lundi 11 septembre 2006
Compote de pomme
Une recette trouvée ici parce que je ne savais pas quoi faire de mes pommes...
Ingrédients :
- 600 g (6 tasses) de pommes
- 2/3 tasse (150 g) de sucre
- 1/3 tasse (100 mL) d'eau
- 1/4 c.à thé (0,5 g) de cannelle moulue
- 1/4 c.à thé (0,5 g) de muscade moulue
La première chose à faire, c'est d'aller cueillir nos pommes dans notre petit jardinet (celui qui est à côté de l'immense champs de blé du voisin avec lequel nous avions fait notre bol de céréales. Vive la nature!)
On les choisit molles, trop mûres mais sans vers si possible.
Comme je n'ai aucune idée de ce que font 6 kg, je ne prends pas de chance et je remplis mon siau (finalement j'en ai eu beaucoup trop!)
On se prépare ensuite, avec tous nos accessoires :
Dans le sens des aiguilles d'une montre :
- Un bol propre pour les pommes pelées et coupées;
- Un chat, pour le fun;
- Une télécommande pour passer les annonces;
- Un siau pour les déchets, à aller jeter dans le compost plus tard
- Un siau de pommes entières;
- Une planche à découper;
- Un couteau;
- Une tasse à mesurer.
Et on se met à l'ouvrage, en écoutant la télé :
Oui, j'écoute Monk...
Et on pèle. Nos pommes seront bien juteuses, idéalement :
Attention, elles seront aussi glissantes, et si on en échappe une sur le tapis, il faudra aller la rincer avant de la mettre dans le bol. (Ici, un exemple de pommes qui m'a glissé entre les mains... admirez poils de chat, ailes de mouches et poussières diverses)
Quand on a fini de peler nos 6 tasses de pommes, on retourne à la cuisine pour tout préparer. On sort quelques contenants (pour éviter de stériliser, je congèle, c'est plus facile!)
Et...go!
On met l'eau et le sucre à bouillir...
Et on laisse bouillir 15 minutes. Ça va devenir du sirop je pense. Je dis «je pense» car je viens juste de voir sur le site original de la recette que c'était ce qu'il fallait faire. Bien sûr, moi je n'ai fait que bouillir l'eau sucrée et j'ai tout de suite mis mes pommes, alors c'est normal, la suite des choses a été plus longue que prévu.
Je vais continuer dans les règles :
LÀ! On peut mettre nos pommes coupées, avec la canelle et la muscade. (Moi j'ai mis les épices sur les pommes avant de mettre le tout dans la casserole)

Et, pour me penser plus maligne, j'ai remplacé la canelle et la muscade par du «allspice», qui contient un mélange de tout ça.
Sauf qu'il y a aussi du clou de girofle là dedans, et que ma compote goûte finalement le clou de girofle plus que la canelle... (je vous ai déjà dit que j'étais nulle???)
Mais bon, puisque c'est pour mettre dans des muffins aux carottes, ce n'est pas si grave.
On envoie donc nos pommes épicées dans le sirop sucré, puis on fait bouillir 10 minutes.
!0 minutes devraient suffir si on a fait bouillir le sirop avant, sinon, faut continuer parce que les pommes restent un peu dures. D'ailleurs, pour enlever les mottons, je procède au pile-patate :

Naturellement, j'ai oublié de prendre mes photos ensuite, mais laissez-moi vous raconter comme je suis rusée!
Puisque c'était pour faire des muffins aux carottes, j'ai congelé dans des portions de une tasse!!! Puis, encore plus fort, dans les gros pots de plastoque qu'on voyait en haut sur la photo, j'ai congelé ensemble une tasse de compote de pommes avec 2 tasses et quart de carottes râpées!!!
Ainsi, la prochaine fois que je voudrai faire des muffins aux carottes, ça me prendra 10 minutes. Sauf qu'ils vont goûter le clou de girofle, mais bof...
lundi 28 août 2006
Le bol de céréales
Je n'ai pas pu me retenir!
Le blé du champs du voisin était tellement tentant que je lui en ai
volé quelques épis. Ils étaient là, ballotant au vent, gorgés de
soleil, lourds de fibres, de riboflavine, niacidine, vitamine B-12 et
WD-40...
Bref, j'ai procédé au prélèvement illégal de beaux épis.
Je les ai épluchés un par un tout en écoutant une vieille reprise de Monk à la télé, pendant que le chat s'énervait avec les barbes que j'échappais à terre.
Les 5 malheureux épis initiaux n'étant pas assez pour me remplir un bol convenable, je profitai de la prochaine annonce (on sait qu'ici il y a des pubs de 3 minutes toutes les 10 minutes, ce qui est pratique pour aller voler des épis de blé supplémentaires dans le champs du voisin) pour ramasser 12 nouveaux épis.
Même avec 17 épis, mon bol me paraît tout de même un peu vide.
J'ai changé de bol pour un bol un peu moins mégalo.
C'est un peu mieux, mais pas ça reste frugal. Peut-être qu'avec du lait???
Verdict???
