Poêle au nez!

...Ou poêle occulte, c'est selon. La cuisine pour les nuls, par une nulle! Manuel illustré de la petite recette facile.

samedi 18 février 2006

Les biscuits au beurre de pinotte

Quand il fait une journée comme celle-ci :

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On n'a qu'une envie : se faire des biscuits au beurre de pinotte!

C'est pourquoi je vais faire des biscuits au beurre de pinotte.

Voici les ingrédients :
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Remarquez le méga pot de beurre de pinotte de 2 kg, un Essentiel dans toute cuisine bien tenue. Et même dans les cuisines mal tenues.
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Bref, allons-y pour la recette.

  • 1/2 tasse de beurre
  • 1/2 tasse de beurre de pinotte
  • 1/2 tasse de sucre
  • 1/2 tasse de cassonade

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On mélange le tout. Si, comme moi, votre beurre est dur comme de la roche, mettez le bol au complet au micro-ondes 15 secondes.

Puis on ajoute :

  • 1 oeuf
  • 1 cuillèrée de vanille

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On mélange le tout, puis on ajoute :

  • 1 1/2 tasse de farine
  • 1/2 cuillèrée à thé de bicarbonate de soude (tite vache)
  • 1/4 cuillèrée à thé de sel

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On mélange le tout. Voilà le mélange est terminé.

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Il reste le plus difficile : faire, comme la recette le dit, 30 biscuits. Si vous pensez que je vais me faire ch  m'emm fabriquer patiemment 30 ti maudits biscuits, vous vous fourr trompez. Alors je vais en faire une douzaine de gros et basta. On envoie des mottons de pâte graisseuse dans nos mains, on éfouére à la fourchette et on dépose sur la tôle. Pas besoin de la graisser, c'est assez graisseux comme ça.
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OOOh que c'est joli (oui, bon...)
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Il ne reste plus qu'à cuire à 350°F de 8 à 10 minutes.

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Ensuite on va déguster notre gros biscuit tranquille au ras du poêle à bois pendant que la tempête souffle à l'extérieur, qu'il fait -20°C et que la poudrerie s'obstine à remplir notre balcon de neige qu'on déneige ou pas.

Posté par coyotedesneiges à 16:54 - Dessert de bûcheron - Commentaires [14] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

lundi 13 février 2006

Le pâté aux patates

Tant qu'à être dans la pâte à tarte, je vous confie une autre de mes recettes éprouvées : le pâté aux patates!

Laissez-moi d'abord vous raconter mon enfance malheureuse de petite fille.

Nous étions pauvres à l'époque. Nous nous partagions une balayeuse pour 4 appartements, une Volkswagen (celle de l'époque) pour une famille de 6, et les fins de mois étaient difficiles. Paraît-il, car je n'en ai aucun souvenir, puisque je ne passais pas personnellement la balayeuse, que le coffre arrière de la Volkswagen était réservée à mon petit frère, et qu'à toutes les fins de mois j'avais droit à mon délice : ma maman préparait LE PÂTÉ AUX PATATES!!!

Oui, vous avez bien lu, le pâté aux patates! Il s'agit simplement de patates pilées, dans une croûte de tarte (la meilleure au monde, je vous le rappelle). Parfois, quand nous avions la visite de mère-grand, elle nous prenait en pitié et le fabriquait elle-même, en mettant du thon en boîte dedans, ce qui en faisait du pâté aux patates et thon. Beuuuurk! À l'époque, je détestais le poisson et j'avais terriblement hâte au mois suivant pour récupérer mon pâté aux patates, recette originale.

Puis, graduellement, nous sommes devenus plus à l'aise financièrement (ainsi que dans le coffre d'une Volkswagen devenue de format familiale), les fins de mois difficiles se faisaient de plus en plus rares, et le pâté aux patates aussi. Snif, snif.

J'espère que je vous ai bien fait brailler avec mon anecdote d'enfance frustrée (ai-je mentionné que nous avions une orange pour Noël et que nous allions pieds-nus à l'école qui se trouvait à 10 km en plein hiver??? Non??? Ça doit être parce que c'est pas vrai...), parce que maintenant le moment de la revanche  est arrivé : je vais vous divulguer le secret de la recette ORIGINALE du pâté aux patates!

