mercredi 29 mars 2006
Le jus de légumes
Tentons aujourd'hui le NECTAR DES DIEUX!!!
Exceptionnellement, il nous faut pour ça une machine. Je n'aime pas trop encourager à la consommation d'appareils électriques, je prône habituellement le simple et le manuel (parce que je suis radine et qu'une machine ça coûte des sous...)
Mais je n'ai pu m'empêcher de me procurer, après des années et des années de tergiversations, une machine à jus! Aaaah, ces délicieux jus de légumes du Vénézuella, dans les machines que possédaient les marchands ambulants... Mais trève de nostalgie, je vous présente ma version idéale du jus de légumes!
Après divers essais, mon mélange fétiche est composé de :
- carottes
- pommes
- betterave
- gingembre

Oui, bon, mes légumes ne paient pas de mine, mais ils étaient dans mon bac à légumes depuis quelque temps.
Il suffit de les éplucher.
Je
n'épluche ni les pommes, ni le gingembre. Faut pas charrier. Et quand
mes carottes sont fraîches, je ne les épluche pas non plus. Les
betteraves non plus, à bien y penser. Mais là, elles étaient limite pourries. De toute
façon, tout ça va dans la machine qui broie, alors ça ne paraît pas.
Faut juste faire attention pour ne pas que le goût du moisi, le cas
échéant, ne se transmette au jus.
La betterave, ça tache. Attention, vous risquez de vous retrouver avec une certaine partie de votre anatomie teinte en rouge.

Bin vous vous attendiez à quoi???
Bref, quand tout est coupé et épluché, on envoie les carottes dans la machine... ça coule orange.
Les betteraves... ça coule rouge.
Vous avez compris le principe, inutile de vous montrer la photo de
la crotte de gingembre tombant sous les coups du hachoir rotatif. La
photo n'a rien d'impressionnant. Par contre, même avec ce petit chouïa,
l'odeur de gingembre monte au nez. Le jour où nous aurons droit au
blogue olfactif, je vous montrerai.
Quant aux pommes, elles y sont passées aussi, pépins, peau et tout. Facile.
Et c'est tout. On se retrouve avec une bonne quantité de liquide, qu'on va transvider dans un grand verre élégant.
J'entends d'ici vos objections : «oui, mais faut laver la machine, après...»
Oui. Faut laver la machine. Mais il y a un truc : pendant que le jus appétissant repose dans son verre en tulipe, on nettoie la machine. Donc boire le jus devient la récompense du nettoyage.
Il n'y a que 4 morceaux. Ça ne peut pas être très long.
Nous voyons qu'il y a plein de purée de fibres. Si on a bien tout épluché, on peut toujours en mettre dans des soupes. Moi, je n'aime pas la soupe. Je peux toujours le donner aux chiens. L'un est un chien de chasse (et non de chiasse) et l'autre est un bouvier (et non un bousier) bernois. Vous l'aurez compris à demi-mot, faut pas en abuser.
Autre solution : le compost. On accumule tout ce qui peut servir pour le compost dans un seau pour éventuellement aller le vider dans le carré à compost. Le mien (de carré) est enfoui sous 2 mètres de neige depuis décembre dernier, alors habituellement, je vais simplement le jeter n'importe où sur mon terrain parce que je ne me souviens plus où il est. Ce sera beau quand ça va fondre!!!
Donc, après avoir nettoyé nos 4 morceaux de machine...
...nous sommes enfin prêts à déguster!!!
...DIVIN!!!
Note à moi-même : avant l'hiver prochain, mettre un piquet pour repérer mon carré à compost!
lundi 27 mars 2006
La nouille revisitée
Ça ne pouvait pas en rester là!!! À la poubelle, les nouilles Ramen et tous ces souvenirs qu'elles évoquaient pour moi??? Non! Je me devais d'essayer de nouveau.
Puisque j'en ai trouvé un paquet au supermarché à 29 cents, je me suis dit que je ne perdais pas grand-chose à essayer.
Donc, hier soir, je me remets aux nouilles Ramen, prise 2.
J'y mets le paquet. C'est à dire que je mets toutes les options que les Philippins sur mon bateau mettaient, et qui donnaient tant de goût à ce paquet de nouilles insipides.
Allons : carotte râpée, oignons, gingembre frais...
On prépare aussi des petits pois. C'est à dire qu'on les dégèle dans l'eau chaude. Voyez cette tasse à mesurer en plastique fendue au bas. Il s'agit de mon dégeleur de petits pois. Il suffit d'y mettre les petits pois, de verser de l'eau chaude dessus et de déposer le tout dans l'évier. L'eau s'égoutte automatiquement dans l'évier. On rajoute de l'eau chaude jusqu'à ce que les pois soient chauds. Nul besoin de cuire et on a des petits pois comme frais du jardin!
Le dégeleur de petits pois s'achète au Dollarama, dans la section
des tasses à mesurer en plastique. Assurez vous qu'il est bien fendu au
bas. Certaines tasses à mesurer en plastique ont un défaut de
fabrication et ne sont PAS fendues au bas. En vente pour 1$.
Je commence donc en faisant frire de l'ail dans de l'huile d'olive, j'y mets les oignons et un piment vert (poivron) qui me restait dans mon bac à légume...

