en pensant à tous les lecteurs européens qui ne sauront pas combien mettre de grammes. Zavez qu'à chercher sur internet! Gniarf, gniarf, gniarf! On peut aussi remplacer jusqu'à la moitié de la quantité de beurre par du beurre de pinottes.
Puis, on fait fondre 40 grosses guimauves dans le beurre fondu. Feu DOUX! Et brassez souvent! Sinon, ça colle au fond... Cette fois, je veux bien être magnanime et révéler qu'il s'agit de 250 gr de guimauves. D'ailleurs même au Québec, c'est écrit sur le sac. Si on prend des petites guimauves, ça fond plus vite. Et je ne sais pas combien il y a de petites guimauves dans une grosse guimauve, mais commencer à compter 80 petites guimauves, c'est au-dessus de mes forces (et non de mes capacités!). Attention aux sacs de 400 gr! C'est 150 gr de trop! Ou 24 grosses guimauves de trop. J'ai fait le calcul. Pour prouver mes capacités mathématiques. Pour ceux qui commençaient à en douter...
- Bref, fondre tout ça jusqu'à obtention d'une pâte gluante et collante.
- Quand tout est bien fondu, on peut retirer du feu et on verse 6 tasses (héhéhé)...
(ici, un contenant de deux tasses et un contenant de 4 tasses. 2 + 4 = 6. CQFD.)... de rice krispies dedans, peu à peu, en brassant jusqu'à obtention d'une pâte gluante et collante avec des mottons dedans.
- Il n'y a plus qu'à verser dans un moule carré (sinon ça s'appellerait autre chose qu'un carré aux rice krispies).
- Et maintenant LE TRUC!!! Pour bien éfouérer la pâte (collante et gluante avec mottons) dans le fond du moule et en faire une belle masse compacte, il faut MOUILLER la fourchette qu'on utilise.
On la mouille dans l'eau froide et chaque fois que ça menace
de coller après la fourchette, on remouille!
Quand tout est bien éfouéré...
- ...on met au frigo pendant euh... jusqu'à ce que ce soit dur, compact et massif. Ensuite on coupe en carrés, pour encore plus justifier le nom de la recette. Mais ce peut être des parallépipèdes, des trapèzes, des hexagones ou toute autre forme, selon votre fantaisie.
Cette recette-éclair vous enchantera : le temps de préparation est de 15 minutes. C'est tout de même pas ma faute si vous perdez 20 minutes à lire mes niaiseries sur les blogues au lieu de vous mettre à l'ouvrage!!!
À partir de la recette de base, on peut faire de jolies choses, surtout dans le temps de Noël ... J'avais été inspirée par une jolie vitrine d'un chocolatier à Paris : il avait monté un sapin de Noël en chocolat de un mètre de haut.
Je me suis dit «facile!» et j'ai entrepris de fabriquer des pétales de différentes grosseurs en carrés aux rice krispies, de les laisser refroidir, de les monter en forme d'arbre, de couler du chocolat fondu dessus, puis de saupoudrer de sucre en poudre (sucre glace pour les Français). Voyez plutôt le résultat (modeste, de 20 cm de haut):
La ressemblance est frappante, mais pas avec le sapin de Noël du chocolatier...
dimanche 13 novembre 2005
Les côllinnes de binne de bonnes binnes
Après avoir vu comment certaines gastronomes trippent sur les vulgaires binnes, en canne qui plus est, pourquoi me gênerais-je pour vous faire part de ma recette de BINNES!
Voici ce qu'il vous faut :
Vous commencez la veille, vous préparez le matin, vous faites cuire dans la journée, et vous dégustez pour le souper. Vous pouvez en faire une grande quantité, ça se congèle bien.
Ingrédients :
- Les binnes : ce sont des haricots blancs secs. Au Québec, tout bon sac de binnes (sauf celles vendues en vrac) montre une recette. Celle que j'ai choisie est sucrée et juteuse comme je les aime. Et je mets un peu tout au pif, comme d'habitude. 500 gr environ.
- Cassonade : le sucre brun brut, mais pas la
petite horreur qu'on trouve en France : la Vraie cassonade. Ils disent
1/4 de tasse, mais j'en mets au moins le double. Bref, vous en mettez
en masse! Supertoinette décrit la cassonade ainsi : «Sucre extrait directement du jus de la canne à sucre. La couleur brune et le léger goût de rhum de ces petits cristaux irréguliers, sont dus aux résidus de gomme et de cire. C'est le sucre de canne roux cristallisé. La cassonade raffinée donne du sucre de canne blanc.»