Vous savez tous comment faire la pâte (la plus simple et la meilleure au monde). Concentrons-nous donc sur la garniture!

Ingrédients :

  • Patates

Procédure :

  • Éplucher et cuire les patates;
  • Piler les patates;
  • Mettre les patates dans la pâte;
  • Recouvrir le pâté avec encore de la pâte;
  • Faire cuire jusqu'à ce que la pâte soit dorée (pour accélérer la doréfaction de la pâte, on peut la badigeonner de lait sur le dessus);

Accompagnements :

  • Des oignons crus trempés dans le vinaigre.

Simple? Oui, mais dans la pratique, comment vit-on l'expérience du pâté aux patates?
Voici pour le bénéfice de tous le petit pâté aux patates illustré!

Tout d'abord, trouvons des patates. J'ai trouvé des patates dans la cave. Elles n'étaient pas encore complètement pourries alors j'en ai profité.

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Puis, il faut les peler. Go.

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Ensuite, nous devons les faire cuire. Comme je cherchais à économiser l'électricité, je les ai mises sur mon poêle à bois. Au bout de deux heures, je les ai retransférées sur le rond électrique. Elles étaient un peu molles mais leur molesse venait de leur grand âge, et non de leur degré de cuisson.
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Enfin, quand les patates sont cuites, il faut les piler, les écraser, les éfouérer, leur faire mordre la poussière... mais je m'emporte.
Sortons notre pilon... et pilons.
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Mais des patates pilées, c'est un art. Pas juste des patates. Il faut ajouter des choses, genre un morceau de beurre (salé!)
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Et pour ajouter du moëlleux, il faut mettre du lait, de la crème, ou encore cette chose qui traîne dans mon frigo depuis deux semaines, et dont la liste des ingrédients fait peur. «PRODUIT de crème sûre???»
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Hum... Composé de...

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Bon, fermons les yeux et allons-y gaiement!
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Maintenant que le patates pilées sont prêtes, occupons-nous de la pâte.

Chacun connaît à présent mon style particulier de croûte :
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Qu'on doit pré-cuire 10 minutes :
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On y pousse ensuite nos patates pilées, pour en faire une masse compacte à l'aide de la fourchette.
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On doit recouvrir le tout d'une autre couche de pâte.
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Petite tricherie avant de mettre au four : pour que ce soit plus doré, on badigeonne de lait, ou, encore mieux, d'un blanc d'oeuf. Le blanc d'oeuf s'étale mieux mais il faut se débarrasser de l'éxcédent de bave sinon ça deviendra blanc plutôt que doré à la cuisson.

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Mais le résultat en vaut la peine!
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Et l'accompagnement??? Simplement des oignons coupés trempés dans le vinaigre blanc.
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Et enfin nous arrivons à la fin du fin, l'expérience gastronomique ultime, la quintescence du palais averti, digne des livres d'Alain Ducasse :

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vendredi 10 février 2006

La quiche!

quiche_008Vous vous souvenez des restes de pâte à tarte (la meilleure et la plus simple du monde) que nous (moi, en tous cas) avions mis au congélateur?

Moi je m'en souviens, et je l'ai sortie pour me faire une quiche. Non, pas Lorraine. Juste une quiche avec plein de cochonneries dedans. Tout ce que je trouve dans mon frigo en fait.

Nous allons commencer par suivre mon conseil et pré-cuire la pâte à tarte, hâtivement roulée parce qu'elle est tellement bonne que malgré l'apparence un peu poche, on la déguste quand même.

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Pendant qu'on la pré-cuit 10 minutes au four à 400°F (voir le tableau de conversion), on prépare les gugusses.

La première chose à faire est le mélange d'oeufs. Mettons que je mets 4 oeufs. Et plein de crème.
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Combien de crème? Je l'sais-tu, moi! J'ai dit qu'on faisait simple, alors on verse, point.

quiche_002Naturellement, si je voulais faire compliqué et si je voulais faire ma péteuse, je sortirais ma pâte de cèpes et truffes (cadeau de mon ti-frère lors de son passage à Paris) et j'en mettrais une petite quantité pour donner un arôme subtil à ma mixture ovipare ovine d'oeufs.