(Le poivron n'apparaît pas sur la photo car j'ai décidé de le mettre après coup)

Ensuite,
on réserve (j'adore utiliser ce terme, j'ai l'air d'une vraie pro!!! En
réalité, c'est dû au fait que le nombre de mes casserolles est limité
alors je vide le contenu de ma casserolle dans une assiette pour
pouvoir utiliser la même casserolle pour faire bouillir mes nouilles.
En plus, ça fait moins de vaisselle à laver.)
On met à bouillir une tasse d'eau, même si les instructions du paquet disent
DEUX tasses d'eau. Je ne veux pas une soupe, je veux un plat de
nouilles. Puis on ouvre le paquet de nouilles et on y dépose les
nouilles sans les briser.
Ça va devenir mou dès que c'est imbibé d'eau bouillante.
On peut alors y mettre la moitié du sachet de poudre chimique qui
est inclus dans l'empaquetage, en s'assurant qu'il ne s'agit pas du
bidule pour absorber l'humidité mais bien de la sauce...
Les nouilles sont prêtes. Il ne reste plus qu'à y verser nos gréements.
On commence par un oeuf, tandis que les nouilles sont bien chaudes. On
brasse rapidement pour qu'il fige bien partout égal.
On y met la carotte râpée, des petits pois, puis le contenu de
l'assiette qu'on a réservée plus haut... (carotte, ail, oignons,
poivron)

Et c'est finalement prêt! je goûte avec circonspection (Coyote échaudé craint les nouilles)... C'est... BON!!!
Comme dans mes souvenirs!!! J'ai réhabilité les nouilles Ramen! Hourra!

Et cette fois, il n'en est pas resté pour le chien!!!
lundi 20 mars 2006
Les sushi minute
Quand on adore les sushis, mais qu'on n'a pas de restaurant sushi à 50 km à la ronde et qu'en plus on est paresseuse, il y a moyen de bouffer du sushi quand même.
Voici donc la méthode sushi-minute...
Bien sûr, il y a le riz qui prend 20 minutes à préparer, mais on en aura quand même assez pour 4 jours et en plus il peut servir à autre choses (riz frit etc...).
Ingrédients nécessaires :
- Feuilles de nori (des feuilles d'algues);
- Du riz (et pas du riz minute, mais au moins du riz normal, si possible à grain court);
- Du vinaigre de riz;
- Du sucre;
- Une tranche de saumon frais.
Premièrement, on prépare le riz. Puisque personne n'a écrit pour
dire qu'il ne sait pas faire le riz, je vous fais grâce des
instructions. On a donc notre riz. Collant. On va y ajouter, mettons,
un quart de tasse de vinaigre de riz pour une tasse de riz (mesurée
avant cuisson). Et un peu de sucre, parce que c'est bon.

Ça doit donner un riz très collant, brillant, et aromatisé.
Ensuite, il faut faire refroidir ce riz à la température de la pièce. On peut tricher un peu...

Garder un oeil sur les molosses affamés qui sont dehors...
Pendant le refroidissement, on peut préparer notre feuille d'algues. En ouvrant le paquet, on
trouve un petit sachet. Non, ce n'est pas un assaisonnement (comme dans
les nouilles Ramen), faut pas le manger.

On
va mettre notre feuille d'algues sur un petit truc en lattes de bois qui va
nous aider à rouler notre sushi sans avoir besoin de tripoter
directement le rouleau.

