samedi 16 septembre 2006
La gelée et la pâte de fruits
Nous avons dans le jardin un grand arbre, que Belle-Mama m'avait présenté comme un conassier... 
J'ai toujours cru que c'était un arbre à conasses, donc je ne posais pas de questions, jusqu'à ce qu'un jour d'automne, mon premier automne en France, je voie des trucs jaunes poilus qui en tombaient.
Ce sont des COINGS!!! Oooooh! Un autre fruit mythique hyper-exotique que je ne connaissais pas!!! Rien qu'en ramassant ce qui traînait par terre dans l'entrée, j'en ai assez pour faire plein de trucs!!!
Ça tombe bien, Belle-mama, qui, on le sait, est pourvue de tous les appareils culinaires possibles et imaginaires, en version manuelle ou électrique, possède un cuiseur à fruits à la vapeur!!! Nous allons donc quérir ce cuiseur à la cave. Nous le trouvons sous la gamelle du chien, dans un sac de plastique destiné à le protéger de la poussière.
Voici donc la bête, en pièces détachées, qui s'appelle : extracteur de jus de fruits à la vapeur.
La voici après le montage correct. Fait à partir du plan.

Première étape, préparer les fruits :
Attention, ne pas faire comme la copine de Belle-Mama, qui a soigneusement épluché et dénoyauté ses coings! Sa gelée n'a pas pogné, car la pectine se retrouve dans ces déchets. C'est donc avec enthousiasme que nous nous contentons de brosser les fruits pour enlever la fourrure...
(La fourrure, c'est juste que le fruit est poilu. C'est pas parce que c'est moisi. Je précise parce que des fois j'utilise des choses moisies.)
Ensuite, on coupe en morceaux.
J'étais curieuse de voir à quoi ressemblait l'intérieur d'un coing : c'est comme une pomme mais dur comme une patate.
Bon, il faut naturellement peser nos fruits. Pour 4 kg de fruits, il nous faut 450 gr de sucre.
On rempli la partie du bas du truc à vapeur avec de l'eau, puis on met le bidule avec un cône dessus, puis in installe la patente en tuyau de caoutchouc et la pince, puis le machin avec des trous dessus avec nos fruits dedans...
On verse notre sucre dessus...
Et on met le couvercle puis on met à bouillir. Quand l'eau bouille, on laisse bouillir 70 minutes, la vapeur passe au travers des fruits et ça retombe dans la partie conique en jus. Il y a un trou à 1 cm du fond, et ce trou est relié au tube de caoutchouc qu'on a pris soin de fermer avec une pince.
Quans il y a assez de jus qui se forme, on peut même voir le jus dans le tuyau.
Pendant ce temps, le niveau des fruits a baissé! Et la couleur a changé!
Puisqu'on veut faire de la gelée, on prépare des pots. Si on ne veut pas trop se casser la tête, on envoie tout dans le lave-vaisselle.

Puis on va se préparer à faire la gelée. Pour ça, il nous faut AB-SO-LU-MENT (dixit Belle-Mama) une bassine de cuivre. Ce doit être ça, la fameuse BASSINE dont Mercotte nous bassinait les oreilles (huhuhu, je ne peux pas résister à un bon calembour!) et dont je parlais dans «Je cuisine avec Mercotte».
C'est ainsi que j'ai appris que le gros truc accroché au mur de chaque cuisine française, c'est pas de la décoration (un peu sur le principe que les Français qui découvrent que si on accroche nos raquettes au mur, ce n'est pas pour décorer, mais parce que c'est le seul endroit où ça ne tient pas trop de place. C'est bon, les Français, vous pouvez rire de moi...)
Pour faire de la gelée, il nous faut le même poids de sucre que de jus. Nous avons 2,5 kg de jus, donc on a besoin de 2,5 kg de sucre.
Allons à la cave de nouveau, fouiller dans les provisions de Belle-Mama.
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Et procédons à la suite. On envoie 2,5 kg de sucre dans la bassine...