Je vous aurais alors prévenu que ce n'est pas soluble dans un mélange d'oeufs et qu'il convient de délayer dans la crème ou le lait avant d'envoyer ça dans nos oeufs. Mais bien sûr, puisque tout le monde ne peut être Parisienne comme moi et surtout avoir un frère qui nous fait des cadeaux, on va mettre autre chose pour assaisonner nos oeufs.

05_10_18_003_cibouletteVous vous souvenez de la ciboulette que j'avais fait pousser dans mon petit jardin?

Juste avant que la neige ne tombe, j'en avais coupé pour la conserver dans l'huile d'olive, et j'avais mis le tout au frigo pour utilisation future.

Et bien, ce n'était pas une bonne idée.

Observez la fourrure...

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quiche_006Mettons qu'au lieu, je vais utiliser le pesto de mon papa (j'avais hautement protesté que sa recette ne valait pas de la mar était de médiocre qualité, alors, piqué au vif, il m'a donné un pot de la même recette qu'IL avait préparée, sans la rater, LUI!)

Voilà pour les assaisonnements. Maintenant. Comment la garnit-on?

J'ai trouvé des piments verts dans mon frigo. Si j'avais eu des épinards j'en aurais mis, mais je n'en avais pas. Allons-y pour les piments verts. Avec des oignons, tiens. On coupe et on fait un peu frire.
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Ensuite, il me restait un peu de bacon. Go pour le bacon. 3 tranches.

Puis, il faut mettre du fromage. Attention, on est au Québec. Notre fromage-qui-fond et qu'on met partout est le mozzarella. Mais avouons que c'est meilleur avec du fromage suisse. Le seul que j'ai est en tranches plastifiées. J'ai honte. C'est pour ça que je n'ai pas pris la photo de cette horreur. Mais j'en ai mis pareil, je l'ai coupé en carrés et je l'ai mis dans le fond de la tarte, on peut voir un peu les morceaux qui dépassent dans la photo où je verse ma mixture, un peu plus bas.

Revenons à mon fromage. En plus d'être du fromage «processé», mon mozzarella avait fait un tour dans le congélateur quand je suis partie pour la France il y a trois mois. Je l'ai décongelé quand j'en suis revenue, il y a trois semaines. Quand on dégèle du mozzarella, il devient tout mottonneux et il s'effrite sur la râpe au lieu de se râper. Bonne affaire, finalement, c'est bien plus facile. (Dans le coin gauche de la planche : le bacon)

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Tout est prêt, il ne reste plus qu'à assembler.

  1. quiche_012 Les piments et les oignons
  2. quiche_013 Verser la mixture
  3. quiche_014 Ajouter le bacon
  4. quiche_015 Jeter le fromage sur le dessus
  5. quiche_016 On peut saupoudrer de la chapelure...

Et finalement, on met au four, toujours à 400°F, pendant 30 minutes.

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Einh? Pas pire, pour une nulle!!! Baveuse à souhait! (Pas moi, l'omelette!)
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mardi 24 janvier 2006

Garnissons notre tarte!

Voici enfin la rubrique qui vous permettra de garnir votre délicieuse croûte de tarte!

Nous allons faire une garniture aux framboises, parce que j'ai une tonne de framboises dans mon congélateur. Je les avais ramassées cet été dans mon terrain en friches où les framboisiers poussent comme de la mauvaise herbe.

En décongelant, les framboises donnent de l'eau. Et deviennent plus amères. J'ignore l'explication du phénomène, mais mes belles framboises si sucrées cet été ont perdu leur sucre!!!

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D'abord, on va s'occuper de l'eau. On veut une tarte qui se tient, pas une mollasse qui coule partout. On va donc épaissir avec un peu de fécule de maïs. Ça ressemble à ça, et je crois que c'est l'équivalent du Maïzena en France.

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On doit délayer une ou deux cuillères à thé dans le jus.
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Ça fait un peu rose mais la couleur va revenir à la normale, ne vous en faites pas.

Maintenant, il faut sucrer. Pour ne pas gaspiller mon sirop d'érable, mais pour faire plus original que du sucre ordinaire, et aussi un peu pour embêter les Français qui mettent plein d'éléments que je ne connais pas dans leurs recettes, je mets du sirop de maïs.