Il ne reste qu'à préparer le poisson. Sortons notre belle tranche de saumon, et tranchons-y des filets minces.
Pendant ce temps, le riz a refroidi, on va l'étaler sur la feuille de nori. Environ à la moitié. 1cm d'épais.
Puis on ajoute le poisson cru.
On doit bien écraser, avec les deux mains, mais j'en ai besoin d'une pour mon appareil photo alors je ne vous montre qu'une seule main.
Et c'est prêt à couper.
Ensuite, il nous reste à couper en lamelles. Avec un couteau mouillé dans l'eau froide ça va mieux.
Pour tremper le sushi, il nous faut une sauce noirâtre, un peu sucrée. Je fouille dans mon frigo pour trouver quelque chose.
À force de tests, je trouve un truc : de la sauce soya mélangée à du sucre. Le sucre n'étant pas trop soluble dans la sauce soya, je le dissous d'abord dans de l'eau chaude, et je verse cette eau hyper sucrée dans la sauce soya. C'est assez approchant de ce qu'on trouve aux restos sushis.
Naturellement, je sers avec mon gingembre mariné que j'avais préparé la semaine dernière.
C'est très joli, et c'est délicieux. Si j'ai encore faim, je me prépare un autre rouleau, opération qui prend 45 secondes (un coup le riz préparé, il n'y a presque plus rien à faire!!!). On peut donc manger des sushis pour pas cher, jusqu'à s'en rendre malade!!!
Voici ma 2e assiettée de sushis :
Quant au reste de ma tranche de saumon, je n'ai qu'à la préparer en gravad lax et me faire le reste de la semaine des sushis au gravad lax pour finir mon riz! Notez que la méthode, la recette pour assaisonner le riz, la trempette, c'est tout de l'improvisé, car j'avais acheté des sachets de feuilles de nori où les instructions n'étaient pas indiquées. Alors j'ai un peu inventé. Mais c'est bon, je vous jure!!!
mercredi 15 mars 2006
Les nouilles Ramen
Plus grand chose à manger dans mes armoires. C'est un peu la faute de la tempête de neige qui sévit depuis deux jours...
Mais aussi à cause de ma paresse.
Je fouille donc dans mes armoires et je tombe sur deux sachets de nouilles Ramen! Aussitôt des souvenirs nostalgiques m'envahissent! Les nouilles Ramen, c'est la drogue des Philippins! C'était le plat national du Gypsum King! (Voir mes souvenirs marins)
Le soir, les gars se faisaient un petit en-cas, qui consistait invariablement en un paquet de nouilles Ramen assaisonné. Les Philippins sont d'excellents cuisiniers et adorent ça! Que de plats de nouilles n'avons-nous pas mangé pendant que la barge de fuel nous transférait notre combustible, à l'ancre dans le port de New-York, au beau milieu de la nuit!!! J'envoyais un de mes huileurs préparer une grande casserole de nouilles, et nous dégustions ça sous les lumières de NY, au loin...
Mais trève de réminiscences! Procédons!
J'ai d'abord fait frire un peu d'oignons, d'ail et de gingembre frais dans du beurre... Les arômes faisaient saliver!
Ensuite,
une tasse d'eau, et lorsqu'elle bouillait, j'ai mis les nouilles
sèches. Une minute pour cuire. J'ai incorporé la moitié du petit sachet
de sauce en poudre fourni, y ai mis une carotte râpée, des petits pois,
et un oeuf...
Puis je suis allée me réfugier dans le salon devant la télé avec mon butin pour le déguster. J'étais affamée. Une bouchée, deux bouchées... trois bouchées... euh... une sniffée...
BEUUUUUUUURK!!!
Mais qu'est-ce que c'est que cet arrière-goût de carton-colle fermenté??? C'est horriiiiiiiiiible!!! Le pire, c'est que le goût m'est resté dans la bouche toute la soirée, malgré que j'aie mangé force gingembre confit, bonbons à la menthe etc...
Je n'avais pas fait de photos pour ce post car j'avais un second paquet de nouilles dans mon armoire. Mon appareil photo étant resté en haut, je me suis dit que je referais cette recette le lendemain. Mais après cette expérience culinaire, je ne crois pas que je vais gaspiller un autre oeuf, une autre carotte, d'autres petits pois et d'autre gingembre pour refaire cette horreur infecte.
J'ai donné le reste au chien, qui l'a accepté du bout des lèvres (j'ai vérifié ce matin, il est encore vivant, ouf!). Quant au second paquet de nouilles...
Note à moi-même : faire le ménage de mes fonds d'armoires pour éviter d'y trouver des paquets de nouilles vieux de plus de 10 ans...
vendredi 10 mars 2006
Le gingembre mariné
Cette recette m'a été refilée par Lillizen, qui elle-même l'a prise de Vincent.
Pour traiter les conserves, voyez ici...
Ingrédients nécessaires :
- 1 1/2 tasse de gingembre tranché;
- 1 1/4 tasse de vinaigre de riz;
- 1 cuillère à thé de miel;
- 1 cuillère à thé de miso rouge;
- 1/8 cuillère à thé de sel à marinade.
Laissez moi vous expliquer :
- Le gingembre : vous vous souvenez que éplucher du gingembre est très chiant? Moi oui. Alors je me suis dit que puisqu'il faut couper le gingembre très fin, pourquoi éplucher? Le rapport surface tranversale/ circonférence étant très grand, ça ne paraîtra pas. Donc on économise un bon 10 minutes de travail sur cette recette, qui normalement prend 15 minutes à faire. Il nous reste 5 minutes pour effectuer le reste.
- Le vinaigre de riz se trouve à proximité du rayon poissonnerie de toute bonne grande surface. Essentiel car le goût est vraiment différent.
- Le miel : j'en ai mis trois fois plus que la recette le demandait. C'est bon du miel.
- Le miso rouge : impossible d'en trouver dans ma grande surface préférée, même dans le rayon poissonnerie. Le vendeur, très «d'adon», a fait des pieds et des mains pour m'en trouver, en vain. Mais par chance, alors que nous discutions du miso (je ne sais même pas c'est quoi...) devant le rayon des produits granolas, un client s'est excusé de se mêler de notre conversation en précisant que le miso rouge peut être remplacé dans la recette par de la sauce Tamari (dont j'avais une bouteille dans le frigo depuis quelques années). Béni soit ce client! Va pour la sauce Tamari.
Le
sel à marinades : c'est un sac de gros sel que j'avais acheté en vrac
dans le but de mettre dans mon bain quand je veux mariner dedans. J'en
ai mis une pincée dans mon gingembre mariné.
Donc, nous avons mis 30 secondes à réunir nos ingrédients.
Maintenant, prenons 2 minutes pour couper notre gingembre, en très
fines lamelles.
On tempe dans l'eau froide et on met au frigo.
Cette opération demande un autre 30 secondes de travail intensif. Ensuite, épuisé, vous pouvez vous reposer pendant 12 heures. Cette opération (le tempage et la mise au frigo) vise à diminuer un peu la force du gingembre. J'en ai conclu qu'il était avantageux pour moi de changer l'eau de temps en temps, et même de laisser tremper plus de 12 heures (il faut dire que l'échéance tombait à 03h du matin, heure à laquelle je me sens un peu feignasse).
Le lendemain, donc, un dernier coup d'énergie folle sera dépensée pour mettre ensemble vinaigre de riz, miel, sel et sauce Tamari, selon des proportions en accord avec la quantité de gingembre que nous avons tranché.

