jeudi 1 février 2007
La célèbre POUTINE!
Voilà, je me décide enfin à vous expliquer la POUTINE!
Il s'agit du met soit-disant typique du Québec. C'est ce qui vient le plus rapidement à l'esprit des Français quand ils considèrent la gastronomie québécoise. Par contre ça ne vient pas nécessairement rapidement à l'esprit du Québécois qui se prépare à manger. C'est plutôt le genre de truc qu'on va commander pour rire dans les «roulottes à patates» sur le bord de la route.
Quoiqu'il en soit, puisque Chéri est ici, qu'il est Français, et qu'il veut goûter à la poutine, je me suis munie des ingrédients nécessaires :
De la sauce brune :
Ici, notons que ça peut être de la sauce hot-chicken tout simplement...
Du fromage qui fait kwick-kwick :

Il s'agit maintenant de combiner tout ça judicieusement. On prépare d'abord des patates frites, dans la super friteuse hi-tech, témoin du génie humain à la fine pointe des dernières découvertes...
Première étape :
Faire éplucher les patates par Chéri.
Faut pas croire que je ne fais pas ma part! Il faut aussi préparer la sauce brune en la faisant chauffer. Un petit coup au micro-ondes... et on terminera sur le feu pour être sûr que ce soit bien chaud à la dernière minute.
2e étape :
Faire couper les patates par Chéri. Ici encore, je fais ma part en tentant de le convaincre de les couper un peu plus fines, tout de même! (Avez-vous déjà essayé de vous obstiner avec un Français au sujet de la cuisine, fût-ce de la poutine??? Avez-vous déjà essayé de vous obstiner tout court, avec un Français???)
3e étape :
Essorer les patates avant de les mettre dans l'huile.
4e étape :
Faire frire les patates de taille durement négociée.
5e étape :
Enlever l'excédent d'huile en roulant dans un essuie-tout (sopalin pour les Français)
6e étape : La confection proprement dite!
Ensuite, pendant que les patates sont très chaudes, il faut mettre le fromage qui fait kwick-kwick (communément appelé «fromage en crottes» à ne pas confondre avec les «crottes de fromage») sur le dessus.
Et rapidement encore, il faut verser sur le fromage la sauce brune très chaude aussi.
Voilà, normalement c'est prêt. Le fromage ne fera plus trop kwick-kwick car il sera à moitié fondu sur les patates et sous la sauce...
Hum.
Ça ne marche pas, le fromage ne fond pas. (Bin oui, c'est la première fois que je fais de la poutine!!!)
Ok, pas de panique! Il suffit de mettre notre plat au micro-ondes une minute. D'accord, les patates vont ramollir, mais entre vous et moi, des patates qui trempouillent dans de la sauce brune, ça a des chances d'être un peu ramolli d'avance, alors ça ne fera pas de différence.
Eeeeeeet...
OUIIIIIIII!
Voilà la poutine dans toute sa splendeur dégoulinante!!!
mercredi 17 janvier 2007
Ooooh, j'ai installé une newsletter!
Oui, j'ai mis une newsletter dans mon blogue. Ça a été super laborieux, mais j'ai fini par y arriver!
Si vous désirez recevoir un avis dans votre boîte courriel à chaque nouveau message que je poste, inscrivez-vous!
Merci de ne pas me faire sentir trop nounounne avec mes deux abonnés (qui sont en réalité mes deux adresses à moi!!!) et n'hésitez pas à inscrire votre courriel (qui ne sera visible que par moi).
Notez que j'ai aussi une newsletter dans mes blogues coyote des neiges et canard à vapeur!
lundi 1 janvier 2007
Voyage au coeur de l'artichaut
Pour la recette, rien de plus simple!
Emballer votre artichaut dans du cello-frais ou du saran wrap (ou autre marque utilisée) :
Mettre au micro-ondes 4 minutes
Retirer le sel au frais, ou le ça rend rap (ou autre marque utilisée)...
C'est tout.
La dégustation est plus complexe. C'est un aaaaaart. Je vous invite donc avec moi dans un..
VOYAGE AU COEUR DE L'ARTICHAUT
(ici, musique dramatique et roulement de tambours...)