Je ne sais pas de quelle cassonade elle parle, car je n'ai pas trouvé
que ce qui portait le nom de cassonade en France était MA cassonade.
Pas plus que la vergeoise, d'ailleurs... Mais pour les besoins de cette
recette, ça doit faire pareil, après tout, c'est juste des grosses
binnes de bûcheron...
- Mélasse : je ne sais pas si en France il y en a,
sinon il va aussi falloir que j'en importe pour mon prochain voyage.
Ils disent 1/2 tasse, mais voir ci-haut, moi j'abuse un peu. Voyons ce que dit supertoinette de la mélasse : «Sous-produit que l'on ne peut cristalliser
de la fabrication du sucre de canne ou de betterave, qui est visqueux
très épais et dense. Lorsque le jus sucré a été concentré plusieurs
fois pour en cristalliser le sucre, séparé de ce dernier de la mélasse
qui contient encore environ 50% de sucre, de l'eau, des sels minéraux et des matières azotées. Seule la mélasse de canne dite "mélasse noire" est vendue au détail.»
Dit comme ça, ce n'est pas très appétissant, mais c'est pas si mal, je vous jure. - Moutarde sèche : 1 cuillèrée à thé.
- Oignons : deux ou trois, mettons.
- Lard salé : 250gr je dirais, mais c'est au goût. Une fois j'en ai trop mis, c'était salé dégueulasse. Depuis, je me modère un peu.
- Ketchup (facultatif) : j'en ai profité pour vider et rincer mon reste de pot. Puisqu'on recouvre le tout d'eau, on n'est pas regardant sur l'eau qu'on met dans la mixture. On peut même rincer notre bol et le vider dans la terrine. Sans savon à vaisselle, toutefois.
- Du sel. (mais attention, le lard est déjà salé...)
Procédure en trois étapes temporelles, échelonnées sur 24 heures :
Le soir avant de se coucher : (5 minutes de boulot)
- Faire tremper une livre de binnes (environ 0,5 kg) dans de l'eau toute la nuit. On les recouvre d'eau pusi on ne s'en occupe plus. On met de l'eau en masse car les binnes vont gonfler un peu.
Le lendemain matin : (le gros de l'ouvrage se fait là...)
- On fait bouillir les binnes dans la même eau que l'eau de trempage, pendant 15 à 30 minutes. On voit que ça fait un peu de broue. Pas grave.
Par
contre, ce qui est plus grave, c'est que ma jolie mitaine de four,
cadeau de mon frérôt, a failli passer au feu car, trop occupée à
prendre des photos pour le blogue, je n'ai pas remarqué qu'elle était
directement sur le rond allumé du poêle. Donc, un peu de concentration
je vous prie...
- Pendant que ça bouille, on prépare notre préparation... (comme c'est bien dit!)
Cette préparation consiste à fourrer tout ce que j'ai énuméré plus haut dans un bol (sauf les binnes qui sont en train de bouillir, les oignons qui vont être coupés en morceaux et mis dans le fond de la terrine, et le lard salé qu'il va aussi falloir ébouillanter avant de jeter dans la terrine).
Remarquez combien j'utilise à bon escient et me gargarise, même, avec le terme «terrine» que j'ai appris en lisant Mercotte et sa confiture de tomates vertes. Je me plaignais de ne pas savoir ce que c'est. Je ne le sais pas plus mais pourquoi ne pas baptiser mon vieux pot à binnes de ce nom. Ça paraît bien.
Donc, la mixture :
Vous remarquerez que tout est mis au pif. Ça va faire bon pareil.
- On met les oignons coupés dans le fond de la terrine, on mets les binnes qui ont bouilli avec leur eau dans la terrine, on met la mixture ci-haut dans la terrine (on peut rincer le bol et le revider dans la terrine puisqu'il faut recouvrir d'eau tout ça) et on met aussi (dans la terrine) le lard en morceaux qui a ébouillanté.

Oups, c'est flou! (Je tremble d'émotion, c'est pour ça)
Puis on mélange et on met au four pendant 7 à 8 heures à feu très doux (250°F donc à vous de faire la conversion)...
Elle est belle, non, ma terrine? Je l'ai trouvée dans le fond d'une armoire quand j'ai acheté la maison il y a 20 ans... C'est certainement une antiquité!
3e étape temporelle : le manger!!!
Normalement, il est un peu tôt dans l'après-midi quand c'est prêt, mais puisque les odeurs sont si irrésistibles, vous ne pourrez pas vous empêcher d'en prendre une grande bolée. Attention! En trop grande quantité, les binnes ont le même effet que les topinambours en excès ou bien que la soupe aux choux. Vous pourrez appeler les extra-terrestes!
vendredi 11 novembre 2005
Le pâté au poulet
Aaaaaaah! Un autre de mes classiques!