Excellent!!! Croustillant à l'extérieur, tendre à l'intérieur, ça me donne le goût de recommencer tous les matins!!!
C'est nourrissant, à un tel point qu'il ne faut pas prendre de trop grosses bouchées... Une cuillèrée de ces céréales plus 2 tasses de sucre équivalent à la valeur nutritive de trois bols complets de Capitaine Crouche!!!
Pour rester dans la légalité (ou presque), je crois que je vais garder quelques épis pour en planter les grains au printemps prochain! Ainsi, j'aurai mon propre champs de blé à l'extérieur!!! Pourvu que ce ne soit pas des OGM!!!
vendredi 14 avril 2006
Je cuisine avec la belle-doche : le beurre à l'ail
Attention! Le beurre à l'ail ne se fait pas n'importe comment!
Surtout quand on cuisine avec Belle-mama!
D'abord le beurre. Il a fallu que je me batte pour utiliser le beurre salé, le Vrai, le Seul Véritable Beurre digne de mention (les majuscules représentent une prononciation respectueuse de ma part).
Ensuite, Belle-mama insistait pour que je le batte à la main. Non mais ça va pas??? Il sortait direct du frigo! Dès qu'elle a eu le dos tourné, je l'ai mis 10 secondes au micro-ondes pour le ramollir. Succès total, Belle-mama n'y a vu que du feu.
Maintenant, le contenu.
De l'ail. Belle-mama me donne une gousse.
«Rien que ça??? C'est mesquin!!!»
Non, Belle-mama me signale qu'il y en a encore dans le frigo de la cave. Allons donc fouiller dans le frigo de la cave.
Ah, tout de même.
Mais attention! Sous l'oeil vigilant de Belle-mama, je dois enlever un par un tous les petits bouts verts à l'intérieur de chaque gousse...
Mais vous vous rendez compte??? Ces gros plans macro ci-haut ne sont en réalité que les petites merdouilles ci-bas représentées en leurs justes proportions...
Après l'étape de l'enculage de mouch effilochage des petits germes que personne n'aurait remarqués si j'avais pu faire ma recette tranquille, il faut éfouérer les gousses.
Oups, ça revolle partout! Vite, vite, faut ramasser avant que Belle-mama ne regarde vers moi!!!
Le beurre d'ail de Belle-mama est habituellement vert. Pourquoi??? Elle me révèle enfin son secret qui ne se transmet que de bouche de belle doche à oreille de bru : il y a du persil!!!
Allons-y gaiement pour le persil.
Mais le persil de l'Intermarché pue. Belle-mama, manu militari, malgré mes protestations, trempe le persil-qui-pue dans le vinaigre. (Bravo! Il va puer encore plus!)
Puis elle le rince et le met à éponger sur une vieille guenille toute pourrie.
Vous aurez remarqué le bidule, en arrière-plan? C'est l'éfouéreur de persil. Belle-mama a un tiroir rempli de bidules tous plus fantaisistes les uns que les autres. Observez (entre autres) le bidule à râper le parmesan (ne pas confondre avec la simple râpe à fromage), le fouet à mayonnaise, le truc pour faire du jus d'orange, la pince à pogner le spaguetti, une louche qui ressemble à ce que j'utilise pour ramasser les crottes de chat dans la litière, un autre bidule plat avec des genres de fils à couper le beurre (qui doit servir à sauver du temps quand on coupe du beurre en coupant plusieurs tranches (?) de beurre en parallèle) et j'en passe et des meilleures. Tiens? On voit le reflet de mon appareil photo dans la roulette à couper la pizza...
Remarquez que Belle-mama possède aussi la version électrique de chacun de ces bidules (tels le fouet électrique, le presse-jus électrique, l'ouvre-huîtres électrique...)
Bref.
J'extirpe donc fièrement l'éfouéreur de persil (nommé pompeusement «moulinette à persil») du tiroir.
Et je me mets en devoir de mouliner du persil dans le beurre.
Je suggère de mettre des échalottes, de la ciboulette, du thym...
Belle-mama refuse obstinément. Pas dans SON beurre d'ail. Bon. Par contre, quand elle a cherché à y mettre du poivre, j'ai aussi utilisé mon droit de véto. Non mais! Du poivre! (J'ai horreur du poivre... À la maison dans mon village, il n'y a pas un grain de poivre dans toute ma cuisine).
Nous convenons mutuellement de faire des concessions et le beurre à l'ail est donc terminé avec sa magnifique couleur verte.
Et c'est sur une poignée de main réconcilliatrice que se termine ma recette.
Note à moi-même : bien me brosser les dents avant d'aller me balader sur les Champs Élysées...
lundi 21 novembre 2005
Je conserve mes tomates
J'ai eu beau faire des confitures de tomates vertes, du chutney aux tomates vertes, des sandwiches aux tomates, des souvlakis, je reste avec un stock de tomates assez monumental. Sur le conseil d'une spécialiste, j'avais mis les tomates vertes que j'ai récupérées avant le gel dans un sac de papier brun, à l'abri de la lumière pour qu'elles rougissent.
Ainsi fut fait.