Accessoires? Une assiette et une mayonnaise ratée à laquelle on a ajouté des petits gréements (genre échalotte hachée, pincée de sucre, persil, bref tout ce qui vous tombe sous la main). La fourchette sert à brasser la «vinaigrette» ainsi créée, quoique vous verrez qu'elle s'auto-brasse lorsqu'on y trempe nos pétales d'artichaut. MAIS... j'en ai déjà trop dit! Sans plus tarder, suivez mes traces vers le fin du fin!
On procède avec précautions, en tournant autour du pot de l'artichaut... Les premiers pétales peuvent être un peu durs, on peut les discarter sans remors...
On arrive assez rapidement aux premiers pétales apétissants... Regardez cette extrémité juteuse, tendre, et blanchâtre...
On la trempe dans la vinaigrette... Elle est en forme de cuillère (l'extrémité, pas la vinaigrette), ce qui permet d'en mettre plus (de vinaigrette, pas d'extrémité)...
Et voilà, on déguste (l'extrémité ET la vinaigrette)...
On procède ainsi tout le tour de l'artichaut, en grignotant les petits bouts blancs... 
L'artichaut prend bientôt un aspect chenu. On continue...
Quand il ne reste plus que des poils, notre voyage ne fait que commencer!!!
D'abord, procéder au rasage... On peut utiliser un couteau, proprement...

Ou y aller gaiement avec les doigts!
Et enfin, s'offre à vous le COEUR de l'artichaut!
Euuuuuh... la couleur verte, au milieu, c'est normal???![]()
(Je ne jure pas non plus de la normalité de la couleur orange...)
Bref, nous voilà donc au coeur de l'artichaut, qu'il ne nous reste plus qu'à déguster goulûment (en évitant les zones oranges et vertes, ce n'est pas un oursin, que diable!!!)...
C'est sûr, on serait arrivé au même résultat plus rapidement avec ça...
Mais c'est beaucoup moins drôle!
Les voies de l'artichaut sont impénétrables! Deux mystères insondables nous sautent aux yeux après notre dégustation!
Le premier, c'est que le volume de détritus dans notre assiette est plus grand que le volume original de l'artichaut lui-même...
Mais ça, chéri me dit (en plus de me dire que mon micro-ondes va sentir la pisse de chat pendant un mois) que Coluche en a déjà parlé...
Le second mystère, c'est que la mayonnaise que Chéri a ratée il y a une semaine et que j'ai utilisée pour faire ma vinaigrette, A MONTÉ EN MAYONNAISE!!!

Et ça, même le grand Coluche ne l'avait pas prévu!!!
vendredi 1 décembre 2006
Le poisson mariné
Une autre petite recette simple pour passer le poisson facilement quand on arrive de l'épicerie avec son poisson frais mais qu'on n'a pas envie de le manger tout de suite.
Au lieu de regretter son achat et se dire «Mais qu'est-ce qui m'a pris d'acheter de la truite (ou saumon, ou thon, ou autre) à 15,50$ le kg et d'en prendre deux gros filets???»
Il y a la solution facile d'en faire du gravad lax à la russe...
Il y a aussi la solution de faire du poisson mariné.
En gros, il s'agit de laisser tremper son poisson dans une mixture d'huile et de plein de gréements qui traînent dans notre frigo, de le laisser là pendant un ou deux jours, ce qui fait notre affaire puisqu'on n'a pas nécessairement envie de manger du poisson en arrivant de faire son marché.
Et c'est facile à manger puisqu'on en prend un bout dans le frigo et hop, devant la télé avec son ti verre de vin blanc et voilà le repas est prêt...
Voici donc la procédure:
D'abord, je prends mon bol fétiche (non, il n'a pas de couvercle, et après??? oui, je le mets direct au frigo sans papier, et après???)...
Pour commencer, de l'huile d'olive, un peu de tabasco et de sauce Worscherstersfzndczjsnfejfhweshire...

(non mais ce que c'est joli ces bubulles colorées!)
Ensuite, on fouille dans notre frigo et on trouve...
- De l'ail, du gingembre mariné, et des herbes salées du bas du fleuve...