Le secret est dans la pâte...
Et dans la sauce.
Mais aussi dans la garniture.
Ça tombe bien, je vais vous révéler les trois!!!
La garniture : Oui, on commence par la garniture, car la pâte, ce n'est pas très long. Et le temps de confection de celle-ci correspond justement au temps que met le four à atteindre sa température, soit 400°F (les Français, veuillez consulter la page de conversion du chef Simon, dont le lien est donné ci-contre dans mon «sidebar»).
- Le poulet! (bin oui, on l'aura deviné). Il faut le faire cuire. Le meilleur rapport quantité-prix est dans le haut de cuisse. En plus, il y a souvent un croupion, ma partie préférée.
Bien
sûr, tant qu'à faire cuire du poulet, on peut en manger un morceau
comme repas. On garde le reste pour le pâté. Avec le bouillon, la peau,
le gras, tout va servir. Et puis c'est plus facile à désosser quand
c'est froid. On va donc couper ce qui reste en petits cubes, et on
réserve (ouaaaa, je sors mes termes spécialisés, c'est beau la
fréquentation des blogs culinaires!!!) la sauce et les ognions.
- Maintenant, les légumes. Des carottes coupées en cube, des petits pois. Si les cubes de carottes sont assez petits, ils vont cuire avec le pâté. Sinon, mieux vaut les pré-cuire au micro-ondes. Ou bien prendre de la macédoine congelée.
- On va mettre tout ça dans le fond d'un plat qui va au four. Le poulet coupé, les légumes coupés et la sauce par-dessus.
La sauce :
On prépare une béchamelle (ou une béchamel, ou un béchameau) selon la méthode de mon dernier post (ou selon les conseils de mes commentateurs...) et on y ajoute tous les grééments de poulet (sauce figée, ognions...) qu'on avait réservés un peu plus haut. En espérant que le chat n'ait pas sauté dedans.
La pâte : on peut déjà préchauffer le four à 400°F pendant qu'on prépare ça.
Ingrédients
- 1 tasse de farine
- 1/3 tasse de lait
- 2 cuillèrées à thé de poudre à pâte (ou de bicarbonate de soude, ou de levure chimique pour les Français)
- 1/4 tasse de graisse.
Apparté concernant la graisse : Ça peut
être du shortening, du crisco, du végétal, du animal, peu importe. Du
moment que c'est gras et blanc.
Souvent,
sous le rabat de la boîte de 1 livre, il y a une échelle pour mesurer
les volumes. Bien utile pour éviter de salir notre matriochka de 1/4 de
tasse. Est-ce que ça fonctionne? C'est ce que je me propose de tester.
Je me sacrifie pour tout dégueulasser ma tasse à mesurer.
Et
bien voilà, la preuve est faite : la quantité suggérée déborde
largement le quart de tasse que j'ai utilisé. Ce qui confirme mon
intuition : vaut mieux mettre la graisse au pif, c'est plus précis que
sur le couvercle de la boîte, et on n'a pas besoin de laver la tasse à
mesurer ensuite...
Procédure :
- Dans un bol, on mélange à la fourchette la graisse et la farine+ poudre à pâte. On ajoute le lait et ça donne ça :
On fait une boule avec les mains et on roule dans la farine. On éfouére au rouleau jusqu'à ce que ça devienne du même diamètre que le plat.
Ici, la petite «twist» pour installer la pâte (oui, bon je sais, c'est niaiseux, tout le monde sait ça, mais n'oubliez pas que je cuisine pour les nuls.) Eeeet... HOP!
Vu
que c'est genre pâte à biscuit, c'est pas grave si c'est épais, c'est
même meilleur. On peut badigeonner de lait le dessus de la pâte, mais
ça dore quand même si on ne le fait pas. Ici, je l'ai fait juste pour
vous faire plaisir. Et puis parce que tant qu'à faire, j'avais déjà mon
1/4 de tasse tout dégoulnasse à laver alors pourquoi pas le petit
pinceau.
Il ne reste plus qu'à mettre au four pendant 20 minutes!!!
Et... magie! voilà un repas tout prêt à déguster!
jeudi 10 novembre 2005
La béchamelle
Dans la fabrication de la tartine aux champignons, j'ai omis de vous parler de la préparation d'un ingrédient essentiel : la béchamelle!