On brasse, on fait bouillir pendant 6 à 8 minutes en brassant encore...
Et enfin, quand on juge qu'on en a marre (au bout de 6 minutes), on verse dans des pots, à la louche.
Et ici à la Lelouch :
(de plus en plus crétine, cette nulle!)
On peut aussi remplir des mini-pots, c'est cute et ça se donne bien en cadeau quand on en a assez de manger de la criss de gelée de coings tous les jours.
On met les couvercles, après avoir rempli au possible, et on vire les pots à l'envers pour éviter d'avoir de la moisissure sur le dessus. Bin oui, comme ça on va avoir de la moisissure sur le dessous...
Maintenant, il nous reste un gros paquet de cochonnerie dans le truc avec des trous. Ne pas le jeter!!! On va faire de la pâte de fruits avec, histoire de bien s'écoeurer et d'avoir aussi des cadeaux à distribuer à tous nos amis quand on est tannés d'en manger soi-même.
Pour ça, on a besoin du moulin à légume (cela même qui m'intriguait l'an dernier, toujours dans mon essai de cuisiner avec Mercotte). Surprise, Belle-Mama possède un moulin à légume!!!
On va donc passer nos restes de fruits dans le moulin à légumes, grille fine.
Puis on pèse la purée ainsi obtenue, ce qui me donne environ 2 kg...
...et on doit maintenant mélanger 2 kg de sucre avec les 2 kg de purée, toujours dans la bassine en cuivre, prétend Belle-Mama.
Puis on fait bouillir de 8 à 10 minutes (mettons 8 parce que c'est dur pis chu tannée!)
On prépare des plateaux qu'on recouvre de papier sulfurisé (dit la recette, mais puisque Belle-Mama avait dans ses réserves 50 rouleaux de gaines à cuisson qui ne servent pas, nous, on va mettre des gaines à cuisson).
On répartit le contenu de notre bassine dans les plateaux :
Puis il nous reste à laisser sécher pendant 5 jours, avant de découper en petits carrés que l'on va rouler dans le sucre (bin oui, encore du sucre!!!)
Petit truc : utilisez donc du papier ciré (sulfurisé) au lieu de la gaine de cuisson, sinon le fond ne va jamais sécher, même après 5 jours!!!
Ainsi, après 8 heures de niaisage et 5 kg de sucre, voici le résultat :
Il faut maintenant que je recommence tout ça avec les mûres que j'ai cueillies l'autre jour!!! Pffft!!!
Et puis... OOOOOOOOH NON!!!
lundi 11 septembre 2006
Compote de pomme
Une recette trouvée ici parce que je ne savais pas quoi faire de mes pommes...
Ingrédients :
- 600 g (6 tasses) de pommes
- 2/3 tasse (150 g) de sucre
- 1/3 tasse (100 mL) d'eau
- 1/4 c.à thé (0,5 g) de cannelle moulue
- 1/4 c.à thé (0,5 g) de muscade moulue
La première chose à faire, c'est d'aller cueillir nos pommes dans notre petit jardinet (celui qui est à côté de l'immense champs de blé du voisin avec lequel nous avions fait notre bol de céréales. Vive la nature!)
On les choisit molles, trop mûres mais sans vers si possible.
Comme je n'ai aucune idée de ce que font 6 kg, je ne prends pas de chance et je remplis mon siau (finalement j'en ai eu beaucoup trop!)
On se prépare ensuite, avec tous nos accessoires :
Dans le sens des aiguilles d'une montre :
- Un bol propre pour les pommes pelées et coupées;
- Un chat, pour le fun;
- Une télécommande pour passer les annonces;
- Un siau pour les déchets, à aller jeter dans le compost plus tard
- Un siau de pommes entières;
- Une planche à découper;
- Un couteau;
- Une tasse à mesurer.
Et on se met à l'ouvrage, en écoutant la télé :
Oui, j'écoute Monk...
