Poêle au nez!

...Ou poêle occulte, c'est selon. La cuisine pour les nuls, par une nulle! Manuel illustré de la petite recette facile.

mardi 24 janvier 2006

Garnissons notre tarte!

Voici enfin la rubrique qui vous permettra de garnir votre délicieuse croûte de tarte!

Nous allons faire une garniture aux framboises, parce que j'ai une tonne de framboises dans mon congélateur. Je les avais ramassées cet été dans mon terrain en friches où les framboisiers poussent comme de la mauvaise herbe.

En décongelant, les framboises donnent de l'eau. Et deviennent plus amères. J'ignore l'explication du phénomène, mais mes belles framboises si sucrées cet été ont perdu leur sucre!!!

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D'abord, on va s'occuper de l'eau. On veut une tarte qui se tient, pas une mollasse qui coule partout. On va donc épaissir avec un peu de fécule de maïs. Ça ressemble à ça, et je crois que c'est l'équivalent du Maïzena en France.

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On doit délayer une ou deux cuillères à thé dans le jus.
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Ça fait un peu rose mais la couleur va revenir à la normale, ne vous en faites pas.

Maintenant, il faut sucrer. Pour ne pas gaspiller mon sirop d'érable, mais pour faire plus original que du sucre ordinaire, et aussi un peu pour embêter les Français qui mettent plein d'éléments que je ne connais pas dans leurs recettes, je mets du sirop de maïs.

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J'en ai mis presque une tasse, mais j'aurais pu en mettre encore plus... (On dirait que les framboises sont un trou noir à sucre, il n'y en a jamais trop! La prochaine fois je ferai une tarte aux pommes!)
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Quand notre fond de tarte est pré-cuit, on verse d'abord les framboises, puis la mixture rose. (Ne pas confondre les deux photos!)
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En cuisant, le fécule de maïs va faire épaissir tout le sirop et on aura quelque chose qui se tient!

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Si ce n'est pas encore assez sucré, on peut toujours saupoudrer du sucre dessus, et noyer dans la crèèèème!!!

 

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dimanche 22 janvier 2006

Le secret de la pâte à tarte la plus simple et la meilleure du monde

La pâte à tarte la meilleure au monde est celle de ma grand-maman, qui m'a transmis son secret et que je vais partager avec vous. Mais c'est bien parce que je n'ai pas de petite-fille avec qui la partager car cette recette ne se transmet que de bouche de mère-grand à panier de petit chaperon rouge.

Donc voici le Secret :

D'abord l'incantation magique : «Ôôôô graisse farine».

Oui, car ce sont là les seuls ingrédients.

Eau, graisse, farine.
Proportions : 1-2-4.

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Voilà tout est dit.
Tout?
Non, car il y a encore moyen de la rater.

Il existe un truc.
Je vais vous le dire, au cas où vous m'inviteriez chez vous et m'infligeriez votre infâme pâte à tarte épaisse et solide comme une feuille de gyprock. Non, ce n'est pas de là que vient le terme «feuilleté».

Car pour une pâte vraiment feuilletée, le truc, c'est NE PAS TRIPOTER LA PÂTE!!!

Contrairement au pain, qui demande à être malaxé, pétri, pogné, trituré, la pâte à tarte ne supporte que le contact de la fourchette pour la brasser, et celui du rouleau pour l'éfouérer. Ça ne veut pas dire de ne pas se laver les mains avant de procéder à la recette.

Voici donc la procédure facile :

  • 06_01_19_glace_002Dans un grand bol, une tasse d'eau (quand je dis une tasse, ça peut être n'importe quelle mesure de volume), deux tasses de graisse et trois tasses de farine. Ici, j'avais dit 4 au début mais c'est parce qu'on ne met que 3 tasses au début, puis la 4e tasse sera intégrée lors de l'éfouérage au rouleau à pâte. La graisse, c'est de la graisse végétale ou animale, peu importe, du Crisco ou du saindoux, on s'en fout. (Pour la photo, j'ai fait 1/2 recette)
  • On mélange à la fourchette pour faire une pâte.