Celle-ci sera d'ailleurs utile pour d'autres recettes, telles le célèbre pâté au poulet. (Il n'est pas encore célèbre, mais ça s'en vient).
Ingrédients (dans l'ordre d'apparition):
- beurre
- farine
- lait
Procédure :
- Dans une poêle quelconque (ici, vous pouvez voir que moi j'ai utilisé la poêle «t'es folle» à-rond-indicateur-de-chaleur-dans-le-milieu-pour-ceux-qui-sont-trop-crétins pour-savoir-qu'une-poêle-sur-le-feu- c'est-chaud), on fait fondre une motte de beurre. Salé, le beurre. Et on met aussi un peu de farine.
- On mélange le beurre fondu et la farine (à feu doux, faut pas que ça fasse du beurre noir), et ça va donner une pâte immonde qui ressemble à ça :
- On ajoute du lait pour tenter de délayer tout ça.

(Ici vous pouvez voir que j'ai une pinte traditionnelle, pas la fameuse
poche de lait. C'est qu'avec les poches de lait, je dois acheter à coup
de 4 litres, et des fois, quand j'achète au village, les 4 litres
deviennent caîllés trop vite... Ceci dit, je fais ce que je veux et
cessez de me tanner avec vos questions oiseuses.)
- Et on brasse. Ici je cite le fameux Chef Groleau, que j'avais cité précédemment par ailleurs : «Mélangez le tout uniformément, pour que ce soye mou uniformément, c'est pas grave si ça fait des mottons, passque c'est les mottons qui goûtent le plusse bon»
Voilà, c'est fait! Maintenant, si vous en voulez une plus grande quantité, vous ajoutez du lait, tout en continuant à chauffer à feu doux et en brassant les mottons, et quand ça épaissit de nouveau, vous rajoutez du lait etc...
Vient
ensuite (facultatif et variable selon l'utilisation à faire de la
béchamelle) l'assaisonnement, que l'on jette dans la mixture...
Du thym frais? Des herbes salées du bas-du-fleuve? De l'herbe à chat?

À venir... le pâté au poulet!
mardi 8 novembre 2005
La tartine aux champignons
Je déteste les champignons!
J'avais invité une copine à manger de la pizza. Elle adore les champignons. Elle a donc apporté ses propres champignons pour garnir sa demi-pizza. Mais elle a oublié de ramener le reste chez elle. Me voilà donc aux prises avec un panier de champignons aborrhés dans mon frigo. Puisque je n'aime pas jeter, je vais me forcer. Avec un peu de sauce, ça ne doit pas être si mauvais.
Je me mets donc en devoir de me préparer une jolie recette apétissante pour passer les restes.
Quelques jours plus tard, la copine en question m'invite à souper. Elle avait naturellement des champignons dans son frigo.
J'ai donc refait pour elle ma super recette de tartine aux champignons!
Procédure :
- On fait griller les champigons à la poêle.
- On retire du feu et on reprend la même poêle (pour garder le goût et pour faire moins de vaisselle à faire après) pour préparer... une béchamelle!
Ici, j'arrête tout de suite tous les Chef Simon, Daniel Pinard, et autres Soeur Angèle ou maman Dion qui seraient tentés de venir me vilipender du haut de leur savoir culinaire pour me dire que la béchamelle c'est tout un art et que c'est pas supposé faire des mottons, comme on peut voir sur la photo ci-haut.
À tous ces détracteurs, je répondrai, comme le Chef Groleau, : «C'est pas
grave si ça fait des mottons, passque c'est les mottons qui goûtent le
plusse bon!» (Cliquez sur le lien pour avoir les paroles complètes de la chanson du crastillon!).
Continuons.
- Donc, après avoir bien écrapouti tous les mottons, on y rajoute nos champignons. On peut aussi mettre des fines herbes de jardin, pour faire un peu plus pro (basilic, thym, ciboulette, persil, herbe à chat...)
- Il ne reste plus qu'à mettre la mixture obtenue sur une tranche de pain, et tant qu'à faire (c'est à partir d'ici que deux têtes valaient mieux qu'une puisque la copine m'a suggéré ces améliorations) mettons-y quelques feuilles d'épinard, et rien n'est trop beau, du fromage-qui-fond râpé!
- On envoie le tout au four pour faire un peu griller...
Et c'est finalement très bon, même si on déteste les champignons!!!



























Et hop!

















moutarde sèche
un peu de sel
de la cassonade
de la mélasse
du ketchup