- Encore des herbes, de mon petit jardineet d'hiver (j'ai rentré quelques plants d'herbes avant que le gel ne pogne!!!)
- Du jus de citron (le jus de citron de feignasse...)
- On mélange le tout...
- On met enfin le poisson (après avoir enlevé la peau et l'avoir donnée aux chiens) et (j'avais oublié, c'est pour ça que c'est sur le dessus, mais on peut le mettre en dessous...) des oignons hachés très fins.
- Et enfin, il ne nous reste plus qu'à bien mélanger tout ça ensemble, bien enrober le poisson d'huile, mettre ça au frigo et on peut l'oublier pendant quelques jours.
Oui, l'huile d'olive fige au frigo, mais comme ça, au moins, on est sûr de bien prendre une bonne quantité de marinade avec les gréements en suspension dedans quand on se sert un bout de poisson... Et puis l'huile finit par fondre, alors...
Parlant d'huile, l'huile que j'ai utilisée est très spéciale! Voyez plutôt!
En effet, la bouteille est juste de la bonne hauteur pour soutenir la tablette du bord de ma fenêtre, que j'ai fabriquée avec du plywood de 1/4 de pouce, pour pouvoir mettre quelques pots. Comme la tablette s'avance un peu trop et que le pot dessus est un peu lourd, cette bouteille vient à propos pour en soutenir le coin qui menace de s'éfouérer.
Et en plus, ça n'a pas l'air aussi broche-à-foin que si j'avais mis une pile de livres, car dans ma cuisine, on dirait maintenant que je suis l'hyper-cuisinière dont la bouteille d'huile d'olive est toujours prête à l'emploi! (Bin oui, ma bouteille est maintenant vide, mais c'est un détail!)
Eh oui! En plus de cuisiner, Coyote bricole!!!
Terminons avec ma célèbre NOTE À MOI-MÊME :
(Tous ensemble : «FAIRE LA VAISSELLE!»)
vendredi 17 novembre 2006
Le fondant au chocolat
Allons-y avec un petit dessert rapide...
Voyons voir...
Il nous faut donc du chocolat de cuisson. Ça tombe bien, j'en ai rapporté de France.
La tablette de chocolat était en spécial!
Je fais fondre ensemble 120 grammes de chocolat, avec approximativement 35 gr de beurre (je n'ai toujours pas de balance, et je ne vais pas mettre du beurre dans le fond de mon verre doseur, vous imaginez l'enfer pour nettoyer ça???)
Donc, à feu doux, ça nous fait le mélange #1. Tout en approximations.
On s'attaque au mélange #2. Trois oeufs. Mes oeufs sont ultra-petits mais ça tombe bien car je n'ai pas dû mettre exactement 35 gr de beurre, et j'ai dû lécher un peu trop de chocolat fondu donc je ne dois pas avoir mon 120 gr au complet...
On casse nos oeufs dans le mélange de farine (une cuillèrée à soupe) et de sucre (80 grammes, mesurées environ pas mal moins grâce à mon verre doseur, mais je mets en proportions un peu moins de tout à cause des oeufs tout petits...)
Non, on fouette (sinon ça fait des mottons).
On revient à notre mélange #1 qui est maintenant tout fondu...
Euh non, pas encore, mais il était temps que je brasse ce mélange, qui menaçait de coller au fond!
Allons plutôt beurrer notre moule. Admirez la technique : un vieux reste de beurre, encore dans son emballage aluminium, me sert exclusivement au beurrage des moules. Bien sûr, la surface du beurre est un peu recouverte de taches de rouille (mes moules sont parfois un peu rouillés) mais c'est tellement pratique...
Remarquez que dans la recette, on dit qu'il faut mettre ça dans 4 petits ramequins. Outre le fait que je ne possède pas de petits ramequins, je suis seule alors je vais plutôt tout mettre dans un plus gros moule.
Le moule étant prêt, on mélange nos deux mélanges :
Notez que le mélange de chocolat et beurre a eu le temps de figer un peu tellement il fait frais dans ma cuisine!