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  • On prend une petite boule avec nos mains (je vous l'avais bien dit de laver vos mains!!!) et on la roule dans la farine dont on a saupoudré la table. Bin épais, la farine, mettez-en, c'est pas d'l'onguent. C'est d'ailleurs là qu'on compense pour la tasse de farine qu'on n'avait pas mise au début.

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  • Avec le rouleau, on commence à rouler. On retourne souvent pour bien faire rentrer la farine et pour ne pas que ça colle sur la table. Ce sera de plus en plus délicat à retourner, à mesure que ça s'amincit. On peut aussi juste la décoller et s'assurer qu'elle glisse sur la table.

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  • Un trou dedans? Pas grave, on recolle et on continue. Quand ce sera cuit, les trous vont ressembler à du feuilleté alors pourquoi se forcer?

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  • 06_01_19_glace_018Quand elle est au bon diamètre pour notre assiette à tarte, on la plie en deux, puis en quatre, puis on la redéplie dans l'assiette. Ça va refouler à la cuisson alors on ne se gêne pas pour en mettre sur les bords.

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Non mais vous avez vu ça??? Quelle dextérité!!!

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On prépare autant de dessous de tartes qu'on peut, en gardant en tête qu'il faudra mettre un dessus sur quelques unes de ces tartes. Avec 1/2 recette, je peux faire 2 1/2 petites tartes (la 1/2 ce sera pour un fond de quiche). D'ailleurs on peut mettre au congélateur nos bouboules pour une tarte, dans une poche de lait vide, par exemple...

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Second truc : avant de mettre la garniture, faire cuire pendant 10 minutes la pâte du dessous. Comme ça on s'assure qu'elle restera croustillante et feuilletée même après y avoir mis de la garniture plus ou moins liquide. Même principe quand on fait une quiche. (J'ai pas dit «quiche Lorraine» alors les puristes Français, on se retient et on se la ferme!)

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Ah! Il faut faire des petits trous dans la pâte avant de la mettre au four sinon ça gonfle au milieu et ya plus de place pour mettre le stock dedans.

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On la met au four à 400°F pendant euh... environ 30 minutes, je pense (zavez qu'à la surveiller!). Mais pour obtenir un beau fini brun brillant, on triche un peu : on badigeonne le dessus de la tarte avec du lait ou du blanc d'oeuf. Ensuite on fait les trous requis. Puis hop, au four.

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Cette pâte à tarte est si feuilletée que l'on peut rater l'apparence des dessus de tarte, c'est pas grave, et s'il reste quelque chose dans l'assiette, ce ne sera pas de la croute, c'est garanti!!!

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Dans la prochaine leçon, on apprendra à faire de la garniture!

Posté par coyotedesneiges à 21:25 - Recette simple - Commentaires [17] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

samedi 14 janvier 2006

Le saucisson de chocolat

Encore une idée copiée!

Je l'ai trouvée ici, chez Omelette, qui elle-même l'avait prise d'ailleurs.

Évidemment, je n'arrivais pas à comprendre les instructions, mais n'écoutant que mon courage, je me lançai!

Ingrédients :

  • 200g de chocolat
  • 100g de beurre
  • 50g de sucre glace
  • 1 oeuf
  • 10 cubes de guimauve
  • 150g de sablés

À priori, rien de bien compliqué... Sauf que je suis restée perplexe pendant 15 minutes à me demander si le sucre glace était le sucre en poudre ou le sucre ordinaire en cristaux. Un petit tour dans les réserves de Belle-Mama m'a fait comprendre que le sucre en poudre français est le sucre en cristaux, d'où ma confusion. J'ai donc opté pour un pot de sucre en poudre, trouvé dans le fond de l'armoire, et qui devait dater de 1997.

J'ai sorti la balance, comme il se doit (maintenant j'ai l'habitude), et j'ai trouvé des biscuits secs, appelés «sablés» ici. À Rome faisons comme les Romains, j'ai aussi pris du beurre doux. Pour la guimauve, je suis rusée. Après avoir lu les commentaires dans les recettes, j'ai vu que tout le monde avait bien des difficultés à couper les morceaux de guimauve (chamallo pour les Français), alors moi j'ai pris des guimauves miniatures, déjà au bon format (préalablement importées du Québec, au cas où)!

