lundi 14 novembre 2005
Le carré aux rice krispies
Je sais, j'avais déjà présenté cette recette dans mon blogue de niaiseries. Mais pour la cohérence de ce blogue-livre de recette, il fallait bien que je la repasse ici. J'avais intitulé le post «le carré aux rice krispies sous toutes ses coutures», pour attirer subtilement la communauté des brodeuses. Ça n'a pas raté, elles ont toutes pensé que c'était un patch de rice krispies et son venues voir comment je faisais... pour la peine, j'ai été obligée de sortir mes aiguilles et de faire vraiment un post sur mes talents de couturière. Voilà pour la mise en situation pas rap. Et maintenant...
...pour le plus grand bonheur de ceux qui cherchent sur google «carré aux rice krispies», voici donc de nouveau, dans la catégorie «dessert de bûcheron», le
CARRÉ AUX RICE KRISPIES!
Ingrédients et équipement :
- Grande casserole : chacun sait maintenant que je n'en ai qu'une, alors c'est celle-là qu'on va prendre.
- Moule carré (sinon c'est pas un carré aux rice krispies)
- Rice Krispies ou toute autre céréale imitant le rice krispies : ça s'appelle alors «riz soufflé». En France, cette céréale s'appelle «Rice Pop» je crois. Les critières : la céréale est de forme oblongue, pâlotte et pas sucrée. Oubliez les céréales Tintin, c'est pas ça.
Guimauve : en anglais c'est «marshmallows» et en français
de France, c'est «Chamallo». J'ai toujours cru, en entendant mes neveux
et nièces françaises, qu'il ne s'agissait que d'une déformation
enfantine du mot «marshmallow». Après tout, dans mon enfance, nous
avions bien déformé le mot «tarte au mince-meat» pour «tarte au mimi»
et «teeter-tawter» pour «tatateur» (voir la photo à droite)! Mais quand
des ADULTES parlent comme ça, euh...
Bref, pour les Français, cherchez «Chamallo» sur le sac. mmmmppphhhfffhouhahahahaha!!! hum...excusez-la...
- Beurre : en France, ça s'appelle «beurre demi-sel». Pas «beurre». Sinon c'est du «beurre doux». C'est d'ailleurs pour ça que les Français mettent une si grande quantité de beurre sur leurs toasts (rôties) le matin : sinon ça ne goûte rien.
Beurre de pinotte (facultatif) : (c'est un ajout personnel, que j'avais piqué au chef cook du
Pétrel, petit navire océanographique sur lequel j'avais passé quelques
étés...) Allergiques s'abstenir. Ci-contre, le
Pétrel V...
Je sais que je ne mets pas grand photos de bouffe dans ce post à date,
mais je fais ce que je veux alors admirez en
silence mes photos de bateaux et de tatateurs.
On va quand même passer à la recette, si on veut finir...
Procédure :
- Donc, dans une grande casserole, on fait fondre 1/4 de livre de beurre (ou 1/2 tasse) héhéhé, permettez-moi de me marrer en pensant à tous les lecteurs européens qui ne sauront pas combien mettre de grammes. Zavez qu'à chercher sur internet! Gniarf, gniarf, gniarf! On peut aussi remplacer jusqu'à la moitié de la quantité de beurre par du beurre de pinottes.
Puis, on fait fondre 40 grosses guimauves dans le beurre fondu. Feu DOUX! Et brassez souvent! Sinon, ça colle au fond... Cette fois, je veux bien être magnanime et révéler qu'il s'agit de 250 gr de guimauves. D'ailleurs même au Québec, c'est écrit sur le sac. Si on prend des petites guimauves, ça fond plus vite. Et je ne sais pas combien il y a de petites guimauves dans une grosse guimauve, mais commencer à compter 80 petites guimauves, c'est au-dessus de mes forces (et non de mes capacités!). Attention aux sacs de 400 gr! C'est 150 gr de trop! Ou 24 grosses guimauves de trop. J'ai fait le calcul. Pour prouver mes capacités mathématiques. Pour ceux qui commençaient à en douter...
- Bref, fondre tout ça jusqu'à obtention d'une pâte gluante et collante.
- Quand tout est bien fondu, on peut retirer du feu et on verse 6 tasses (héhéhé)...