C'est tout, il ne reste qu'à verser dans le moule. Attention, il y a une subtilité : on verse la moitié du mélange, puis on dépose des petits carrés supplémentaires de chocolat, qui vont fondre à la cuisson...
Et enfin on recouvre du reste du mélange!
On envoie au four à 410°F (ou 200°C) 
...pendant 10 minutes, dit la recette
Mais au bout de 15 minutes j'avais toujours une boue immonde dans mon moule... J'ai donc réfléchi que pour un seul GROS moule, il fallait ajouter du temps, ce que j'ai fait (et mis à profit pour nettoyer ustensiles et plats utilisés)
Enfin, au sortir du four, j'avais ce beau gâteau tout gonflé!
Le temps de me retourner pour me choisir une assiette et une cuillère en vue de la dégustation... et ouuuuf! dégonflé, le beau gâteau!
Et soyons fous, n'hésitons pas à décorer!!!
Temps de préparation : 10 minutes! Temps de cuisson : de 10 à 20 minutes, dépendant de la grosseur du moule utilisé!
mercredi 25 octobre 2006
Mauvais mélange...
Je me réchauffais une petite soupe, quand Belle-Mama me téléphone. Un velouté de poireau, auquel j'avais ajouté de l'ail et du basilic. Cellulaire d'une main, je brasse ma soupe qui était sur le rond, tout en jasant avec Belle-Mama...
Ma soupe est chaude, je la verse dans un bol.
NOOOOOOOOOOOON!!!
Bin oui, je m'étais préparé aussi un bol avec des cerises pour mon dessert... Et j'ai versé ma soupe dans mes cerises!!!
Moralité: on ne doit pas parler au téléphone en cuisinant!
Bon, allez, heureusement que j'ai le rhume, ça ne goûtera pas trop...
vendredi 13 octobre 2006
La sauce hollandaise
Voici un de mes régals : la sauce riche, jaune, moelleuse, épaisse, pour le poisson. La sauce hollandaise! Je vous présente la version micro-ondes, trouvée aussi sur le site de supertoinette, la version que je préfère, parce que je suis paresseuse.
Voici donc tout ce dont on a besoin :
- 50 ml de vinaigre de cidre (ou de noix, comme j'ai pris)
- 100g de beurre salé (c'est meilleur que du beurre doux)
- du persil, ciboulette, échalotte française... (on sait que je ne mets pas de poivre nulle part mais que ça ne vous prive pas!)
- 2 jaunes d'oeufs
- 2 cuillères à soupe d'eau (je viens de m'apercevoir que j'ai oublié de les mettre...)
PROCÉDURE :
On hache les échalottes finement, on les met dans le vinaigre de noix (ou de cidre).
On envoie ça au micro-ondes pour réduire un peu :
Puis on peut ajouter là-dedans le persil et la ciboulette...
Dans un autre bol, on fait fondre notre beurre (au micro-ondes, juste quelques secondes pour qu'il soit fondu et non bouilli...)
On revient au bol numéro un, celui qui a du vinaigre dedans, et on ajoute nos deux jaunes d'oeufs...
...ainsi que l'eau (c'est ici que j'ai oublié de mettre mes 2 cuillères à soupe d'eau!!!). On brasse.
On verse ensuite notre beurre fondu dans la première mixture (celle avec les oeufs, le vinaigre etc)...
Voici maintenant la partie délicate de la chose : la cuisson. Je vous averti tout de suite que j'ai un peu raté mon coup, parce que je me suis arrêtée aux endroits stratégiques pour prendre des photos pour mon blogue. Ou peut être parce que j'ai oublié de mettre les deux cuillères à soupe d'eau, allez savoir!
Bref, on envoie la mixture qui contient maintenant tous les ingrédients dans le micro-ondes, 20 secondes, à forte puissance.
Ça commence à cuire sur les bords. On se dépêche de fouetter ça (sans s'arrêter pour prendre des photos!!!) :
Puis on remet une 2e fois au micro-ondes encore 20 secondes. Là, faut pas dépasser sinon c'est le drame! Et SURTOUT ne pas commencer à téter avec l'appareil photo et laisser ainsi le temps à la mixture de prendre en omelette, ce qui va nous faire une sauce pleine de mottons!
