samedi 29 avril 2006
Les piments rouges
La bonne idée du jour : suivre les conseils de Caroline au sujet de la cuisson des poivrons!
Sauf que naturellement, j'ai fait ça de mémoire, et j'ai pas exactement la même version. Pas grave, j'ai le principe et ça marche!
Alors voilà : ma motivation première est que j'adore les piments rouges (ou poivrons rouges, comme on dit ici) mais que c'est 3 à 4 fois plus cher que les poivrons verts au Québec. En France, c'est environ le même prix alors je me jette dessus comme la misère sur le pauvre monde.
Il fallait donc que je puisse préparer mes poivrons facilement, avec le moindre effort, maintenant que je les avais trouvés avec le moindre coût.
Voici donc ma méthode à moi (dérivée de celle de Caroline des Culino-tests)
On dépose les piments (moi je dis «piments» parce que je suis habituée, mais vous pouvez lire «poivrons» si ça vous chante) sur une plaque, sur du papier d'aluminium. On met au four à 150°C (mettons de 200 à 250°F, donc à four très doux) pendant 45 minutes. On les revire un peu si on y pense, au bout de 15 et 30 minutes, si on y pense pas, on ne le fait pas.
À la sortie du four, ils sont comme ça :
Tout frippés, mais tout beaux, pas brûlés rien. On referme le papier aluminium sur notre gang de piments et on attend un autre 45 minutes, en les laissant sur le comptoir.
Ensuite, ils sont tiédasses, juste à point pour se foutre les doigts dedans pour le tripotage...
- Enlever le trognon, qui se tire très facilement...
- Enlever la peau, qui se retire facilement aussi :
- On voit comme ils sont beaux, le jus s'écoule dans le papier, les cochonneries aussi, l'intérieur est tout tendre...
- On se retrouve avec une plaque toute propre qu'on n'a pas besoin de laver car on peut s'y voir dedans tellement elle est immaculée!!!
Maintenant, voyons ce qu'on peut faire avec nos piments ainsi préparés :
- On les coupe en lanières...
- On assaisonne : huile d'olive, jus de citron, thym, sel, échalotte (échalotte française mais si vous êtes au Québec, avec de l'échalotte normale ça doit aussi être bon...), basilic frais...
Non mais regardez-moi ça!!!
Et voilà, le plat de piments rouges tout assaisonné, qui impressionnera même les plus méridionnaux!!!
À présent, écoutons les commentaires des consommateurs satisfaits (en pesant sur le piton «commentaires» juste en bas!)
lundi 24 avril 2006
Je fais du foie gras!
À l'instar de Mercotte, j'ai décidé de servir du foie gras!
Loin de moi l'idée de concurrencer sa super recette, mais avouons que la mienne est quand même plus simple. Je l'ai d'ailleurs classée dans la catégorie «recette simple».
Première étape : sortir du tiroir à bidules électriques (ne pas confondre avec le tiroir à bidules tout court) l'ouvre-boîte électrique.
Allez, on se torche quand même pas avec de l'écorce!!!
On opère :
Ensuite, d'un mouvement harmonieux, on doit revirer la canne de bord (bin oui, la mettre à l'envers!). Et on doit recommencer de l'autre côté pour ouvrir aux deux bouts.
Voyons voir maintenant l'ACTION!!! (À la Lelouch)
recette du foie gras
Vidéo envoyée par coyotedesneiges
Les deux couvercles sont enlevés.
Alors là, il faut pousser sur un des deux couvercles pour habilement sortir le foie gras de sa canne. Normalement, à mesure que ça sort, on doit couper des tranches. Mais à la grosseur de la canne, on ne va pas couper les cheveux en quatre!
Voici une vue absolument saisissante du foie gras tel qu'observé au travers de la canne à laquelle est resté collé du bon gras de fois gras! On prend un couteau pour le ramasser, et on lèche le couteau.
Et pour la personne qui me demandait dans les commentaires du post précédant où étaient les escargots, voici la réponse :
Il était tellement mignon que je l'ai déposé dans les pervenches de Belle-Mama sans lui faire de mal...
vendredi 14 avril 2006
Je cuisine avec la belle-doche : le beurre à l'ail
Attention! Le beurre à l'ail ne se fait pas n'importe comment!
Surtout quand on cuisine avec Belle-mama!
D'abord le beurre. Il a fallu que je me batte pour utiliser le beurre salé, le Vrai, le Seul Véritable Beurre digne de mention (les majuscules représentent une prononciation respectueuse de ma part).