(ici, un contenant de deux tasses et un contenant de 4 tasses. 2 + 4 = 6. CQFD.)... de rice krispies dedans, peu à peu, en brassant jusqu'à obtention d'une pâte gluante et collante avec des mottons dedans.
- Il n'y a plus qu'à verser dans un moule carré (sinon ça s'appellerait autre chose qu'un carré aux rice krispies).
- Et maintenant LE TRUC!!! Pour bien éfouérer la pâte (collante et gluante avec mottons) dans le fond du moule et en faire une belle masse compacte, il faut MOUILLER la fourchette qu'on utilise.
On la mouille dans l'eau froide et chaque fois que ça menace
de coller après la fourchette, on remouille!
Quand tout est bien éfouéré...
- ...on met au frigo pendant euh... jusqu'à ce que ce soit dur, compact et massif. Ensuite on coupe en carrés, pour encore plus justifier le nom de la recette. Mais ce peut être des parallépipèdes, des trapèzes, des hexagones ou toute autre forme, selon votre fantaisie.
Cette recette-éclair vous enchantera : le temps de préparation est de 15 minutes. C'est tout de même pas ma faute si vous perdez 20 minutes à lire mes niaiseries sur les blogues au lieu de vous mettre à l'ouvrage!!!
À partir de la recette de base, on peut faire de jolies choses, surtout dans le temps de Noël ... J'avais été inspirée par une jolie vitrine d'un chocolatier à Paris : il avait monté un sapin de Noël en chocolat de un mètre de haut.
Je me suis dit «facile!» et j'ai entrepris de fabriquer des pétales de différentes grosseurs en carrés aux rice krispies, de les laisser refroidir, de les monter en forme d'arbre, de couler du chocolat fondu dessus, puis de saupoudrer de sucre en poudre (sucre glace pour les Français). Voyez plutôt le résultat (modeste, de 20 cm de haut):
La ressemblance est frappante, mais pas avec le sapin de Noël du chocolatier...
dimanche 13 novembre 2005
Les côllinnes de binne de bonnes binnes
Après avoir vu comment certaines gastronomes trippent sur les vulgaires binnes, en canne qui plus est, pourquoi me gênerais-je pour vous faire part de ma recette de BINNES!
Voici ce qu'il vous faut :
Vous commencez la veille, vous préparez le matin, vous faites cuire dans la journée, et vous dégustez pour le souper. Vous pouvez en faire une grande quantité, ça se congèle bien.
Ingrédients :
- Les binnes : ce sont des haricots blancs secs. Au Québec, tout bon sac de binnes (sauf celles vendues en vrac) montre une recette. Celle que j'ai choisie est sucrée et juteuse comme je les aime. Et je mets un peu tout au pif, comme d'habitude. 500 gr environ.
- Cassonade : le sucre brun brut, mais pas la
petite horreur qu'on trouve en France : la Vraie cassonade. Ils disent
1/4 de tasse, mais j'en mets au moins le double. Bref, vous en mettez
en masse! Supertoinette décrit la cassonade ainsi : «Sucre extrait directement du jus de la canne à sucre. La couleur brune et le léger goût de rhum de ces petits cristaux irréguliers, sont dus aux résidus de gomme et de cire. C'est le sucre de canne roux cristallisé. La cassonade raffinée donne du sucre de canne blanc.»
Je ne sais pas de quelle cassonade elle parle, car je n'ai pas trouvé
que ce qui portait le nom de cassonade en France était MA cassonade.
Pas plus que la vergeoise, d'ailleurs... Mais pour les besoins de cette
recette, ça doit faire pareil, après tout, c'est juste des grosses
binnes de bûcheron...
- Mélasse : je ne sais pas si en France il y en a,
sinon il va aussi falloir que j'en importe pour mon prochain voyage.
Ils disent 1/2 tasse, mais voir ci-haut, moi j'abuse un peu. Voyons ce que dit supertoinette de la mélasse : «Sous-produit que l'on ne peut cristalliser
de la fabrication du sucre de canne ou de betterave, qui est visqueux
très épais et dense. Lorsque le jus sucré a été concentré plusieurs
fois pour en cristalliser le sucre, séparé de ce dernier de la mélasse
qui contient encore environ 50% de sucre, de l'eau, des sels minéraux et des matières azotées. Seule la mélasse de canne dite "mélasse noire" est vendue au détail.»