...Et on s'apercoit qu'on a raté notre coup quand on voit ÇA dans notre bol :
Mais si votre Chéri est comme le mien et qu'il n'y connaît pas grand chose, il va simplement s'écrier : «oh! Tu as fait de la sauce Grébiche! Mmmm!» puis il va tout manger son assiette sans sourciller.
Et il est content...
Quelqu'un peut m'expliquer c'est quoi, la sauce Grébiche???![]()
samedi 16 septembre 2006
La gelée et la pâte de fruits
Nous avons dans le jardin un grand arbre, que Belle-Mama m'avait présenté comme un conassier... 
J'ai toujours cru que c'était un arbre à conasses, donc je ne posais pas de questions, jusqu'à ce qu'un jour d'automne, mon premier automne en France, je voie des trucs jaunes poilus qui en tombaient.
Ce sont des COINGS!!! Oooooh! Un autre fruit mythique hyper-exotique que je ne connaissais pas!!! Rien qu'en ramassant ce qui traînait par terre dans l'entrée, j'en ai assez pour faire plein de trucs!!!
Ça tombe bien, Belle-mama, qui, on le sait, est pourvue de tous les appareils culinaires possibles et imaginaires, en version manuelle ou électrique, possède un cuiseur à fruits à la vapeur!!! Nous allons donc quérir ce cuiseur à la cave. Nous le trouvons sous la gamelle du chien, dans un sac de plastique destiné à le protéger de la poussière.
Voici donc la bête, en pièces détachées, qui s'appelle : extracteur de jus de fruits à la vapeur.
La voici après le montage correct. Fait à partir du plan.

Première étape, préparer les fruits :
Attention, ne pas faire comme la copine de Belle-Mama, qui a soigneusement épluché et dénoyauté ses coings! Sa gelée n'a pas pogné, car la pectine se retrouve dans ces déchets. C'est donc avec enthousiasme que nous nous contentons de brosser les fruits pour enlever la fourrure...
(La fourrure, c'est juste que le fruit est poilu. C'est pas parce que c'est moisi. Je précise parce que des fois j'utilise des choses moisies.)
Ensuite, on coupe en morceaux.
J'étais curieuse de voir à quoi ressemblait l'intérieur d'un coing : c'est comme une pomme mais dur comme une patate.
Bon, il faut naturellement peser nos fruits. Pour 4 kg de fruits, il nous faut 450 gr de sucre.
On rempli la partie du bas du truc à vapeur avec de l'eau, puis on met le bidule avec un cône dessus, puis in installe la patente en tuyau de caoutchouc et la pince, puis le machin avec des trous dessus avec nos fruits dedans...
On verse notre sucre dessus...
Et on met le couvercle puis on met à bouillir. Quand l'eau bouille, on laisse bouillir 70 minutes, la vapeur passe au travers des fruits et ça retombe dans la partie conique en jus. Il y a un trou à 1 cm du fond, et ce trou est relié au tube de caoutchouc qu'on a pris soin de fermer avec une pince.
Quans il y a assez de jus qui se forme, on peut même voir le jus dans le tuyau.
Pendant ce temps, le niveau des fruits a baissé! Et la couleur a changé!
Puisqu'on veut faire de la gelée, on prépare des pots. Si on ne veut pas trop se casser la tête, on envoie tout dans le lave-vaisselle.

Puis on va se préparer à faire la gelée. Pour ça, il nous faut AB-SO-LU-MENT (dixit Belle-Mama) une bassine de cuivre. Ce doit être ça, la fameuse BASSINE dont Mercotte nous bassinait les oreilles (huhuhu, je ne peux pas résister à un bon calembour!) et dont je parlais dans «Je cuisine avec Mercotte».
C'est ainsi que j'ai appris que le gros truc accroché au mur de chaque cuisine française, c'est pas de la décoration (un peu sur le principe que les Français qui découvrent que si on accroche nos raquettes au mur, ce n'est pas pour décorer, mais parce que c'est le seul endroit où ça ne tient pas trop de place. C'est bon, les Français, vous pouvez rire de moi...)