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J'en ai mis presque une tasse, mais j'aurais pu en mettre encore plus... (On dirait que les framboises sont un trou noir à sucre, il n'y en a jamais trop! La prochaine fois je ferai une tarte aux pommes!)
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Quand notre fond de tarte est pré-cuit, on verse d'abord les framboises, puis la mixture rose. (Ne pas confondre les deux photos!)
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En cuisant, le fécule de maïs va faire épaissir tout le sirop et on aura quelque chose qui se tient!

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Si ce n'est pas encore assez sucré, on peut toujours saupoudrer du sucre dessus, et noyer dans la crèèèème!!!

 

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dimanche 22 janvier 2006

Le secret de la pâte à tarte la plus simple et la meilleure du monde

La pâte à tarte la meilleure au monde est celle de ma grand-maman, qui m'a transmis son secret et que je vais partager avec vous. Mais c'est bien parce que je n'ai pas de petite-fille avec qui la partager car cette recette ne se transmet que de bouche de mère-grand à panier de petit chaperon rouge.

Donc voici le Secret :

D'abord l'incantation magique : «Ôôôô graisse farine».

Oui, car ce sont là les seuls ingrédients.

Eau, graisse, farine.
Proportions : 1-2-4.

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Voilà tout est dit.
Tout?
Non, car il y a encore moyen de la rater.

Il existe un truc.
Je vais vous le dire, au cas où vous m'inviteriez chez vous et m'infligeriez votre infâme pâte à tarte épaisse et solide comme une feuille de gyprock. Non, ce n'est pas de là que vient le terme «feuilleté».

Car pour une pâte vraiment feuilletée, le truc, c'est NE PAS TRIPOTER LA PÂTE!!!

Contrairement au pain, qui demande à être malaxé, pétri, pogné, trituré, la pâte à tarte ne supporte que le contact de la fourchette pour la brasser, et celui du rouleau pour l'éfouérer. Ça ne veut pas dire de ne pas se laver les mains avant de procéder à la recette.

Voici donc la procédure facile :

  • 06_01_19_glace_002Dans un grand bol, une tasse d'eau (quand je dis une tasse, ça peut être n'importe quelle mesure de volume), deux tasses de graisse et trois tasses de farine. Ici, j'avais dit 4 au début mais c'est parce qu'on ne met que 3 tasses au début, puis la 4e tasse sera intégrée lors de l'éfouérage au rouleau à pâte. La graisse, c'est de la graisse végétale ou animale, peu importe, du Crisco ou du saindoux, on s'en fout. (Pour la photo, j'ai fait 1/2 recette)
  • On mélange à la fourchette pour faire une pâte.

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  • On prend une petite boule avec nos mains (je vous l'avais bien dit de laver vos mains!!!) et on la roule dans la farine dont on a saupoudré la table. Bin épais, la farine, mettez-en, c'est pas d'l'onguent. C'est d'ailleurs là qu'on compense pour la tasse de farine qu'on n'avait pas mise au début.

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  • Avec le rouleau, on commence à rouler. On retourne souvent pour bien faire rentrer la farine et pour ne pas que ça colle sur la table. Ce sera de plus en plus délicat à retourner, à mesure que ça s'amincit. On peut aussi juste la décoller et s'assurer qu'elle glisse sur la table.

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  • Un trou dedans? Pas grave, on recolle et on continue. Quand ce sera cuit, les trous vont ressembler à du feuilleté alors pourquoi se forcer?

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  • 06_01_19_glace_018Quand elle est au bon diamètre pour notre assiette à tarte, on la plie en deux, puis en quatre, puis on la redéplie dans l'assiette. Ça va refouler à la cuisson alors on ne se gêne pas pour en mettre sur les bords.

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Non mais vous avez vu ça??? Quelle dextérité!!!

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On prépare autant de dessous de tartes qu'on peut, en gardant en tête qu'il faudra mettre un dessus sur quelques unes de ces tartes. Avec 1/2 recette, je peux faire 2 1/2 petites tartes (la 1/2 ce sera pour un fond de quiche). D'ailleurs on peut mettre au congélateur nos bouboules pour une tarte, dans une poche de lait vide, par exemple...

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Second truc : avant de mettre la garniture, faire cuire pendant 10 minutes la pâte du dessous. Comme ça on s'assure qu'elle restera croustillante et feuilletée même après y avoir mis de la garniture plus ou moins liquide. Même principe quand on fait une quiche. (J'ai pas dit «quiche Lorraine» alors les puristes Français, on se retient et on se la ferme!)