Et on pèle. Nos pommes seront bien juteuses, idéalement :
Attention, elles seront aussi glissantes, et si on en échappe une sur le tapis, il faudra aller la rincer avant de la mettre dans le bol. (Ici, un exemple de pommes qui m'a glissé entre les mains... admirez poils de chat, ailes de mouches et poussières diverses)
Quand on a fini de peler nos 6 tasses de pommes, on retourne à la cuisine pour tout préparer. On sort quelques contenants (pour éviter de stériliser, je congèle, c'est plus facile!)
Et...go!
On met l'eau et le sucre à bouillir...
Et on laisse bouillir 15 minutes. Ça va devenir du sirop je pense. Je dis «je pense» car je viens juste de voir sur le site original de la recette que c'était ce qu'il fallait faire. Bien sûr, moi je n'ai fait que bouillir l'eau sucrée et j'ai tout de suite mis mes pommes, alors c'est normal, la suite des choses a été plus longue que prévu.
Je vais continuer dans les règles :
LÀ! On peut mettre nos pommes coupées, avec la canelle et la muscade. (Moi j'ai mis les épices sur les pommes avant de mettre le tout dans la casserole)

Et, pour me penser plus maligne, j'ai remplacé la canelle et la muscade par du «allspice», qui contient un mélange de tout ça.
Sauf qu'il y a aussi du clou de girofle là dedans, et que ma compote goûte finalement le clou de girofle plus que la canelle... (je vous ai déjà dit que j'étais nulle???)
Mais bon, puisque c'est pour mettre dans des muffins aux carottes, ce n'est pas si grave.
On envoie donc nos pommes épicées dans le sirop sucré, puis on fait bouillir 10 minutes.
!0 minutes devraient suffir si on a fait bouillir le sirop avant, sinon, faut continuer parce que les pommes restent un peu dures. D'ailleurs, pour enlever les mottons, je procède au pile-patate :

Naturellement, j'ai oublié de prendre mes photos ensuite, mais laissez-moi vous raconter comme je suis rusée!
Puisque c'était pour faire des muffins aux carottes, j'ai congelé dans des portions de une tasse!!! Puis, encore plus fort, dans les gros pots de plastoque qu'on voyait en haut sur la photo, j'ai congelé ensemble une tasse de compote de pommes avec 2 tasses et quart de carottes râpées!!!
Ainsi, la prochaine fois que je voudrai faire des muffins aux carottes, ça me prendra 10 minutes. Sauf qu'ils vont goûter le clou de girofle, mais bof...
lundi 4 septembre 2006
Truffes aux amandes
Encore une recette inspirée de Mesmetsetmoi, la truffe aux amandes!
Encore une fois, j'ai dû passer par les commentaires pour préciser certaines choses, J'ai passé sous silence la fleur d'eau d'oranger (???) parce que ça ne me disais strictement rien. J'ai préféré ignorer. Du cointreau, ça fait-tu pareil???
Donc, d'après la recette, il faut :
- 250 gr d'amandes entières (très important qu'elles soient entières, pour pouvoir les hacher par la suite!!! Non, mais ça va pas? Je les ai achetées hachées, comme ça je ne me fais pas c... à hacher des amandes!)
- 180 gr de sucre vanillé (à l'instar de Mesmetsetmoi, ce sera du sucre tout court. Je n'ai pas de bâton de vanille. Par contre, j'ai un bâton de canelle qui traîne dans mon armoire depuis une quinzaine d'années. C'est l'occasion de m'en servir!)
- 1 cuillère à thé de canelle (elle dit «à café» mais je crois que c'est la même chose. En passant, tant pis pour le bâton de canelle... ce sera de la poudre)
- 1 oeuf (ici, si je lis directement la recette dans
BlaglinesBloglines <je jure que le lapsus est involontaire, mais je le laisse!>, on lit «un uf», parce que le «oe» n'apparaît pas. Donc si vous me lisez à partir de bloglines, vous ne verrez rien dans les seconds guillements et vous ne comprendrez pas plus. Je précise donc qu'il s'agit d'un coco).