Pour faire de la gelée, il nous faut le même poids de sucre que de jus. Nous avons 2,5 kg de jus, donc on a besoin de 2,5 kg de sucre.
Allons à la cave de nouveau, fouiller dans les provisions de Belle-Mama.
Découpons le bon de réduction...
Et procédons à la suite. On envoie 2,5 kg de sucre dans la bassine...
On brasse, on fait bouillir pendant 6 à 8 minutes en brassant encore...
Et enfin, quand on juge qu'on en a marre (au bout de 6 minutes), on verse dans des pots, à la louche.
Et ici à la Lelouch :
(de plus en plus crétine, cette nulle!)
On peut aussi remplir des mini-pots, c'est cute et ça se donne bien en cadeau quand on en a assez de manger de la criss de gelée de coings tous les jours.
On met les couvercles, après avoir rempli au possible, et on vire les pots à l'envers pour éviter d'avoir de la moisissure sur le dessus. Bin oui, comme ça on va avoir de la moisissure sur le dessous...
Maintenant, il nous reste un gros paquet de cochonnerie dans le truc avec des trous. Ne pas le jeter!!! On va faire de la pâte de fruits avec, histoire de bien s'écoeurer et d'avoir aussi des cadeaux à distribuer à tous nos amis quand on est tannés d'en manger soi-même.
Pour ça, on a besoin du moulin à légume (cela même qui m'intriguait l'an dernier, toujours dans mon essai de cuisiner avec Mercotte). Surprise, Belle-Mama possède un moulin à légume!!!
On va donc passer nos restes de fruits dans le moulin à légumes, grille fine.
Puis on pèse la purée ainsi obtenue, ce qui me donne environ 2 kg...
...et on doit maintenant mélanger 2 kg de sucre avec les 2 kg de purée, toujours dans la bassine en cuivre, prétend Belle-Mama.
Puis on fait bouillir de 8 à 10 minutes (mettons 8 parce que c'est dur pis chu tannée!)
On prépare des plateaux qu'on recouvre de papier sulfurisé (dit la recette, mais puisque Belle-Mama avait dans ses réserves 50 rouleaux de gaines à cuisson qui ne servent pas, nous, on va mettre des gaines à cuisson).
On répartit le contenu de notre bassine dans les plateaux :
Puis il nous reste à laisser sécher pendant 5 jours, avant de découper en petits carrés que l'on va rouler dans le sucre (bin oui, encore du sucre!!!)
Petit truc : utilisez donc du papier ciré (sulfurisé) au lieu de la gaine de cuisson, sinon le fond ne va jamais sécher, même après 5 jours!!!
Ainsi, après 8 heures de niaisage et 5 kg de sucre, voici le résultat :
Il faut maintenant que je recommence tout ça avec les mûres que j'ai cueillies l'autre jour!!! Pffft!!!
Et puis... OOOOOOOOH NON!!!
lundi 11 septembre 2006
Compote de pomme
Une recette trouvée ici parce que je ne savais pas quoi faire de mes pommes...
Ingrédients :
- 600 g (6 tasses) de pommes
- 2/3 tasse (150 g) de sucre
- 1/3 tasse (100 mL) d'eau
- 1/4 c.à thé (0,5 g) de cannelle moulue
- 1/4 c.à thé (0,5 g) de muscade moulue
La première chose à faire, c'est d'aller cueillir nos pommes dans notre petit jardinet (celui qui est à côté de l'immense champs de blé du voisin avec lequel nous avions fait notre bol de céréales. Vive la nature!)
On les choisit molles, trop mûres mais sans vers si possible.
Comme je n'ai aucune idée de ce que font 6 kg, je ne prends pas de chance et je remplis mon siau (finalement j'en ai eu beaucoup trop!)
On se prépare ensuite, avec tous nos accessoires :
Dans le sens des aiguilles d'une montre :
- Un bol propre pour les pommes pelées et coupées;
- Un chat, pour le fun;
- Une télécommande pour passer les annonces;
- Un siau pour les déchets, à aller jeter dans le compost plus tard
- Un siau de pommes entières;
- Une planche à découper;
- Un couteau;
- Une tasse à mesurer.
Et on se met à l'ouvrage, en écoutant la télé :
Oui, j'écoute Monk...