Dit comme ça, ce n'est pas très appétissant, mais c'est pas si mal, je vous jure. - Moutarde sèche : 1 cuillèrée à thé.
- Oignons : deux ou trois, mettons.
- Lard salé : 250gr je dirais, mais c'est au goût. Une fois j'en ai trop mis, c'était salé dégueulasse. Depuis, je me modère un peu.
- Ketchup (facultatif) : j'en ai profité pour vider et rincer mon reste de pot. Puisqu'on recouvre le tout d'eau, on n'est pas regardant sur l'eau qu'on met dans la mixture. On peut même rincer notre bol et le vider dans la terrine. Sans savon à vaisselle, toutefois.
- Du sel. (mais attention, le lard est déjà salé...)
Procédure en trois étapes temporelles, échelonnées sur 24 heures :
Le soir avant de se coucher : (5 minutes de boulot)
- Faire tremper une livre de binnes (environ 0,5 kg) dans de l'eau toute la nuit. On les recouvre d'eau pusi on ne s'en occupe plus. On met de l'eau en masse car les binnes vont gonfler un peu.
Le lendemain matin : (le gros de l'ouvrage se fait là...)
- On fait bouillir les binnes dans la même eau que l'eau de trempage, pendant 15 à 30 minutes. On voit que ça fait un peu de broue. Pas grave.
Par
contre, ce qui est plus grave, c'est que ma jolie mitaine de four,
cadeau de mon frérôt, a failli passer au feu car, trop occupée à
prendre des photos pour le blogue, je n'ai pas remarqué qu'elle était
directement sur le rond allumé du poêle. Donc, un peu de concentration
je vous prie...
- Pendant que ça bouille, on prépare notre préparation... (comme c'est bien dit!)
Cette préparation consiste à fourrer tout ce que j'ai énuméré plus haut dans un bol (sauf les binnes qui sont en train de bouillir, les oignons qui vont être coupés en morceaux et mis dans le fond de la terrine, et le lard salé qu'il va aussi falloir ébouillanter avant de jeter dans la terrine).
Remarquez combien j'utilise à bon escient et me gargarise, même, avec le terme «terrine» que j'ai appris en lisant Mercotte et sa confiture de tomates vertes. Je me plaignais de ne pas savoir ce que c'est. Je ne le sais pas plus mais pourquoi ne pas baptiser mon vieux pot à binnes de ce nom. Ça paraît bien.
Donc, la mixture :
Vous remarquerez que tout est mis au pif. Ça va faire bon pareil.
- On met les oignons coupés dans le fond de la terrine, on mets les binnes qui ont bouilli avec leur eau dans la terrine, on met la mixture ci-haut dans la terrine (on peut rincer le bol et le revider dans la terrine puisqu'il faut recouvrir d'eau tout ça) et on met aussi (dans la terrine) le lard en morceaux qui a ébouillanté.

Oups, c'est flou! (Je tremble d'émotion, c'est pour ça)
Puis on mélange et on met au four pendant 7 à 8 heures à feu très doux (250°F donc à vous de faire la conversion)...
Elle est belle, non, ma terrine? Je l'ai trouvée dans le fond d'une armoire quand j'ai acheté la maison il y a 20 ans... C'est certainement une antiquité!
3e étape temporelle : le manger!!!
Normalement, il est un peu tôt dans l'après-midi quand c'est prêt, mais puisque les odeurs sont si irrésistibles, vous ne pourrez pas vous empêcher d'en prendre une grande bolée. Attention! En trop grande quantité, les binnes ont le même effet que les topinambours en excès ou bien que la soupe aux choux. Vous pourrez appeler les extra-terrestes!
vendredi 11 novembre 2005
Le pâté au poulet
Aaaaaaah! Un autre de mes classiques!

Le secret est dans la pâte...
Et dans la sauce.
Mais aussi dans la garniture.
Ça tombe bien, je vais vous révéler les trois!!!
La garniture : Oui, on commence par la garniture, car la pâte, ce n'est pas très long. Et le temps de confection de celle-ci correspond justement au temps que met le four à atteindre sa température, soit 400°F (les Français, veuillez consulter la page de conversion du chef Simon, dont le lien est donné ci-contre dans mon «sidebar»).