Ensuite, Belle-mama insistait pour que je le batte à la main. Non mais ça va pas??? Il sortait direct du frigo! Dès qu'elle a eu le dos tourné, je l'ai mis 10 secondes au micro-ondes pour le ramollir. Succès total, Belle-mama n'y a vu que du feu.
Maintenant, le contenu.
De l'ail. Belle-mama me donne une gousse.
«Rien que ça??? C'est mesquin!!!»
Non, Belle-mama me signale qu'il y en a encore dans le frigo de la cave. Allons donc fouiller dans le frigo de la cave.
Ah, tout de même.
Mais attention! Sous l'oeil vigilant de Belle-mama, je dois enlever un par un tous les petits bouts verts à l'intérieur de chaque gousse...
Mais vous vous rendez compte??? Ces gros plans macro ci-haut ne sont en réalité que les petites merdouilles ci-bas représentées en leurs justes proportions...
Après l'étape de l'enculage de mouch effilochage des petits germes que personne n'aurait remarqués si j'avais pu faire ma recette tranquille, il faut éfouérer les gousses.
Oups, ça revolle partout! Vite, vite, faut ramasser avant que Belle-mama ne regarde vers moi!!!
Le beurre d'ail de Belle-mama est habituellement vert. Pourquoi??? Elle me révèle enfin son secret qui ne se transmet que de bouche de belle doche à oreille de bru : il y a du persil!!!
Allons-y gaiement pour le persil.
Mais le persil de l'Intermarché pue. Belle-mama, manu militari, malgré mes protestations, trempe le persil-qui-pue dans le vinaigre. (Bravo! Il va puer encore plus!)
Puis elle le rince et le met à éponger sur une vieille guenille toute pourrie.
Vous aurez remarqué le bidule, en arrière-plan? C'est l'éfouéreur de persil. Belle-mama a un tiroir rempli de bidules tous plus fantaisistes les uns que les autres. Observez (entre autres) le bidule à râper le parmesan (ne pas confondre avec la simple râpe à fromage), le fouet à mayonnaise, le truc pour faire du jus d'orange, la pince à pogner le spaguetti, une louche qui ressemble à ce que j'utilise pour ramasser les crottes de chat dans la litière, un autre bidule plat avec des genres de fils à couper le beurre (qui doit servir à sauver du temps quand on coupe du beurre en coupant plusieurs tranches (?) de beurre en parallèle) et j'en passe et des meilleures. Tiens? On voit le reflet de mon appareil photo dans la roulette à couper la pizza...
Remarquez que Belle-mama possède aussi la version électrique de chacun de ces bidules (tels le fouet électrique, le presse-jus électrique, l'ouvre-huîtres électrique...)
Bref.
J'extirpe donc fièrement l'éfouéreur de persil (nommé pompeusement «moulinette à persil») du tiroir.
Et je me mets en devoir de mouliner du persil dans le beurre.
Je suggère de mettre des échalottes, de la ciboulette, du thym...
Belle-mama refuse obstinément. Pas dans SON beurre d'ail. Bon. Par contre, quand elle a cherché à y mettre du poivre, j'ai aussi utilisé mon droit de véto. Non mais! Du poivre! (J'ai horreur du poivre... À la maison dans mon village, il n'y a pas un grain de poivre dans toute ma cuisine).
Nous convenons mutuellement de faire des concessions et le beurre à l'ail est donc terminé avec sa magnifique couleur verte.
Et c'est sur une poignée de main réconcilliatrice que se termine ma recette.
Note à moi-même : bien me brosser les dents avant d'aller me balader sur les Champs Élysées...
dimanche 9 avril 2006
La cuisine démystifiée
J'ai eu l'extrême honneur, dimanche dernier, d'être co-invitée à l'émission de Julie Andrieu. Je ne me sens plus de joie.
Être co-invitée, c'est un peu comme faire la première partie d'un spectacle de, mettons, Johnny Halliday, sauf qu'on passe sur la scène beaucoup moins longtemps. Mais bon, ça nous fait quand même un peu de pub car il y a un tas de gens qui sont forcés de nous écouter même s'ils ne sont là que pour Johnny Halliday (ou Macha Méril, dans le cas qui nous intéresse).
Oui, car l'invitée principale n'était nulle autre que Macha Méril (moi, j'étais la nulle tout court). Macha Méril, que tous les Québécois reconnaîtront comme étant la mère de Pierre Lambert dans «Lance et Compte», première série.
Nous n'étions pas là pour parler hockey, mais pour parler cuisine. Quoique de mon côté, ce ne fut que deux ou trois minutes, vers la fin du 3e quart d'heure. Pour ceux qui voudraient ententre mon «accent charmant», c'est sur l'émission du 09 avril 06.