Voici donc les ingrédients rassemblés :

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Les instructions, maintenant!

  • Faire fondre le chocolat et le beurre au bain marie jusqu'à consistance lisse.
  • Hors du feu : ajouter le sucre et l'oeuf et bien brasser.
  • Ajouter les biscuits écrasés ainsi que les morceaux de guimauve en dés.
  • Verser sur un cellophane, et rouler en saucisson.
  • Mettre 5 heures au frigo.
  • Avant de servir, rouler dans du sucre glace.

Oooooh que ça semble simple!

Déjà, j'ai un peu de mal avec la technique du bain marie. Je mets une casserolle dans une autre casserolle qui contient de l'eau qui bout. La petite casserolle ne tient pas droite, mais ça fait l'affaire quand même.

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Ensuite, le sucre glace (cru 1997) était muni d'un couvercle à trous. À ce rythme, je n'allais pas avoir mes 50g avant la nuit! J'ai donc arraché le couvercle à trous.
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Je jette mes 50g dans le chocolat-beurre (en pâte lisse) que j'ai mis hors du feu. Je brasse.
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L'oeuf. Je fais vite car le chocolat est chaud et j'ai peur que l'oeuf ne cuise avant que je n'aie eu le temps de brasser (après avoir pris la photo, bien sûr).
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Pour les biscuits secs, les grands moyens! On éfouére au rouleau à pâte direct sur la table!

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Puis on introduit dans la casserolle, en essayant de ne pas en foutre partout.

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La pâte commence à avoir une texture grumeleuse.
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Je prépare mon cello. Le cello, c'est quoi? Du Saran-Wrap ou bien du papier ciré??? Pas de chance à prendre, je mets les deux. J'ai un peu peur que le saran ne fonde au contact du chocolat chaud, et puis c'est encore bien liquide, cette pâte... Ça va s'abandonner avant que je n'aie eu la chance de le rouler en saucisson...
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Dernière étape, j'ajoute mes morceaux de guimauve dans la pâte, en espérant qu'ils ne fondent pas.
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Non, ça ne fond pas. Mais c'est encore un peu liquide...
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Allez, tant pis, je verse sur mon cello-ciré. Oh, la bouse!!!
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Comment rouler ça??? J'y vais en attapant les bords du saran et en tortillant les coins. L'excédent coule sur le papier ciré. C'est pas grave, je vais lécher tout ça tout à l'heure.
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Mais c'est encore bien liquide. Je vais le mettre au congélo pour que ça durcisse plus vite, coincé entre deux objets, pour que ça reste en une forme à peu près cylindrique.
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Enfin, ça vient à durcir assez, je peux corriger la forme un peu.
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Ouais... pour l'apparance saucisson, on ne peut pas dire que c'est très fidèle... Mais en coupant des tranches, c'est déjà un peu mieux. Quoique mes morceaux de guimauve sont peut être un peu gros encore.
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Et en roulant dans le sucre glace, c'est encore plus ressemblant. Surtout pas de flash.
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Quelqu'un saurait faire une patate en chocolat???

(Cette dernière boutade ne saurait être comprise que par les Québecois nés avant 1970...)

Posté par coyotedesneiges à 14:10 - Recette compliquée - Commentaires [12] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

mardi 10 janvier 2006

Le jus de gingembre

C'est en lisant un post dans «Le confit, c'est pas gras!» que j'ai trouvé un autre post, dans «Culinotest» cette fois-ci, auquel elle faisait référence: le jus de gingembre! C'était un vieux post du mois de mars 2005, que je n'avais pas vu.

Je vous encourage à aller le voir, pour ne pas qu'il soit perdu dans les archives du temps, puisque c'est un «must» pour tous ceux qui ont la crèèèève!