Et on pèle. Nos pommes seront bien juteuses, idéalement :
Attention, elles seront aussi glissantes, et si on en échappe une sur le tapis, il faudra aller la rincer avant de la mettre dans le bol. (Ici, un exemple de pommes qui m'a glissé entre les mains... admirez poils de chat, ailes de mouches et poussières diverses)
Quand on a fini de peler nos 6 tasses de pommes, on retourne à la cuisine pour tout préparer. On sort quelques contenants (pour éviter de stériliser, je congèle, c'est plus facile!)
Et...go!
On met l'eau et le sucre à bouillir...
Et on laisse bouillir 15 minutes. Ça va devenir du sirop je pense. Je dis «je pense» car je viens juste de voir sur le site original de la recette que c'était ce qu'il fallait faire. Bien sûr, moi je n'ai fait que bouillir l'eau sucrée et j'ai tout de suite mis mes pommes, alors c'est normal, la suite des choses a été plus longue que prévu.
Je vais continuer dans les règles :
LÀ! On peut mettre nos pommes coupées, avec la canelle et la muscade. (Moi j'ai mis les épices sur les pommes avant de mettre le tout dans la casserole)

Et, pour me penser plus maligne, j'ai remplacé la canelle et la muscade par du «allspice», qui contient un mélange de tout ça.
Sauf qu'il y a aussi du clou de girofle là dedans, et que ma compote goûte finalement le clou de girofle plus que la canelle... (je vous ai déjà dit que j'étais nulle???)
Mais bon, puisque c'est pour mettre dans des muffins aux carottes, ce n'est pas si grave.
On envoie donc nos pommes épicées dans le sirop sucré, puis on fait bouillir 10 minutes.
!0 minutes devraient suffir si on a fait bouillir le sirop avant, sinon, faut continuer parce que les pommes restent un peu dures. D'ailleurs, pour enlever les mottons, je procède au pile-patate :

Naturellement, j'ai oublié de prendre mes photos ensuite, mais laissez-moi vous raconter comme je suis rusée!
Puisque c'était pour faire des muffins aux carottes, j'ai congelé dans des portions de une tasse!!! Puis, encore plus fort, dans les gros pots de plastoque qu'on voyait en haut sur la photo, j'ai congelé ensemble une tasse de compote de pommes avec 2 tasses et quart de carottes râpées!!!
Ainsi, la prochaine fois que je voudrai faire des muffins aux carottes, ça me prendra 10 minutes. Sauf qu'ils vont goûter le clou de girofle, mais bof...
lundi 4 septembre 2006
Truffes aux amandes
Encore une recette inspirée de Mesmetsetmoi, la truffe aux amandes!
Encore une fois, j'ai dû passer par les commentaires pour préciser certaines choses, J'ai passé sous silence la fleur d'eau d'oranger (???) parce que ça ne me disais strictement rien. J'ai préféré ignorer. Du cointreau, ça fait-tu pareil???
Donc, d'après la recette, il faut :
- 250 gr d'amandes entières (très important qu'elles soient entières, pour pouvoir les hacher par la suite!!! Non, mais ça va pas? Je les ai achetées hachées, comme ça je ne me fais pas c... à hacher des amandes!)
- 180 gr de sucre vanillé (à l'instar de Mesmetsetmoi, ce sera du sucre tout court. Je n'ai pas de bâton de vanille. Par contre, j'ai un bâton de canelle qui traîne dans mon armoire depuis une quinzaine d'années. C'est l'occasion de m'en servir!)
- 1 cuillère à thé de canelle (elle dit «à café» mais je crois que c'est la même chose. En passant, tant pis pour le bâton de canelle... ce sera de la poudre)
- 1 oeuf (ici, si je lis directement la recette dans
BlaglinesBloglines <je jure que le lapsus est involontaire, mais je le laisse!>, on lit «un uf», parce que le «oe» n'apparaît pas. Donc si vous me lisez à partir de bloglines, vous ne verrez rien dans les seconds guillements et vous ne comprendrez pas plus. Je précise donc qu'il s'agit d'un coco).