- Le poulet! (bin oui, on l'aura deviné). Il faut le faire cuire. Le meilleur rapport quantité-prix est dans le haut de cuisse. En plus, il y a souvent un croupion, ma partie préférée.
Bien
sûr, tant qu'à faire cuire du poulet, on peut en manger un morceau
comme repas. On garde le reste pour le pâté. Avec le bouillon, la peau,
le gras, tout va servir. Et puis c'est plus facile à désosser quand
c'est froid. On va donc couper ce qui reste en petits cubes, et on
réserve (ouaaaa, je sors mes termes spécialisés, c'est beau la
fréquentation des blogs culinaires!!!) la sauce et les ognions.
- Maintenant, les légumes. Des carottes coupées en cube, des petits pois. Si les cubes de carottes sont assez petits, ils vont cuire avec le pâté. Sinon, mieux vaut les pré-cuire au micro-ondes. Ou bien prendre de la macédoine congelée.
- On va mettre tout ça dans le fond d'un plat qui va au four. Le poulet coupé, les légumes coupés et la sauce par-dessus.
La sauce :
On prépare une béchamelle (ou une béchamel, ou un béchameau) selon la méthode de mon dernier post (ou selon les conseils de mes commentateurs...) et on y ajoute tous les grééments de poulet (sauce figée, ognions...) qu'on avait réservés un peu plus haut. En espérant que le chat n'ait pas sauté dedans.
La pâte : on peut déjà préchauffer le four à 400°F pendant qu'on prépare ça.
Ingrédients
- 1 tasse de farine
- 1/3 tasse de lait
- 2 cuillèrées à thé de poudre à pâte (ou de bicarbonate de soude, ou de levure chimique pour les Français)
- 1/4 tasse de graisse.
Apparté concernant la graisse : Ça peut
être du shortening, du crisco, du végétal, du animal, peu importe. Du
moment que c'est gras et blanc.
Souvent,
sous le rabat de la boîte de 1 livre, il y a une échelle pour mesurer
les volumes. Bien utile pour éviter de salir notre matriochka de 1/4 de
tasse. Est-ce que ça fonctionne? C'est ce que je me propose de tester.
Je me sacrifie pour tout dégueulasser ma tasse à mesurer.
Et
bien voilà, la preuve est faite : la quantité suggérée déborde
largement le quart de tasse que j'ai utilisé. Ce qui confirme mon
intuition : vaut mieux mettre la graisse au pif, c'est plus précis que
sur le couvercle de la boîte, et on n'a pas besoin de laver la tasse à
mesurer ensuite...
Procédure :
- Dans un bol, on mélange à la fourchette la graisse et la farine+ poudre à pâte. On ajoute le lait et ça donne ça :
On fait une boule avec les mains et on roule dans la farine. On éfouére au rouleau jusqu'à ce que ça devienne du même diamètre que le plat.
Ici, la petite «twist» pour installer la pâte (oui, bon je sais, c'est niaiseux, tout le monde sait ça, mais n'oubliez pas que je cuisine pour les nuls.) Eeeet... HOP!
Vu
que c'est genre pâte à biscuit, c'est pas grave si c'est épais, c'est
même meilleur. On peut badigeonner de lait le dessus de la pâte, mais
ça dore quand même si on ne le fait pas. Ici, je l'ai fait juste pour
vous faire plaisir. Et puis parce que tant qu'à faire, j'avais déjà mon
1/4 de tasse tout dégoulnasse à laver alors pourquoi pas le petit
pinceau.
Il ne reste plus qu'à mettre au four pendant 20 minutes!!!
Et... magie! voilà un repas tout prêt à déguster!
jeudi 10 novembre 2005
La béchamelle
Dans la fabrication de la tartine aux champignons, j'ai omis de vous parler de la préparation d'un ingrédient essentiel : la béchamelle!
Celle-ci sera d'ailleurs utile pour d'autres recettes, telles le célèbre pâté au poulet. (Il n'est pas encore célèbre, mais ça s'en vient).
Ingrédients (dans l'ordre d'apparition):
- beurre
- farine
- lait
Procédure :
- Dans une poêle quelconque (ici, vous pouvez voir que moi j'ai utilisé la poêle «t'es folle» à-rond-indicateur-de-chaleur-dans-le-milieu-pour-ceux-qui-sont-trop-crétins pour-savoir-qu'une-poêle-sur-le-feu- c'est-chaud), on fait fondre une motte de beurre. Salé, le beurre. Et on met aussi un peu de farine.