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Ah! Il faut faire des petits trous dans la pâte avant de la mettre au four sinon ça gonfle au milieu et ya plus de place pour mettre le stock dedans.

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On la met au four à 400°F pendant euh... environ 30 minutes, je pense (zavez qu'à la surveiller!). Mais pour obtenir un beau fini brun brillant, on triche un peu : on badigeonne le dessus de la tarte avec du lait ou du blanc d'oeuf. Ensuite on fait les trous requis. Puis hop, au four.

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Cette pâte à tarte est si feuilletée que l'on peut rater l'apparence des dessus de tarte, c'est pas grave, et s'il reste quelque chose dans l'assiette, ce ne sera pas de la croute, c'est garanti!!!

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Dans la prochaine leçon, on apprendra à faire de la garniture!

Posté par coyotedesneiges à 21:25 - Recette simple - Commentaires [17] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

samedi 14 janvier 2006

Le saucisson de chocolat

Encore une idée copiée!

Je l'ai trouvée ici, chez Omelette, qui elle-même l'avait prise d'ailleurs.

Évidemment, je n'arrivais pas à comprendre les instructions, mais n'écoutant que mon courage, je me lançai!

Ingrédients :

  • 200g de chocolat
  • 100g de beurre
  • 50g de sucre glace
  • 1 oeuf
  • 10 cubes de guimauve
  • 150g de sablés

À priori, rien de bien compliqué... Sauf que je suis restée perplexe pendant 15 minutes à me demander si le sucre glace était le sucre en poudre ou le sucre ordinaire en cristaux. Un petit tour dans les réserves de Belle-Mama m'a fait comprendre que le sucre en poudre français est le sucre en cristaux, d'où ma confusion. J'ai donc opté pour un pot de sucre en poudre, trouvé dans le fond de l'armoire, et qui devait dater de 1997.

J'ai sorti la balance, comme il se doit (maintenant j'ai l'habitude), et j'ai trouvé des biscuits secs, appelés «sablés» ici. À Rome faisons comme les Romains, j'ai aussi pris du beurre doux. Pour la guimauve, je suis rusée. Après avoir lu les commentaires dans les recettes, j'ai vu que tout le monde avait bien des difficultés à couper les morceaux de guimauve (chamallo pour les Français), alors moi j'ai pris des guimauves miniatures, déjà au bon format (préalablement importées du Québec, au cas où)!

Voici donc les ingrédients rassemblés :

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Les instructions, maintenant!

  • Faire fondre le chocolat et le beurre au bain marie jusqu'à consistance lisse.
  • Hors du feu : ajouter le sucre et l'oeuf et bien brasser.
  • Ajouter les biscuits écrasés ainsi que les morceaux de guimauve en dés.
  • Verser sur un cellophane, et rouler en saucisson.
  • Mettre 5 heures au frigo.
  • Avant de servir, rouler dans du sucre glace.

Oooooh que ça semble simple!

Déjà, j'ai un peu de mal avec la technique du bain marie. Je mets une casserolle dans une autre casserolle qui contient de l'eau qui bout. La petite casserolle ne tient pas droite, mais ça fait l'affaire quand même.

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Ensuite, le sucre glace (cru 1997) était muni d'un couvercle à trous. À ce rythme, je n'allais pas avoir mes 50g avant la nuit! J'ai donc arraché le couvercle à trous.
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Je jette mes 50g dans le chocolat-beurre (en pâte lisse) que j'ai mis hors du feu. Je brasse.
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L'oeuf. Je fais vite car le chocolat est chaud et j'ai peur que l'oeuf ne cuise avant que je n'aie eu le temps de brasser (après avoir pris la photo, bien sûr).
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Pour les biscuits secs, les grands moyens! On éfouére au rouleau à pâte direct sur la table!

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Puis on introduit dans la casserolle, en essayant de ne pas en foutre partout.