En passant, permettez-moi de vous montrer ma super armoire à épices, du moins la tablette du bas, où s'empile pêle-mêle toutes les épices internationales (ainsi que quelques coquerelles, probablement, mais je n'ai pas recensé...)
Procédure :
- «On mixe tout et si c’est trop liquide, on ajoute de la fleur d’oranger» c'est ici que je n'ai pas compris. Pour ne pas prendre de chance que ce soit trop liquide, je vais prendre un mini-oeuf, j'en ai trouvé chez IGA à 99 cents la douzaine. C'est pratique quand on fait des demi-recettes au lieu de prendre un demi-oeuf.
Elle dit «on mixe tout» mais c'est pas si simple... Voici le petit guide illustré :
sucre et canelle :
On va piler les amandes. Je sais, je croyais me sauver de la job en achetant les amandes en bâtonnets...

...mais
c'est avant de savoir qu'il faut ensuite les hacher. Donc je me
retrouve avec les désavantages des deux solutions : j'ai dû me faire
ch... à les hacher, et en plus puisqu'elles étaient déjà coupées, j'ai
perdu l'huile essentielle des amandes entières. Ça m'apprendra!

On
ajoute le coco... (un mini-oeuf car j'ai fait une mini recette, je
n'avais pas assez d'amandes. J'ai bien essayé une règle de trois parce
que j'avais 100 gr d'amandes pour une recette de 250 gr mais avec 0,4
oeuf, c'est pas facile à évaluer! Donc tant qu'à faire, j'ai pris
toutes les autres proportions au hasard.)
Voici la première pâte obtenue :
J'avoue
que j'aurais dû mélanger au mélangeur électrique, car le sucre n'est
pas très bien dissous mais moi, commencer à sortir les bébelles
électriques et les nettoyer ensuite, c'est pas trop mon fort. Je m'en
suis repentie au moment classique de lécher le bol, ça faisait «croutch
croutch» sous les dents...
Il reste donc les amandes en poudre à ajouter :
Et on forme de nouveau une pâte, celle avec laquelle on va devoir façonner nos billes (je sens qu'on va rire!)
Préparons d'abord notre sucre en poudre (sucre glace, comme disent les Français) :
- « Une fois la pâte obtenue, on forme des boules de la taille d’une grosse bille (n'empêche, ça s'appelait comment, à l'époque...??? des calots...? vous savez, rhooolalala, le truc qui était une bille gros format!!) et on roule ça dans du sucre glace.» Ici, on voit que Mesmetsetmoi a encore été obligée d'ajouter (en gras) des choses suite à mes commentaires idiots (je lui avais fait remarquer qu'une bille, c'est plus petit qu'une amande entière, suite à quoi, elle a répliqué qu'il fallait hacher les amandes, puis, pour ne pas prendre de chances, elle a grossi la taille de ses billes. Tricheuse! Tartagueule à la récré!)
On fais notre «bille» (HAHAHAHAHA) et on la roule dans le sucre.
Voici notre première bouboulle :
En gros plan : (ça ressemble plus à une bouse!)
- «Puis, on dispose gentiment sur une plaque...
Gentiment, gentiment... beurk! Ça colle sur les doigts...
- ...et hop ! au four pendant 10 min à 120°C» 120°C!!! Faut encore que j'aille consulter mon tableau de conversion! Mais ma connexion est si lente que je vais plutôt faire le calcul sous vos yeux éblouis : (120 x 9/5) + 32 = 248°F Je vais arrondir à 250.
Après la cuisson (10 minutes à 120°C, ou 248°F), on voit que l'apparence n'a pas du tout changé.
Résultat? Très bon, mais à 3,50$ le 100gr d'amandes, c'est cher! Pour mon prochain essai, je vais attendre d'être chez belle-mama, je suis certaine qu'elle a des dizaines de sacs d'amandes en poudre dans le fond de ses armoires depuis 1991!
Oups, j'ai oublié le cointreau!!!
Avec tout ça j'ai un million de desserts en route, je me demande comment je vais réussir à manger tout ça avant de partir!!!












