- On mélange le beurre fondu et la farine (à feu doux, faut pas que ça fasse du beurre noir), et ça va donner une pâte immonde qui ressemble à ça :
- On ajoute du lait pour tenter de délayer tout ça.

(Ici vous pouvez voir que j'ai une pinte traditionnelle, pas la fameuse
poche de lait. C'est qu'avec les poches de lait, je dois acheter à coup
de 4 litres, et des fois, quand j'achète au village, les 4 litres
deviennent caîllés trop vite... Ceci dit, je fais ce que je veux et
cessez de me tanner avec vos questions oiseuses.)
- Et on brasse. Ici je cite le fameux Chef Groleau, que j'avais cité précédemment par ailleurs : «Mélangez le tout uniformément, pour que ce soye mou uniformément, c'est pas grave si ça fait des mottons, passque c'est les mottons qui goûtent le plusse bon»
Voilà, c'est fait! Maintenant, si vous en voulez une plus grande quantité, vous ajoutez du lait, tout en continuant à chauffer à feu doux et en brassant les mottons, et quand ça épaissit de nouveau, vous rajoutez du lait etc...
Vient
ensuite (facultatif et variable selon l'utilisation à faire de la
béchamelle) l'assaisonnement, que l'on jette dans la mixture...
Du thym frais? Des herbes salées du bas-du-fleuve? De l'herbe à chat?

À venir... le pâté au poulet!
mardi 8 novembre 2005
La tartine aux champignons
Je déteste les champignons!
J'avais invité une copine à manger de la pizza. Elle adore les champignons. Elle a donc apporté ses propres champignons pour garnir sa demi-pizza. Mais elle a oublié de ramener le reste chez elle. Me voilà donc aux prises avec un panier de champignons aborrhés dans mon frigo. Puisque je n'aime pas jeter, je vais me forcer. Avec un peu de sauce, ça ne doit pas être si mauvais.
Je me mets donc en devoir de me préparer une jolie recette apétissante pour passer les restes.
Quelques jours plus tard, la copine en question m'invite à souper. Elle avait naturellement des champignons dans son frigo.
J'ai donc refait pour elle ma super recette de tartine aux champignons!
Procédure :
- On fait griller les champigons à la poêle.
- On retire du feu et on reprend la même poêle (pour garder le goût et pour faire moins de vaisselle à faire après) pour préparer... une béchamelle!
Ici, j'arrête tout de suite tous les Chef Simon, Daniel Pinard, et autres Soeur Angèle ou maman Dion qui seraient tentés de venir me vilipender du haut de leur savoir culinaire pour me dire que la béchamelle c'est tout un art et que c'est pas supposé faire des mottons, comme on peut voir sur la photo ci-haut.
À tous ces détracteurs, je répondrai, comme le Chef Groleau, : «C'est pas
grave si ça fait des mottons, passque c'est les mottons qui goûtent le
plusse bon!» (Cliquez sur le lien pour avoir les paroles complètes de la chanson du crastillon!).
Continuons.
- Donc, après avoir bien écrapouti tous les mottons, on y rajoute nos champignons. On peut aussi mettre des fines herbes de jardin, pour faire un peu plus pro (basilic, thym, ciboulette, persil, herbe à chat...)
- Il ne reste plus qu'à mettre la mixture obtenue sur une tranche de pain, et tant qu'à faire (c'est à partir d'ici que deux têtes valaient mieux qu'une puisque la copine m'a suggéré ces améliorations) mettons-y quelques feuilles d'épinard, et rien n'est trop beau, du fromage-qui-fond râpé!
- On envoie le tout au four pour faire un peu griller...
Et c'est finalement très bon, même si on déteste les champignons!!!
dimanche 6 novembre 2005
Faire cuire son bacon!
Pour éviter de faire comme Chéri qui a noyé son bacon dans la graisse en le faisant frire à la poêle, voici la Bonne Idée du Siècle : le bacon au micro-ondes! Et je ne parle pas ici du bacon pré-cuit qui se vent 10 fois plus cher que le bacon pas cuit, mais du bacon normal.