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La pâte commence à avoir une texture grumeleuse.
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Je prépare mon cello. Le cello, c'est quoi? Du Saran-Wrap ou bien du papier ciré??? Pas de chance à prendre, je mets les deux. J'ai un peu peur que le saran ne fonde au contact du chocolat chaud, et puis c'est encore bien liquide, cette pâte... Ça va s'abandonner avant que je n'aie eu la chance de le rouler en saucisson...
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Dernière étape, j'ajoute mes morceaux de guimauve dans la pâte, en espérant qu'ils ne fondent pas.
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Non, ça ne fond pas. Mais c'est encore un peu liquide...
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Allez, tant pis, je verse sur mon cello-ciré. Oh, la bouse!!!
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Comment rouler ça??? J'y vais en attapant les bords du saran et en tortillant les coins. L'excédent coule sur le papier ciré. C'est pas grave, je vais lécher tout ça tout à l'heure.
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Mais c'est encore bien liquide. Je vais le mettre au congélo pour que ça durcisse plus vite, coincé entre deux objets, pour que ça reste en une forme à peu près cylindrique.
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Enfin, ça vient à durcir assez, je peux corriger la forme un peu.
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Ouais... pour l'apparance saucisson, on ne peut pas dire que c'est très fidèle... Mais en coupant des tranches, c'est déjà un peu mieux. Quoique mes morceaux de guimauve sont peut être un peu gros encore.
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Et en roulant dans le sucre glace, c'est encore plus ressemblant. Surtout pas de flash.
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Quelqu'un saurait faire une patate en chocolat???

(Cette dernière boutade ne saurait être comprise que par les Québecois nés avant 1970...)

Posté par coyotedesneiges à 14:10 - Recette compliquée - Commentaires [12] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

mardi 10 janvier 2006

Le jus de gingembre

C'est en lisant un post dans «Le confit, c'est pas gras!» que j'ai trouvé un autre post, dans «Culinotest» cette fois-ci, auquel elle faisait référence: le jus de gingembre! C'était un vieux post du mois de mars 2005, que je n'avais pas vu.

Je vous encourage à aller le voir, pour ne pas qu'il soit perdu dans les archives du temps, puisque c'est un «must» pour tous ceux qui ont la crèèèève!

Naturellement, j'ai fait ma petite adaptation. Tout d'abord, j'ai imaginé, grâce à ma paresse légendaire, NE PAS ÉPLUCHER LE GINGEMBRE! Non mais c'est vrai, pourquoi se faire c... à éplucher du gingembre??? Il est très joli comme ça, tout propre, tout luisant...
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Mais il a bien fallu que je le râpe. Maligne, j'ai tout lu les 52 commentaires de l'article de Caroline dans ses culino-tests, donc, j'avais tout prévu. J'ai d'abord testé les petits trous de la râpe. Pas bon, ça s'est engorgé très vite. pas facile à râper, du gingembre!
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Puis, je suis passée aux gros trous de la râpe. Bin merde, pas plus facile! Qu'à cela ne tienne, je tente avec le presse-ail!
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Non, ce n'est pas mieux, ça s'éfouére dans le fond en faisant une ou deux gouttes de jus...
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Alors je reviens à la râpe à grands trous. J'aurais dû appeler Belle-Mama pour qu'elle vienne m'aider, mais elle était absente. Ce qui explique aussi que je n'aie pas pris le robot ou quelque autre gugusse électrique. Ils sont tous rangés en des endroits introuvables...

À force de taponner, je finis par trouver LE truc! Il faut râper dans le sens des fibres et ça va tout seul! On dirait du gruyère râpé tellement c'est parfait!
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C'est vrai que c'est pas évident de trouver le sens des fibres, ce qui fait qu'après le râpage, j'en ai foutu partout sur la table.
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On ramasse tout ça et on met dans de l'eau bouillante. J'ai mis environ 250g de gingembre pour 1,5 litre d'eau.

On retire la casserolle du feu et on laisse infuser au moins une heure. Je n'ai pas pris de chance, pour ne pas que les éléments volatils s'envolent, j'ai mis un couvercle...
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Au bout d'une heure, votre chéri devrait entrer dans la maison et s'écrier : «Mais qu'est-ce que tu fais??? J'ai les yeux qui piquent!» sinon c'est raté. Caroline avait raconté qu'elle avait hardiment pris une cuillèrée de mixture pour goûter les arômes délicats, et que la boucane lui a sorti par les oreilles. Une femme avertie en vaut deux, mais je n'ai pas pu résister au parfum de gingembre et j'ai goûté quand même. Juste un peu. La boucane m'a sorti par les oreilles.