Naturellement, j'ai fait ma petite adaptation. Tout d'abord, j'ai imaginé, grâce à ma paresse légendaire, NE PAS ÉPLUCHER LE GINGEMBRE! Non mais c'est vrai, pourquoi se faire c... à éplucher du gingembre??? Il est très joli comme ça, tout propre, tout luisant...
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Mais il a bien fallu que je le râpe. Maligne, j'ai tout lu les 52 commentaires de l'article de Caroline dans ses culino-tests, donc, j'avais tout prévu. J'ai d'abord testé les petits trous de la râpe. Pas bon, ça s'est engorgé très vite. pas facile à râper, du gingembre!
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Puis, je suis passée aux gros trous de la râpe. Bin merde, pas plus facile! Qu'à cela ne tienne, je tente avec le presse-ail!
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Non, ce n'est pas mieux, ça s'éfouére dans le fond en faisant une ou deux gouttes de jus...
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Alors je reviens à la râpe à grands trous. J'aurais dû appeler Belle-Mama pour qu'elle vienne m'aider, mais elle était absente. Ce qui explique aussi que je n'aie pas pris le robot ou quelque autre gugusse électrique. Ils sont tous rangés en des endroits introuvables...

À force de taponner, je finis par trouver LE truc! Il faut râper dans le sens des fibres et ça va tout seul! On dirait du gruyère râpé tellement c'est parfait!
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C'est vrai que c'est pas évident de trouver le sens des fibres, ce qui fait qu'après le râpage, j'en ai foutu partout sur la table.
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On ramasse tout ça et on met dans de l'eau bouillante. J'ai mis environ 250g de gingembre pour 1,5 litre d'eau.

On retire la casserolle du feu et on laisse infuser au moins une heure. Je n'ai pas pris de chance, pour ne pas que les éléments volatils s'envolent, j'ai mis un couvercle...
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Au bout d'une heure, votre chéri devrait entrer dans la maison et s'écrier : «Mais qu'est-ce que tu fais??? J'ai les yeux qui piquent!» sinon c'est raté. Caroline avait raconté qu'elle avait hardiment pris une cuillèrée de mixture pour goûter les arômes délicats, et que la boucane lui a sorti par les oreilles. Une femme avertie en vaut deux, mais je n'ai pas pu résister au parfum de gingembre et j'ai goûté quand même. Juste un peu. La boucane m'a sorti par les oreilles.

Quand c'est chaud, c'est pire, paraît-il. En tous cas, ça fesse dans l'dash! Pas un microbe, pas un virus qui ne peut résister à ça! Pas sûre si vous pourrez y résister vous-même!

Quand c'est un peu tiédi, il faut passer au tamis pour enlever les mottons de gingembre, puis verser dans des bouteilles et mettre au frigo au moins 4 heures avant de déguster. Dilué, car c'est vraiment très très fort.

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On peut en mettre dans du punch pour faire croire que c'est alcoolisé et observer sur les convives l'effet placebo du simili-alcool... des heures de plaisir garanti!!!

Et voilà! Naturellement, dilué en concentrations homéopatiques, je ne crois pas que je puisse boire tout ça en 10 jours, durée théorique de conservation au frigo. Il me reste la possibilité de transvider dans des petites bouteilles de plastique et de congeler pour pouvoir déguster plus tard, l'été, mettons.

Ou d'en faire des popsicles...

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dimanche 8 janvier 2006

À la pêche aux moules moules moules...

Aujour'hui, on mange des moules! En réalité, c'était hier, mais pour vous qui lirez ceci, et qui suivrez scrupuleusement ma recette, ce sera aujourd'hui.

On commence par les gratter et les laver. Sinon ça fait plein de cochonneries dans le fond de la casserolle et notre sauce devient bouetteuse. C'est long à faire, une par une. Je suggère de laisser Belle-Mama et Beau-Papa le faire.
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Pendant ce temps, pour se déculpabiliser, on hache 2 grosses échalottes françaises (je précise car au Québec, les échalottes, ce sont les grandes tiges vertes. Mais ça doit être bon quand même, alors vous faites avec ce que vous avez).
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On fait revenir un peu ces échalottes dans le beurre. J'ai mis du beurre salé, mais à la réflexion, j'aurais pas dû. Les moules, c'est déjà salé...
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Pas trop grillées, les échalottes, moi je les ai trop faites griller, j'aurais pas dû. (Bien quoi? Je vous l'avais dit que j'étais nulle en cuisine!!!)