Équipement nécessaire :
- four à micro-onde;
- bacon;
- essuie-tout (ou son équivalent français le Sopalin).
Procédure :
- Sur une assiette,
- Mettre une ou deux feuilles d'essuie-tout. Y déposer vos tranches de bacon côte à côte;
- Mettre une nouvelle feuille d'essuie-tout* pour recouvrir;
* Vous voyez la similitude avec la recette du sandwich aux tomates? Pain-tomate-pain et sopalin-bacon-sopalin... Les grands principes culinaires ont toujours cours...
- Enfourner au micro-ondes environ 75 secondes par tranche de bacon (donc 5 minutes pour 4 tranches);
- C'est prêt!
Attention, c'est chaud!!!
Et voilà le travail! Sans douleur (si vous n'avez pas oublié de mettre vos mitaines avant de sortir l'assiette du micro-onde parce que l'assiette devient bin bin chaude!).
L'essuie-tout absorbe l'éxcédent de gras.
Truc : Manger du bacon quand il fait froid est une excellent source de lipides qui sont nécessaires au métabolisme et servent à former une couche isolante sous l'épiderme. De plus, c'est une excellente source de papier d'allumage pour le poêle à bois.
Il ne vous reste plus qu'à aller déguster une bonne sandwich aux tomates avec du bacon, au ras du poêle à bois!!!
samedi 5 novembre 2005
La boulette (de steak haché)
Nous allons bientôt faire des HAMBURGERS! Mais c'est comme en tout, il nous faut pour ça faire des excercices de réchauffement. On ne peut pas se lancer impunément comme ça dans la gastronomie. Demandez au Chef Simon, si vous ne me croyez pas!
Bref, nous arrivons de faire notre marché, avec un paquet de steak haché, qu'on n'a pas envie de manger d'un seul coup. Nous allons donc le congeler, mais... EN BOULETTE PRÉ-FABRIQUÉES!
Puisque nous paranoïons la maladie du légionnaire, la salmonellose, la grippe aviaire et les poils de chats, nous allons procéder grâce à un instrument spécial d'une technologie de pointe : Le «gugusse pour éffouérer les boulettes de steak haché»!!! (attention, ça s'écrit réellement «éffoirer» mais ça se prononce «éffouérer»!)
On commence! Voici les étapes à suivre :
mise de la pelletée de steak haché en vrac dans le gugusse.
attention, on pose l'éffouéreur!
Maintenant, on éffouére!
Ooooh la jolie boulette!
Ya plus qu'à démouler
Et hop! La boulette!
Pour congeler, on les met dans les sacs à lait vides, qui servent vraiment à toutes les sauces!!!
Mes photos sont sombres??? Je sais, le tube fluorescent de ma cuisine, qui fait 2,5m de longueur, vient de me lâcher... Et comme j'ai déjà précisé que je suis poche en photo... Pas grave, mon truc se fait les yeux fermés! Quoiqu'il est préférable de garder un oeil sur le chat!!!
vendredi 4 novembre 2005
Recette du jour
Comment? Pas encore de recette aujourd'hui???
Bin non, ça fait trois jours que je mange des restes...
mardi 1 novembre 2005
Gravad Lax à la russe
Pourquoi «à la russe»???
Je ne sais pas.
Toujours est-il que je suis amateure de poisson cru et de recettes faciles à faire. J'ai un jour trouvé cette recette dans un journal et je l'ai réduite à sa plus simple expression.
Déjà elle n'était pas très
complexe : saumon, sel, sucre, aneth. J'ai enlevé l'aneth.
Temps de préparation : 30 secondes. Si vous faites plus long que ça, c'est que vous avez été distrait pendant la préparation.
Temps de repos : de 10 à 14 heures. Ça tombe bien, j'aime bien me reposer, c'est justement une de mes forces!
Accessoires : on a besoin d'un sac de plastique étanche. Au Québec, pas de problème, vous prenez une poche de lait vide et lavée. Les Français, vous vous débrouillez. (Non mais, la vengeance est douce, tous les maudits blogs de cuisine sont français et je dois me débrouiller avec leurs ustensiles particuliers, leurs mesures particulières, leurs produits particuliers...)
Voici une poche de lait pleine
vous avez compris qu'elle doit être vide. (Et lavée)
Voici tous les accessoires et ingrédiens requis :
ACTION!