Attention, on doit faire bouillir le vinaigre, miel, Tamari et sel, mais pas le gingembre! (1 minute 30 secondes de travail).
Ensuite, on met le gingembre dans le pot de conserve (préalablement stérilisé selon la méthode décrite dans le lien plus haut). On verse ensuite le liquide bouilli dans le petit pot.
On peut lécher ce qui a dégouliné à côté (selon la méthode «poêle au nez»), c'est très bon, surtout si on a forcé la dose pour le miel...
On met le couvercle, et voilà, nous avons mis un dernier 30 secondes pour cette dernière étape, et on peut se reposer, nous et le gingembre, pendant un mois avant d'y goûter...
Sauf que moi j'ai triché et j'y ai goûté dès le lendemain. Mes impressions? : OUAAAAAAAAAAAAAAAH! (c'est foooooooort! Une chance que j'ai changé l'eau souvent!), mais c'est boooooooon!!!
Note à moi-même : faire la vaisselle.
mercredi 8 mars 2006
Le riz frit
Après les egg-rolls, continuons dans le (faux) chinois, avec le riz frit! Les amateurs de gingembre seront aussi ravis puisqu'il y a du gingembre dans cette recette.
Voici ce qu'il nous faut : du riz, des légumes, de la viande, quelques assaisonnements, et de la sauce en poudre chimique (si quelqu'un a une recette pour faire une sauce à spare-ribs, je suis preneuse!).
On commence par le riz. Tout le monde sait faire du riz? Sinon, je fais un autre post pour expliquer. Donc, pendant que le riz cuit, on fait le reste. (Et pas du riz-minute! Du VRAI riz!!! pour avoir le temps de tout préparer pendant qu'il cuit).
On doit couper les légumes (piment vert, brocoli et oignons) et, pour aller plus vite, on peut pré-cuire les légumes verts (brocoli et piments verts) au micro-onde (une minute, seulement, il faut que ça reste croustillant) et faire fondre dans l'eau chaude la glace autour des petits pois congelés.
Toujours pendant que le riz cuit, on prépare la sauce. (Quand j'aurai, grâce à vos recommandations, une recette de sauce, j'en ferai aussi un autre post). Les instructions sont sur l'emballage, alors je vous en fais grâce. Toutefois, voici les photos.
Puis on sort notre WOK! Le WOK fut à la mode, autrefois, donc toute
personne un peu granola en possède un dans le fond de son armoire. On
fait frire les oignons et le porc
ensemble, dans de l'huile normale, à laquelle on peut ajouter quelques
gouttes d'huile de sésame forte, pour donner un bon goût! On y met aussi
le gingembre coupé en petites lamelles, et aussi de l'ail haché, tant
qu'à faire. Puis, on fait un trou dans le milieu pour accueillir le riz
(qui, entretemps, est cuit).
On
rajoute un peu d'huile avant de mettre le riz, histoire de justifier le
nom de la recette qui dit bien «riz FRIT». Et on frit. Comme ça ne
devient pas nécéssairement brun, comme dans les buffets chinois, on va
ajouter de la sauce soya, tempura, tamari, etc, bref tout ce que vous
pouvez trouver qui donne une couleur brune au riz.
C'est ici qu'on ajoute les assaisonnements qui ne se voient pas (alors je ne me ferai pas c... à faire une photo, non mais vous avez remarqué comment c'est laborieux avec canalblog, il faut charger une photo à la fois, il y en a qui ont des trucs pour aller plus vite???). Donc on met euh... une pincée de monoglutamate de sodium, et euh... pas de sel puisque la sauce soya est déjà salée... puis... c'est assez, je pense.
Ensuite, on y jette nos légumes pré-mi-cuits, on brasse juste pour qu'ils deviennent chauds et c'est prêt!
Il ne reste plus qu'à verser la sauce sur le riz et hop! Vous avez un repas complet, vous mettez le reste au frigo et vous avez encore des repas complets pour les 4 prochains jours...
C'est plus joli décoré avec des échalottes (oignons verts pour les Français) mais je n'en avais pas et le village est à 5 milles à pieds...
samedi 4 mars 2006
Gingembre confit, partie 3 (fin)
Enfin, voilà venu le couronnement de 5 jours de travail intensif!!!
Il ne me reste qu'un dernier 3 minutes de dur labeur et bingo! Je serai l'heureuse propriétaire de 165g de gingembre confit!
Il nous reste donc à récupérer notre casserolle que nous avons
abandonnée il y a 3 jours, avec son couvercle, et de séparer le
gingembre du sirop...
Remaquez le délicieux sirop qui coule en dessous... On va récupérer
ça pour en faire une boisson délicieuse, ou bien pour aromatiser des
plats délicieux, ou bien tout simplement pour lécher, comme ça...
On va d'ailleurs prendre soin de lécher le fond de la casserolle, ainsi que le fond du tamis...