Quand c'est chaud, c'est pire, paraît-il. En tous cas, ça fesse dans l'dash! Pas un microbe, pas un virus qui ne peut résister à ça! Pas sûre si vous pourrez y résister vous-même!

Quand c'est un peu tiédi, il faut passer au tamis pour enlever les mottons de gingembre, puis verser dans des bouteilles et mettre au frigo au moins 4 heures avant de déguster. Dilué, car c'est vraiment très très fort.

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On peut en mettre dans du punch pour faire croire que c'est alcoolisé et observer sur les convives l'effet placebo du simili-alcool... des heures de plaisir garanti!!!

Et voilà! Naturellement, dilué en concentrations homéopatiques, je ne crois pas que je puisse boire tout ça en 10 jours, durée théorique de conservation au frigo. Il me reste la possibilité de transvider dans des petites bouteilles de plastique et de congeler pour pouvoir déguster plus tard, l'été, mettons.

Ou d'en faire des popsicles...

popsicle

Posté par coyotedesneiges à 03:42 - Remèdes de mère-grand - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

dimanche 8 janvier 2006

À la pêche aux moules moules moules...

Aujour'hui, on mange des moules! En réalité, c'était hier, mais pour vous qui lirez ceci, et qui suivrez scrupuleusement ma recette, ce sera aujourd'hui.

On commence par les gratter et les laver. Sinon ça fait plein de cochonneries dans le fond de la casserolle et notre sauce devient bouetteuse. C'est long à faire, une par une. Je suggère de laisser Belle-Mama et Beau-Papa le faire.
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Pendant ce temps, pour se déculpabiliser, on hache 2 grosses échalottes françaises (je précise car au Québec, les échalottes, ce sont les grandes tiges vertes. Mais ça doit être bon quand même, alors vous faites avec ce que vous avez).
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On fait revenir un peu ces échalottes dans le beurre. J'ai mis du beurre salé, mais à la réflexion, j'aurais pas dû. Les moules, c'est déjà salé...
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Pas trop grillées, les échalottes, moi je les ai trop faites griller, j'aurais pas dû. (Bien quoi? Je vous l'avais dit que j'étais nulle en cuisine!!!)

Ensuite, on jette les moules dans la casserolle d'un geste élégant. Autrement dit, on laisse faire Belle-Mama pendant qu'on prend des photos. (Dans la première photo, je n'ai pas pu cacher le fait que mes échalottes sont trop  grillées...)
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Pendant que Belle-Mama touille les moules, moi, à part prendre des photos, je sors la crème fraîche qui servira pour la sauce. Au Québec, on dit de la crème sûre, parce qu'on n'a pas peur des mots et qu'on appelle un chat un chat.
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Ensuite, il nous faut du vin. Ici, voyez une bouteille de Chateau La Touche Gros-Plant du Pays Nantais 1992, terroir privilégié sous fermentation naturelle.
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On verse un peu de vin dans la casserolle, pour souler les moules (celles qui ne sont pas déjà mortes, ça va sans dire).
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Ah? Vous avez remarqué que je n'ai pas pris le millésimé que je vous ai montré précédemment??? Bin non. J'ai jamais dit que c'est celle-là que j'allais mettre, je vous ai simplement montré la photo. J'ai utilisé la bouteille de piquette sans étiquette couleur jaune pisse foncé au goût très sucré qui était sur la table, en arrière plan de la photo du millésimé. Pas folle!!!

C'est le moment d'ajouter quelques pelletées de crème fraîche (ou sûre)...
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Puis on re-touille. Allez, Belle-Mama, du nerf!
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Enfin, quand les moules sont ouvertes, tout juste cuites, mais pas trop, on y jette du persil qu'on aura haché précédemment, on retouille, et c'est prêt, on sert.
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Avec un extra de crème fraîche... (oui, je sais, la photo est floue!)

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C'était bien, quoiqu'un peu salé...