Munis de notre filet de saumon (ou ça peut être de la
truite arc-en-ciel, tout dépend de ce qui est en spécial à votre IGA
local) et d'un couteau, vous retirez la peau. On peut aussi faire des tites tranches minces;
et on la donne aux chiens (la peau).
On prend notre sac de plastoque (la poche de lait vide), on ajoute
une cuillèrée de sel et une cuillèrée de sucre. Peu
importe la quantité, ça marche tout le temps. On jette la chair
du poisson dans la poche de lait avec le sel et le sucre :
Puis on agite, du
même mouvement rendu célèbre par la fameuse poudre «shak'n bake». On aplatit le sac:
On met le tout au frigo, toujours dans le sac, et on attend. 10 à 14 heures.
(N'oubliez pas de fermer la porte du frigo!)
On effectue cette recette juste avant le dodo. Ou en rentrant le soir. Pendant que le saumon repose, on se repose aussi. C'est juste que le lendemain matin il ne faut pas l'oublier. J'ai déjà oublié et j'ai obtenu un poisson rouge foncé, raide et caoutchouteux, loin du délicat sushi dont j'aime titiller mon palais délicat...
Donc, le lendemain:
On rince le poisson pour le débarrasser de la saumure. Facile : on
remplit la poche d'eau froide et on brasse encore en mouvement «shak'n
bake». Et on étend le poisson sur un «Sopalin-ScottTowell-essuie tout»
pour enlever l'excès d'eau.
Et puisqu'il est 06h du matin et qu'on n'a pas envie de manger du saumon tout de suite, fût-il «à la russe», on range dans un plat.
Ici, je me suis malencontreusement trompée de bol : j'avais préparé un bol jaune avec couvercle, mais au lieu j'ai confondu avec un autre bol jaune : celui que j'avais mis pour laver, et qui avait servi à offrir du lait (une tasse de lait oubliée depuis la veille dans le micro-onde) aux chats... Yark. J'ai vite changé de bol de nouveau, j'ai mis le couvercle, et j'ai mis au frigo. Ça se garde jusqu'à 5 jours.
Nous avons donc ici une recette facile et pas chère pour remplacer le saumon fumé dans toutes les recettes prout-prout que vous pouvez trouver. Pas nécessaire de raconter à vos invités le séjour temporaire du poisson dans le bol du chat.
lundi 31 octobre 2005
La beurrée du Père Charles
Je vous présente aujourd'hui un grand classique : La BEURRÉE DU PÈRE CHARLES!
Le nom en vient de la nuit des temps, particulièrement d'un resto de la rue Saint-Germain (à Rimouski, pas à Paris, ne rêvons pas) qui est fermé depuis belle lurette. Ça coûtait 3,25 $. Un délice.
Alors voici le secret qui ne se transmet que de clavier de blogueur à écran de blogueur...
On a besoin d'un motte de sucre d'érable. Si vous êtes doués, vous pouvez le faire vous-même. Moi je ne suis pas douée, alors je l'achète. On doit hacher ou râper, en tous cas transformer la motte de sucre d'érable en petits copeaux minces.
On dirait un gros saucisson et de la sciure de bois mais c'est l'absence de flash qui fait ça. Je ne suis pas nulle qu'en cuisine...
Ensuite, on met ça sur une grosse tranche de pain de ménage. Pour ça je suis douée. Mais ce peut être n'importe quelle tranche de pain. Épaisse.
Ensuite on a besoin de crème. De la grosse crème ÉPAISSE. 
(La crème à 35% est plus baveuse que celle à 15%, mais elle est plus chère aussi. Je vous ai déjà dit que j'étais radine? Par contre, la mention «country style» ou «champêtre» signifie qu'elle est épaissie artificiellement à la carragénine. C'est mieux que rien.)
Donc, on verse généreusement la crème sur la tartine de sucre d'érable.
C'est tout!
Et ça se déguste avec un verre de blanc!
Écoutons les commentaires des consommateurs enthousiastes (pesez sur le piton «commentaires») :












moutarde sèche
un peu de sel
de la cassonade
de la mélasse
du ketchup


































(attention au chat!)