Le but avoué de l'émission est de «démystifier» la cuisine. Faites-moi rire! Qu'y a-t-il de mystérieux dans la cuisine??? Il est vrai qu'en France, la cuisine est élevée au rang de religion. On peut même entendre, dans l'émission de télé-réalité «Madame la chef» (successeur de «Oui, Chef»), le narrateur décrire la madame chef comme une faible femme dans l'Univers très sélect et masculin de la cuisine!?! Oui, oui, je ne blague pas!!!
D'abord, le concept même de faire une émission de télé-réalité sur la cuisine ferait mourir de rire tout le Québec (sauf Daniel Pinard peut-être)! C'est un peu comme faire une émission sur «monsieur le déblayeur de rue», ou encore sur «madame la conductrice de zamboni». Je me demandais jusqu'où ils iraient dans le ridicule. Mais pour la France, la Cuisine est un AAAAAAAAAART! Ce qui expliquerait le besoin des Français de démystifier un truc aussi banal que la cuisine.
La recherchiste m'avait contactée au début en me disant qu'il fallait que j'explique ma passion de la cuisine. J'y ai mis tout de suite le halte-là : ah non, il y a erreur! Moi je déteste cuisiner!
Tant pis, ils ont décidé que je ferais tout de même la partie blogue de l'émission. Fallait qu'ils soient mal pris!!!
On m'avait posé comme question «pourquoi n'aimez vous pas cuisiner?» J'avoue que j'ai eu un moment de stupeur car je ne savais vraiment pas quoi répondre à ça. C'est un peu comme si on m'avait demandé «pourquoi n'aimez vous pas la merde?», en plus poli. Ne pas aimer la cuisine, pour moi, c'est naturel : ça va de soi. Ils ont coupé cet extrait, ainsi que l'extrait où les deux filles se bidonnaient sur mon sous-titre «poêle occulte». Ça va peut-être un jour passer dans les bloopers (bêtisiers) de l'émission.
La Vraie question aurait dû être : «Si vous n'aimez pas la cuisine, pourquoi faites-vous un blogue de cuisine?» Ah! Là j'aurais su quoi dire! J'aurais expliqué que lorsque je dois subir une mauvaise expérience, je me console en me disant que je ferais un post là-dessus. Je n'aime pas aller à l'hôpital alors j'ai fait un post là-dessus. Je n'aime pas cuisiner, alors je fais un blogue de cuisine, voilà.
La vie, c'est plus marrant, en bloguant, comme dirait presque Michel Sardou.
Avec tout ça je n'ai pas vraiment pu m'exprimer, mais bah... Après tout, ce n'est qu'un blogue de cuisine, hein??? On ne va pas en faire un plat!!!
vendredi 7 avril 2006
Enfin, la rencontre historique!
La Rencontre a eu lieu!!! Tous les détails ici!
Je vais enfin pouvoir faire des recettes sans balance!
mercredi 5 avril 2006
La Rencontre historique et culturelle
Jeudi le 5 avril 2006 aura lieu une rencontre historique en vue d'un échange culturel de très haut niveau!!!
En effet, votre serviteure et un des commentateurs très célèbre de ce blogue (on se souviendra qu'il a été l'un de ceux qui ont chiâlé contre ma mayonnaise dans l'un de mes tout premiers articles, l'un des autres étant le célèbrissime Chef Simon) ont rendez-vous à midi pétant sous la pyramide du Louvres.
Le but de la rencontre est de prodéder à un Échange de Tasses à Mesurer.
Nous remarquons qu'il est gradué en onces et en tasses, ce qui en fait un objet d'une valeur inestimable de ce côté-ci de l'océan. D'autant plus que je comptais mes kilos!!! Non, je ne suis pas au régime, mais je n'avais droit qu'à 20 kg de bagages et cette tasse fait au moins 400 gr à elle seule!
Cette relique du système impérial sera échangée contre son équivalent métrique. Ainsi, je me retrouverai l'heureuse propriétaire d'une tasse graduée en grammes de sucre, en grammes de farine, et en grammes de riz. Le Bonheur infini, la jouissance suprême.
Nous devons donc nous présenter, mon détracteur de mayonnaise et moi-même, quelques minutes avant le midi, avec notre tasse à la main, signe de ralliement mutuel. Je serai accompagnée par ma photographe personnelle, afin d'immortaliser ce moment mémorable.