Ensuite, on jette les moules dans la casserolle d'un geste élégant. Autrement dit, on laisse faire Belle-Mama pendant qu'on prend des photos. (Dans la première photo, je n'ai pas pu cacher le fait que mes échalottes sont trop  grillées...)
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Pendant que Belle-Mama touille les moules, moi, à part prendre des photos, je sors la crème fraîche qui servira pour la sauce. Au Québec, on dit de la crème sûre, parce qu'on n'a pas peur des mots et qu'on appelle un chat un chat.
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Ensuite, il nous faut du vin. Ici, voyez une bouteille de Chateau La Touche Gros-Plant du Pays Nantais 1992, terroir privilégié sous fermentation naturelle.
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On verse un peu de vin dans la casserolle, pour souler les moules (celles qui ne sont pas déjà mortes, ça va sans dire).
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Ah? Vous avez remarqué que je n'ai pas pris le millésimé que je vous ai montré précédemment??? Bin non. J'ai jamais dit que c'est celle-là que j'allais mettre, je vous ai simplement montré la photo. J'ai utilisé la bouteille de piquette sans étiquette couleur jaune pisse foncé au goût très sucré qui était sur la table, en arrière plan de la photo du millésimé. Pas folle!!!

C'est le moment d'ajouter quelques pelletées de crème fraîche (ou sûre)...
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Puis on re-touille. Allez, Belle-Mama, du nerf!
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Enfin, quand les moules sont ouvertes, tout juste cuites, mais pas trop, on y jette du persil qu'on aura haché précédemment, on retouille, et c'est prêt, on sert.
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Avec un extra de crème fraîche... (oui, je sais, la photo est floue!)

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C'était bien, quoiqu'un peu salé...

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jeudi 5 janvier 2006

La tisane contre la crèèèèèève

Si vous avez la crèèèèèève, comme moi, vous aspirez certainement à en guérir. N'aspirez pas trop fort, vous allez vous mettre à tousser. (Ceux qui ont ri en lisant cette dernière boutade, sont ceux qui ont vraiment la crèèèève. Les autres, ils peuvent pas comprendre. En plus, ça fait mal quand on ri, alors je vais y aller doucement avec les boutades...)

Naturellement, une pléiade de commentateurs, anonymes ou pas, m'ont refilé leurs trucs. En voici un, venant de Shantti, digne de figurer dans un blogue culinaire, puisqu'il est à la fois délicieux, décoratif et amusant. (Pourquoi «amusant»? pour rien, c'est juste un terme de marketting, un peu comme «c'est fun»).

D'abord, il faut aller chercher du thym dans votre jardin. Je sais, nous sommes en janvier, mais si vous êtes en France, vous n'aurez pas à pelleter sous 4 pieds de neige pour retrouver votre thym, qui survivra sans problème aux hivers rigoureux de Paris. Hihihi.

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On en prend une bonne poignée.
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On fait bouillir dans un peu d'eau. Assez d'eau pour faire une tasse, tout de même.
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Pendant que ça bout, on va chercher un bout de citron dans le frigo. Ouais, magané, le citron, mais il fait encore du jus.
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Et du miel. Celui-là vient de Grèce.
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On éfouére le citron dans une tasse, avec une cuillèrée de miel.
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Quand l'eau du thym est devenue brune, c'est prêt.
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On verse dans la tasse. (Oui, j'aime ça prendre des photos!)
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On touille (on brasse, en québécois)...
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Et pour finir, on décore d'un petit brin de thym. Je ne sais pas si ça va guérir de la crèèèèève, mais c'est très bon!

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Dernière minute : une commentatrice éclairée me signale que pour garder les effets bénéfiques du thym, il faut simplement, après avoir jeté le thym dans l'eau bouillante, il faut rapidement couvrir pour éviter que les éléments volatils ne se barrent, et que 20 secondes suffit à les faire dégager. Inutile d'attendre que ça devienne couleur thé. Merci Shantti!
On trouve sur ce site des informations ainsi que quelques mises en garde concernant le thym, et sur cet autre site, encore des informations, cette fois sur l'huile de thym concentrée.

Ouais, bon. N'empêche que l'infusion de thym, avec du miel et du citron, c'est très très bon!