On étale ensuite sur du papier «sulfurisé», ce qui, j'imagine, est
du papier ciré, dans le but de faire sécher. (Naturellement, ensuite on
va bien lécher le papier).
À l'abri des prédateurs, autant que possible.
Au bout d'une heure, on se tanne parce qu'on se rend compte que ça ne sèche pas. Alors on n'attend pas et on saupoudre de sucre.
Puis enfin on range dans un petit pot qu'on va déguster à petites doses... (n'oubliez pas de lécher le papier!)
Bref,
mon gingembre, que je me suis empressée de goûter, déjà que je m'étais
retenue pendant trois jours alors qu'il «reposait» sur le comptoir,
était délicieux, juste assez tendre, un peu ferme, un peu fort encore,
pas fibreux parce que je l'ai bien coupé transversalement aux fibres,
et finalement c'est pas trop de trouble à faire. Dès que les routes
sont dégagées, je retourne acheter du gingembre pour en refaire
d'autre!!!
Pour l'instant, il m'en reste assez pour faire un
essai de gingembre mariné et faire ma recette de riz frit, que je
partagerai avec vous d'ici peu!
mardi 28 février 2006
Gingembre confit, partie 2
Nous sommes le 28, c'est le temps de procéder à une nouvelle étape du gingembre confit.
Résumé d'il y a deux jours :
- Éplucher et couper le gingembre;
- Tremper une heure dans l'eau froide;
- Bouillir 5 minutes, 3 fois, en changeant l'eau chaque fois;
- Faire le sirop;
- Bouillir 10 minutes ce sirop et verser sur le gingembre;
- Attendre 2 jours, avec le gingembre recouvert du sirop et avec le couvercle dessus...
Donc...
JOUR 3
Mettre le sirop à bouillir;
Bouillir le sirop pendant 5 minutes;
Recouvrir le gingembre avec ce sirop rebouilli, puis couvrir et laisser reposer 3 jours.
Pour calmer les craintes de Julie dans son commentaire dans l'étape 1, j'ai goûté un morceau de gingembre... OUAAAAAAAAH! C'est bon, il est assez fort, plein de saveur, et encore un peu ferme...
Suite dans 3 jours!!!
dimanche 26 février 2006
Le gingembre confit
Suite à une exploration de recettes de gingembre, j'ai trouvé une recette pour faire du gingembre confit. Puisque c'est rare comme de la marde de pape, et à peu près aussi cher, je me suis dit que j'allais tenter l'expérience.
Le seul défaut du site mentionné, c'est que ça manque de photos. Les nuls comme moi, qui ne comprennent pas vite, ont besoin qu'on les tienne par la main. C'est pourquoi je me dévoue pour vous présenter en détails mon expérience...
Donc, pour un investissement de 91 sous, je vais préparer sous vos yeux, en direct, le gingembre confit!!!
Ingrédients :
- 250g de gingembre
- 400g de sucre
- 250g d'eau
Durée totale de l'opération : 5 jours.
Jour un (hier) :
On
prend le gingembre et on se met en devoir de l'éplucher. Ça c'est
chiant. C'est long. Mais on y arrive. Un coup que c'est fait, le pire
est passé. Le reste ce n'est que de la rigolade.