En passant, permettez-moi de vous montrer ma super armoire à épices, du moins la tablette du bas, où s'empile pêle-mêle toutes les épices internationales (ainsi que quelques coquerelles, probablement, mais je n'ai pas recensé...)
Procédure :
- «On mixe tout et si c’est trop liquide, on ajoute de la fleur d’oranger» c'est ici que je n'ai pas compris. Pour ne pas prendre de chance que ce soit trop liquide, je vais prendre un mini-oeuf, j'en ai trouvé chez IGA à 99 cents la douzaine. C'est pratique quand on fait des demi-recettes au lieu de prendre un demi-oeuf.
Elle dit «on mixe tout» mais c'est pas si simple... Voici le petit guide illustré :
sucre et canelle :
On va piler les amandes. Je sais, je croyais me sauver de la job en achetant les amandes en bâtonnets...

...mais
c'est avant de savoir qu'il faut ensuite les hacher. Donc je me
retrouve avec les désavantages des deux solutions : j'ai dû me faire
ch... à les hacher, et en plus puisqu'elles étaient déjà coupées, j'ai
perdu l'huile essentielle des amandes entières. Ça m'apprendra!

On
ajoute le coco... (un mini-oeuf car j'ai fait une mini recette, je
n'avais pas assez d'amandes. J'ai bien essayé une règle de trois parce
que j'avais 100 gr d'amandes pour une recette de 250 gr mais avec 0,4
oeuf, c'est pas facile à évaluer! Donc tant qu'à faire, j'ai pris
toutes les autres proportions au hasard.)
Voici la première pâte obtenue :
J'avoue
que j'aurais dû mélanger au mélangeur électrique, car le sucre n'est
pas très bien dissous mais moi, commencer à sortir les bébelles
électriques et les nettoyer ensuite, c'est pas trop mon fort. Je m'en
suis repentie au moment classique de lécher le bol, ça faisait «croutch
croutch» sous les dents...
Il reste donc les amandes en poudre à ajouter :
Et on forme de nouveau une pâte, celle avec laquelle on va devoir façonner nos billes (je sens qu'on va rire!)
Préparons d'abord notre sucre en poudre (sucre glace, comme disent les Français) :
- « Une fois la pâte obtenue, on forme des boules de la taille d’une grosse bille (n'empêche, ça s'appelait comment, à l'époque...??? des calots...? vous savez, rhooolalala, le truc qui était une bille gros format!!) et on roule ça dans du sucre glace.» Ici, on voit que Mesmetsetmoi a encore été obligée d'ajouter (en gras) des choses suite à mes commentaires idiots (je lui avais fait remarquer qu'une bille, c'est plus petit qu'une amande entière, suite à quoi, elle a répliqué qu'il fallait hacher les amandes, puis, pour ne pas prendre de chances, elle a grossi la taille de ses billes. Tricheuse! Tartagueule à la récré!)
On fais notre «bille» (HAHAHAHAHA) et on la roule dans le sucre.
Voici notre première bouboulle :
En gros plan : (ça ressemble plus à une bouse!)
- «Puis, on dispose gentiment sur une plaque...
Gentiment, gentiment... beurk! Ça colle sur les doigts...
- ...et hop ! au four pendant 10 min à 120°C» 120°C!!! Faut encore que j'aille consulter mon tableau de conversion! Mais ma connexion est si lente que je vais plutôt faire le calcul sous vos yeux éblouis : (120 x 9/5) + 32 = 248°F Je vais arrondir à 250.
Après la cuisson (10 minutes à 120°C, ou 248°F), on voit que l'apparence n'a pas du tout changé.
Résultat? Très bon, mais à 3,50$ le 100gr d'amandes, c'est cher! Pour mon prochain essai, je vais attendre d'être chez belle-mama, je suis certaine qu'elle a des dizaines de sacs d'amandes en poudre dans le fond de ses armoires depuis 1991!
Oups, j'ai oublié le cointreau!!!
Avec tout ça j'ai un million de desserts en route, je me demande comment je vais réussir à manger tout ça avant de partir!!!