Posté par coyotedesneiges à 05:52 - Recette simple - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

jeudi 5 janvier 2006

La tisane contre la crèèèèèève

Si vous avez la crèèèèèève, comme moi, vous aspirez certainement à en guérir. N'aspirez pas trop fort, vous allez vous mettre à tousser. (Ceux qui ont ri en lisant cette dernière boutade, sont ceux qui ont vraiment la crèèèève. Les autres, ils peuvent pas comprendre. En plus, ça fait mal quand on ri, alors je vais y aller doucement avec les boutades...)

Naturellement, une pléiade de commentateurs, anonymes ou pas, m'ont refilé leurs trucs. En voici un, venant de Shantti, digne de figurer dans un blogue culinaire, puisqu'il est à la fois délicieux, décoratif et amusant. (Pourquoi «amusant»? pour rien, c'est juste un terme de marketting, un peu comme «c'est fun»).

D'abord, il faut aller chercher du thym dans votre jardin. Je sais, nous sommes en janvier, mais si vous êtes en France, vous n'aurez pas à pelleter sous 4 pieds de neige pour retrouver votre thym, qui survivra sans problème aux hivers rigoureux de Paris. Hihihi.

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On en prend une bonne poignée.
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On fait bouillir dans un peu d'eau. Assez d'eau pour faire une tasse, tout de même.
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Pendant que ça bout, on va chercher un bout de citron dans le frigo. Ouais, magané, le citron, mais il fait encore du jus.
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Et du miel. Celui-là vient de Grèce.
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On éfouére le citron dans une tasse, avec une cuillèrée de miel.
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Quand l'eau du thym est devenue brune, c'est prêt.
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On verse dans la tasse. (Oui, j'aime ça prendre des photos!)
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On touille (on brasse, en québécois)...
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Et pour finir, on décore d'un petit brin de thym. Je ne sais pas si ça va guérir de la crèèèèève, mais c'est très bon!

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Dernière minute : une commentatrice éclairée me signale que pour garder les effets bénéfiques du thym, il faut simplement, après avoir jeté le thym dans l'eau bouillante, il faut rapidement couvrir pour éviter que les éléments volatils ne se barrent, et que 20 secondes suffit à les faire dégager. Inutile d'attendre que ça devienne couleur thé. Merci Shantti!
On trouve sur ce site des informations ainsi que quelques mises en garde concernant le thym, et sur cet autre site, encore des informations, cette fois sur l'huile de thym concentrée.

Ouais, bon. N'empêche que l'infusion de thym, avec du miel et du citron, c'est très très bon!

Posté par coyotedesneiges à 11:12 - Remèdes de mère-grand - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

mercredi 4 janvier 2006

Amuse-gueule

Pour le réveillon du nouvel an, j'avais promis à Belle-Mama de m'occuper des amuse-gueule. Je me voyais déjà, avec des blinis toastés à point, tartinant dans la bonne humeur et avec frénésie sur chacun des petites douceurs telles que crème fraîche, oeufs de lompe, oeufs de saumon etc...

La chose nécéssitait un synchronisme digne d'une chorégraphie, que dis-je, d'un ballet aérien!!!

Mais ce matin-là, j'ai... CHOPÉ LA CRÈÈÈÈÈVE! Alors vous comprenez que les petits canapés, je me les mettais très très loin dans ma liste de priorités! Heureusement, une copine qui passait sur MSN me montre ses réalisations. Des trucs préparés la veille, chacun se sert et se tartine soi-même son petit blini. Joli, en plus.

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Oui, cette photo ci-haut est celle de la copine. Merci Sophie!

C'est alors que je me suis dit «pourquoi pas?». Voilà le résultat :

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Bien sûr, ses petits verres à elle étaient plus jolis et plus variés, mais moi pas envie de casser tête, moi malaaaaaade et juste crisser rapido quelques pelletées de stuff dans des verres et basta!

  • une pelletée de fromage cottage (cottage cheese pour les Français)
  • une pelletée de tadziki (tzadziki? tatziki??? je ne sais jamais comment on l'écrit...)
  • une pelletée de tarama
  • une pelletée d'oeufs de lompe noirs
  • une pelletée d'oeufs de saumon ou de truite

Donner un verre chacun aux invités avec un couteau ou une petite cuillère, mettre un gros paquet de blinis chauds sur la table et leur dire de se débrouiller avec tout ça et de me crisser la paix parce que moi j'ai la crèèèèève et je m'en va me coucher.

Posté par coyotedesneiges à 15:07 - Recette simple - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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