Ensuite, on va le couper en rondelles. Je les ai coupés
transversalement aux fibres, dans l'espoir d'avoir du gingembre confit
pas trop fibreux. On trempe ensuite dans l'eau froide pour une heure,
puis on jette l'eau.
Le but est de réduire la force du gingembre, paraît-il.
Étape suivante : on fait bouillir notre gingembre égoutté dans de la nouvelle eau. 5 minutes. On jette l'eau, puis on recommence avec de la nouvelle eau un autre 5 minutes. On jette l'eau et on recommence avec de la nouvelle eau un autre 5 minutes. Non, je ne me suis pas trompée dans mes copier-coller, il faut faire ça trois fois.
On met à profit le temps entre les bouillons pour courir à l'ordi et voir sur internet combien ça fait en volume, 400g de sucre... (maudites recettes françaises à la maaaaaarde!!!)
La recette originale dit 250g de gingembre. Au supermarché, j'ai pogné un motton de gingembre et il n'a été pesé qu'à la caisse. Il y en a 165g. Environ le 3/4 donc. Selon mon cours de maths de 5e année B (CM2 pour les Français, je crois), une règle de trois approximative me permet de conclure que j'aurai besoin de 300g de sucre et de 165 ml d'eau.
L'eau ne cause pas de problème. Pour le sucre, je ne possède pas de balance. Une recherche intensive sur un site, puis un autre, m'a convaincu de faire ça au pif parce que les sites n'ont pas l'air de s'entendre sur la densité du sucre.
Va donc pour 250 ml de sucre, ce qui fait une moyenne entre mes informations contradictoires.
Nous voici arrivés à l'étape finale de la journée : faire bouillir
la bonne quantité d'eau (neuve) et la bonne quantité de sucre... (il
paraît qu'en ajoutant quelques gouttes de citron à ce sirop, on va
empêcher le gingembre de noircir, mais ce n'est pas prouvé)

...puis verser sur le gingembre (qui, je le rappelle, est égoutté
après avoir subi ses trois bouillons). On couvre et on oublie ça
pendant 12 heures. On va donc écouter Ram-Dam tranquille à la télé, on
va faire dodo, et le lendemain... le lendemain est un autre jour!
Jour deux (aujourd'hui) :
On va égoutter notre gingembre MAIS on garde le sirop. On va faire bouillir ce sirop 10 minutes.