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mercredi 4 janvier 2006

Amuse-gueule

Pour le réveillon du nouvel an, j'avais promis à Belle-Mama de m'occuper des amuse-gueule. Je me voyais déjà, avec des blinis toastés à point, tartinant dans la bonne humeur et avec frénésie sur chacun des petites douceurs telles que crème fraîche, oeufs de lompe, oeufs de saumon etc...

La chose nécéssitait un synchronisme digne d'une chorégraphie, que dis-je, d'un ballet aérien!!!

Mais ce matin-là, j'ai... CHOPÉ LA CRÈÈÈÈÈVE! Alors vous comprenez que les petits canapés, je me les mettais très très loin dans ma liste de priorités! Heureusement, une copine qui passait sur MSN me montre ses réalisations. Des trucs préparés la veille, chacun se sert et se tartine soi-même son petit blini. Joli, en plus.

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Oui, cette photo ci-haut est celle de la copine. Merci Sophie!

C'est alors que je me suis dit «pourquoi pas?». Voilà le résultat :

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Bien sûr, ses petits verres à elle étaient plus jolis et plus variés, mais moi pas envie de casser tête, moi malaaaaaade et juste crisser rapido quelques pelletées de stuff dans des verres et basta!

  • une pelletée de fromage cottage (cottage cheese pour les Français)
  • une pelletée de tadziki (tzadziki? tatziki??? je ne sais jamais comment on l'écrit...)
  • une pelletée de tarama
  • une pelletée d'oeufs de lompe noirs
  • une pelletée d'oeufs de saumon ou de truite

Donner un verre chacun aux invités avec un couteau ou une petite cuillère, mettre un gros paquet de blinis chauds sur la table et leur dire de se débrouiller avec tout ça et de me crisser la paix parce que moi j'ai la crèèèèève et je m'en va me coucher.

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lundi 2 janvier 2006

Le gâteau aux fruits de Noel

La Belledoche a tellement aimé cuisiner avec moi qu'elle a insisté pour que je l'assiste dans la confection de son «cake» annuel.

- Votre quoi??? m'étonné-je, les sourcils au plafond comme si elle parlais japonais.

- Mon c-a-k-e! répété-t-elle, en articulant exagérément comme si j'étais une demeurée mentale.

Habituée maintenant à la langue française telle que parlée dans le Berceau de la francophonie, je traduis : ce doit être un gâteau. En effet, c'est un gâteau. Le gâteau aux fruits de Noel de mon enfance, mais sans mélasse. Pauvre France!

- Aaaaaah votre gâ-teau!!! répondis-je comme si la lumière venait de se s'allumer dans mon cerveau.

Enfin. J'accepte la tâche et Belle-Mama commence à me donner ses consignes : «Va chercher une douzaine d'oeufs et deux paquets de beurre à la cave.»

Deux paquets de beurre et une douzaine d'oeufs??? Ah oui, ça c'est un dessert léger, comme le dit le titre du livre de recette que nous utilisons.
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Il s'agit d'un livre de recette édité pour la Société des Produits du Mais (ici, ça va mal car je n'ai pas trouvé le tréma sur mon clavier... pour Noel, passe encore, tout le monde comprend, mais pour le mais, je ne parle pas ici de la conjonction «mais» mais du mais, qui se prononce ma-hisse). Cette société produit les marques Maizena et Alsa j'imagine, car on cite ces deux produits à profusion comme si c'était la panacée universelle. Loin de moi de vouloir critiquer la gastronomie française, mais puisque ces produits sont inconnus au Québec et qu'il faut que je les décrive pour vous suggérer un équivalent, je me dois de mentionner le fait.

Bref, voici les ingrédients requis :