C'est depuis le 1er mars que nous avons prévu ce rendez-vous, suite à un échange épistolaire électronique :
LUI :
Voilà sur la photo un verre mesureur français. Généralement gradué pour le sucre, la farine et les liquides. Parfois ils sont plus beaux. J'en avais un avec les graduations sculptées sur le verre, avec une poignée. Top. Je l'ai cassé dans le déménagement. Depuis, ma vie est triste! Non sans blague est-ce que vous avez ça avec les graduations en OZ?
Après on fait un échange, comme ça tu pourras faire les recettes french et moi les anglo chose.
MOI :
Je t'ai
trouvé un magnifique verre mesureur de 16 oz, 2 tasses, avec poignée, en
Pyrex... (voir photo)
Nous
procéderons à l'Échange en un endroit neutre (sous la pyramide du Louvres,
mettons, là où est enterré le trésor des templiers selon Dan Brown) le 6 avril à
midi. Ajustons nos montres...
Reportage-photo demain, avec poignée de main officielle et gros plan des tasses!
Choux et volaille
Blog appétit s'est enfin décidé à lancer sa 7e édition. La recette à base de volaille et de chou doit paraître le 5 avril. Fort bien.
Mais ils avaient annoncé depuis belle lurette cette édition (depuis décembre...) et moi, toujours prévoyante, j'avais acheté un chou pour l'occasion. Et j'avais élaboré une belle recette. J'avais préparé des EGG-ROLLS!!! Une heure, que j'ai mis, à rouler ces satanés egg-rolls à la main!
Naturellement, anxieuse de partager avec le monde entier suspendu à mon blogue ma recette, j'avais finalement publié il y a plus d'un mois et demi.
MAIS!!!
Je suis rusée, je vais participer quand même à la 7e édition de blog appétit!
Observez bien l'astuce :
- Ouvrir la porte du congélo

- Saisir le sac dans lequel j'avais congelé mes egg-rolls (façonnés à la main amoureusement il y a un mois et demi!)
- Le laisser traîner toute la journée sur le comptoir de la cuisine pour les dégeler.
- Les mettre dans un plat et envoyer au four pour réchauffer.

- Déguster.
Voilà, je suis vengée. (La recette au long est sur ce lien : cliquez ici)
Il ne me reste plus qu'à programmer ce post pour qu'il paraisse le 5 avril. Parce que je n'ai pas que ça à faire, moi, de penser à poster le 5 avril...
Note à moi-même : nettoyer mon four... et dégivrer mon congélo.
samedi 1 avril 2006
La salade de tomates
L'heure du départ a presque sonné! Mon frigo est presque vide! 
Que faire???
Cachés dans mon tiroir à légumes, se trouvent 3
tomates. Mais je n'ai plus de pain, alors adieu les sandwichs aux
tomates. Je dois trouver autre chose.
Alors j'ai pensé... à la salade de tomates!
Je me trouve un joli plat, dans lequel je commence par mettre
quelques oignons coupés. Si j'avais eu des échalottes, j'aurais mis des
échalottes, mais puisque je n'en ai pas, je n'en mettrai pas. Logique
imparable. D'ailleurs, puisque c'est une recette de fond de frigo, je
fais avec ce que j'ai. Faites pareil.
Ensuite, on coupe nos tomates. Oui, on garde les caps de tomates.
Pourquoi pas? Cette ségrégation des caps de tomates est inacceptable.
D'autant plus que sur 3 tomates, il y en a une un peu pourrie...
Alors on va pas chipoter pour un petit chapeau de tomate. Ça n'en fait déjà pas beaucoup...
Ensuite, il ne nous reste plus qu'à assaisonner. Des herbes salées du bas du fleuve... (il y en a de plusieurs provenances, voir le lien, mais on trouve celle-ci dans le commerce).
Un peu de thym frais... (il y en a qui vont être jaloux de voir mon beau plant de thym que je conserve depuis l'automne dernier!!!)
Ok, je sais, il ne reste plus qu'à ajouter la vodka et un pied de céleri pour obtenir un cocktail connu, mais moi, quand je suis inspirée, je me laisse guider...
Et voilà le résultat (sans vodka) :

Bon, je remets tout ça au frigo car j'avais prévu autre chose pour souper. Mais puisque j'en ai déjà mis la recette, j'avais pensé fabriquer ceci avant que mes tomates ne pourissent au complet!!!
Pour ceux qui ont demandé une photo de
mon potager au printemps, voici ma photo la plus récente (en avant-plan
le lilas, mon bosquet de bulbes d'iris est dans le coin en haut à
droite, les fines herbes et ciboulette sont juste en bas, et mes bulbes
de jonquilles sont en bas à gauche, derrière le lilas. La table blanche à droite vient d'émerger du banc de neige.) :