On reverse ensuite le sirop sur le gingembre, on remet le couvercle et on oublie ça...
Suite dans deux jours!
mardi 21 février 2006
Les egg-rolls (au chou et au poulet)
J'avais pensé à faire cette recette suite au thème du mois dans blog-appétit (chou et volaille), mais le lien a soudain disparu! Et ce, justement hier, alors que j'ai fait l'acquisition d'un magnifique chou!
(Dernière nouvelle : le lien est rétabli!!!)
Mais tant pis, je vous présente tout de même cette recette, qui a été l'une de mes premières expériences culinaires, quand j'avais 12 ans, avec une copine : nous nous étions installées dans la cuisine pour fabriquer 50 egg-rolls!
Voici donc ce qu'il nous faut...
Le contenu est assez simple : du chou, des carottes, des oignons,
tout ça râpé. Je me sens un peu paresseuse, alors je sors ma râpe
électrique. Celle que mon frère m'avait laissée lorsqu'il est parti s'établir en France, le malheureux.
J'envoie pêle-même le chou, les carottes (pas épluchées, à quoi bon? personne ne va s'en rendre compte et ça sauve du temps) ainsi que les oignons.
Si mon intention était de m'éviter de pleurer en envoyant les oignons tout ronds dans la machine au lieu de les couper, c'était peine perdue! Il y avait de telles émanations qui sortaient de là que c'était pire! En 3 secondes les oignons étaient expédiés, mais le gaz lacrimogène concentré m'a assailli de façon hargneuse.

Temps de l'opération : 25 secondes!
On envoie tout ça dans un grand saladier
(ou dans la gamelle du chien si on n'a pas de saladier), et on ajoute
de l'huile d'olive (ou de ce que vous voulez sauf de la 10W30)
...de la sauce soya, du sel, du sucre, et
si vous en avez, cet ingrédient secret qui entre dans la composition de
toutes les recettes orientales, le monoglutamate de sodium!
... et on laisse reposer un peu.
EEEEEEH! Pschhhht, vilain matou!
Nous sommes rendus aux pâtes. On les achète toutes faites, en paquet de 50, pour 4,99 $. Donc 10 cennes chaque pâte.
Notez que la salade aura produit du jus, donc il est bon de la transférer dans un tamis, et rendre la gamelle au chien.
On va utiliser un blanc d'oeuf en guise de
colle. Nous allons appliquer de la colle, avec le doigt, sur trois côtés de la pâte :
le gauche, le droit, et le haut. Voyez plutôt :
Puis, on met une cuillèrée de salade au milieu de notre pâte.
On rabat ensuite la pâte, le bas en
premier, puis le haut, de façon à ce que la colle du haut arrive sur le
revers du bas, qui n'a pas besoin de colle par le fait même. Brillant.
On scelle ensuite l'une des extrémités, comme ceci :
Et d'un geste élégant, on saisit le
rouleau par le col, on maintient sa gorge ouverte pour y insérer de
force un supplément de salade dans le gosier. Un peu à la façon du fois
gras.

Il ne reste qu'à sceller notre rouleau!
Et on n'a plus qu'à refaire le même geste 50 fois!!!
Au secours, copine de mon enfance, où es-tu???
Mais avec un peu de pratique, on arrive à faire un rouleau en 37 secondes. Ce qui m'a permis de terminer à temps pour ne pas rater mon émission favorite, Ram-Dam. (Oui, c'est une émission pour ado. Et alors???)
Mais avant ça, il faut frire nos rouleaux. Sortons donc notre friteuse hi-tech et procédons :
Naturellement, on ne va pas manger 50 egg-rolls tout d'un coup...
On va donc les ranger dans des poches de lait vides, par portions
individuelles de 5, mettons, pour pouvoir les congeler et les
décongeler au besoin.
(Oups, j'ai oublié de mettre la volaille dans ma recette de chou et volaille, ce qui lui vaudra sûrement d'être disqualifiée pour le concours de blogappétit!!! De toute façon, j'avais triché, ce n'était pas un morceau de volaille dans le sac de la première photo, mais un morceau de porc... Tant pis, je ferai des souvlakis avec!)
Note à moi-même : dégivrer mon congélateur.





