  • 200g de farine.
  • 100g de Maizena. Ça ressemble drôlement à de la fécule de mais. Dans l'introduction du livre, on dit que son rôle est «d'alléger la pâte». C'est sans doute pour ça que tous les desserts de ce livre sont qualifiés de «légers». Parce qu'on remplace la farine par du fécule de mais.
  • 1 sachet de levure chimique Alsacienne Alsa. Ici, il ne s'agit pas de levure, mais de poudre à pâte, et les ingrédients en sont : pyrophosphate de sodium, bicarbonate de sodium (la p'tite vache), et farine de froment.
  • 150g de sucre fin. Du sucre, quoi.
  • 2 sachets de raisins au rhum Alsa. Ce sont tout simplement des raisins déjà imbibés de rhum. Au lieu de ça, on va simplement prendre des raisins secs et les imbiber de rhum nous-même.
  • 100g de raisins de Corinthe. Ça aussi on va les imbiber de rhum, tant qu'à faire.
  • 150g de fruits confits coupés en dés. On les met aussi dans le rhum, pourquoi pas???
  • 3 gros oeufs ou 4 petits.
  • 150g de beurre. Du beurre doux, puisque ensuite on ajoute la grosse pincée de sel. Mais si on met du beurre salé, on n'a qu'à mettre une petite pincée de sel.
  • 1 grosse pincée de sel N'oubliez pas de démarrer la vidéo, un peu plus loin, qui illustre mon habile pincée de sel!
  • le zeste d'un citron. Des pelures de citron confites, c'est tout aussi bien. Imbibées de rhum. Naturellement.

Belle-Mama fait une double recette. Elle avait commencé la veille, en trempant des raisins secs, des fruits confits et des zestes de citron confits dans du rhum. Généreusement.

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Commençons par couper le beurre en petits carrés pour le faire ramollir au micro-ondes. N'oublions pas la double recette, donc 300g. 1 minute au micro-ondes à médium suffit.
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On va maintenant sortir la super-balance et peser le sucre.
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Pendant ce temps, je fouette le beurre ramolli.
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Nous ajoutons le sucre et nous «travaillons vigoureusement ce mélance qui doit être onctueux», selon les termes du livre de recettes. Ça veut dire de brasser jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de mottons.
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Incorporer les oeufs entiers, l'un après l'autre. Ça veut dire un à la fois et Belle-Mama me surveille. Pas question de tricher et d'en mettre deux à la fois. 8 oeufs, toujours à cause de la double recette.
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C'est le moment de mettre la pincée de sel. Démarrez la vidéo pour voir avec quelle dextérité j'utilise cette salière hi-tech!


Un peu de sel
Envoyé à l'origine par coyotedesneiges

Peser ensuite la farine et la Maizena (enfin ce truc-là, qui ressemble à du fécule de mais)...

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et on ajoute la levure (comprenez la poudre à pâte), qui se présente ici dans un petit sachet rose, probablement vendu à prix d'or...

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On va tout verser ce mélange poudreux (farine-maizena-levure) dans notre mélange onctueux. Tout? Tout, confirme Belle-Mama, qui ne souffre pas de contradiction. Elle me recommande tout de même de ne pas casser son fouet quand je vais brasser encore une fois énergiquement, encore pour éviter que ça ne fasse des mottons.

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Rien de cassé, et j'obtiens de nouveau une pâte onctueuse! Il est temps d'introduire les fruits qui ont macéré dans l'alcool!
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Nous devons égoutter soigneusement les fruits.
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Puis, pour éviter qu'ils ne tombent dans le fond de la pâte pendant la cuisson, il faut les enrober de farine.

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Ça va donner ça :

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Que faire avec le reste du rhum??? On en verse un peu dans la pâte!
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Et le reste? Il est très bon, il a pris un goût de fruits confits. Donc, on y va gaiement avec les fruits confits enfarinés...
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On mélange... (avec la cuillère de bois pour éviter de casser le fouet de Belle-Mama)
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Puis on verse dans deux (deux parce qu'on a fait une double recette, vous vous souvenez???) moules recouverts de papier ciré. (Ou de papier sulfurisé, comme ils disent ici...)
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On met au four chaud, th6 (ce qui signifie, selon le chef Simon : thermostat 6 ou 180°C ou 350°F) pendant 15 minutes, puis au four moyen th4 (thermostat 4 ou 120°C ou 250°F) pendant 40 minutes.
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Démouler et laisser refroidir sur la grille.
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Ils ajoutent (dans le livre de recette) que le gâteau (si, si, ils disent bien «gâteau»!!!) est meilleur un peu rassis.

Je sais, la recette aurait dû être publiée avant Noel pour permettre à tous d'en profiter pour Noel, mais puisque le gâteau est meilleur rassis, il sera aussi bon à Noel prochain!

Posté par coyotedesneiges à 03:45 - Recette compliquée - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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