Je me retrouve à présent avec un gros stock de tomates rouges (après avoir enlevé les poilues vert-de-gris). Que faire? Je me souvenais vaguement qu'on m'a dit que je pouvais conserver ces tomates en leur enlevant la peau et que pour ça, il fallait que je les fasse blanchir. J'ai tenté de me souvenir qui m'avait donné cette idée, mais à ma première tentative, on me répond : «sûrement pas moi, je ne donne pas dans le terroir...»
Bon, j'ai décidé de me lancer toute seule, sans filet.
- J'ai donc sélectionné les plus belles de mes tomates...
- J'ai fait bouillir de l'eau...
- J'y ai mis mes tomates...
- J'ai attendu. Combien de temps? Je n'en avais aucune idée, mais au bout de 5 à 10 minutes, j'ai vu que la peau se fendait sur mes tomates.
- Je les ai donc sorties de l'eau...
- ...et j'ai tiré sur la peau, qui est venue facilement. Relativement. C'est plutôt chiant à faire, mais je n'allais pas laisser pourrir ces belles tomates!
- J'ai passé au tamis parce que ça faisait décidément beaucoup d'eau. Oubliez ça les belles tomates rondes, les miennes sont toutes éfouérées. Mais ce n'est pas grave puisqu'elles vont principalement servir à faire de la sauce à pizza. Ou à spaguetti.
- Pendant que mon pot stérilisait au micro-ondes, j'ai décidé d'ajouter un peu de thym et du sucre dans la purée de tomates obtenue. Ça va faire bon, me dis-je.
- Et j'ai rempli mon pot avec ma mixture, toute fière d'utiliser de nouveau mon entonnoir à confitures. Un bon achat que j'amortis assez rapidement. Faut dire qu'à 0,99 $ au Dollarama, ça pouvait difficilement être un gaspillage...
- Me voilà donc l'heureuse propriétaire d'un pot de tomates que je vais mettre au frigo dès qu'il sera refroidi car je ne fais pas confiance à ma façon de stériliser les pots.
Maintenant, il me reste encore quelques tomates vertes au fond de mon sac... Quelqu'un en veut???
jeudi 10 novembre 2005
La béchamelle
Dans la fabrication de la tartine aux champignons, j'ai omis de vous parler de la préparation d'un ingrédient essentiel : la béchamelle!
Celle-ci sera d'ailleurs utile pour d'autres recettes, telles le célèbre pâté au poulet. (Il n'est pas encore célèbre, mais ça s'en vient).
Ingrédients (dans l'ordre d'apparition):
- beurre
- farine
- lait
Procédure :
- Dans une poêle quelconque (ici, vous pouvez voir que moi j'ai utilisé la poêle «t'es folle» à-rond-indicateur-de-chaleur-dans-le-milieu-pour-ceux-qui-sont-trop-crétins pour-savoir-qu'une-poêle-sur-le-feu- c'est-chaud), on fait fondre une motte de beurre. Salé, le beurre. Et on met aussi un peu de farine.
- On mélange le beurre fondu et la farine (à feu doux, faut pas que ça fasse du beurre noir), et ça va donner une pâte immonde qui ressemble à ça :
- On ajoute du lait pour tenter de délayer tout ça.

(Ici vous pouvez voir que j'ai une pinte traditionnelle, pas la fameuse
poche de lait. C'est qu'avec les poches de lait, je dois acheter à coup
de 4 litres, et des fois, quand j'achète au village, les 4 litres
deviennent caîllés trop vite... Ceci dit, je fais ce que je veux et
cessez de me tanner avec vos questions oiseuses.)
- Et on brasse. Ici je cite le fameux Chef Groleau, que j'avais cité précédemment par ailleurs : «Mélangez le tout uniformément, pour que ce soye mou uniformément, c'est pas grave si ça fait des mottons, passque c'est les mottons qui goûtent le plusse bon»
Voilà, c'est fait! Maintenant, si vous en voulez une plus grande quantité, vous ajoutez du lait, tout en continuant à chauffer à feu doux et en brassant les mottons, et quand ça épaissit de nouveau, vous rajoutez du lait etc...
Vient
ensuite (facultatif et variable selon l'utilisation à faire de la
béchamelle) l'assaisonnement, que l'on jette dans la mixture...
Du thym frais? Des herbes salées du bas-du-fleuve? De l'herbe à chat?

À venir... le pâté au poulet!
lundi 24 octobre 2005
Réussir sa mayonnaise!
Un mythe tenace dit que la femme menstruée rate sa mayonnaise à tout
coup. Foutaises! Comment l'émulsion de l'huile et des extrémités hydrofuges
des chaînes moléculaires des protéines de l'oeuf peut-elle être
influencée par les hormones???
Des tentatives d'explications «scientifiques» prétendent que la
température du corps augmente durant cette période et que les
phéromones émises alors créent un influx magnétique dévastateur sur
l'alignement des neutrinos solaires qui traversent le bol de
mayonnaise. Oui, bon, on a tout compris. Coucouche panier.
Après cette introduction instructive, passons dans le vif de notre sujet. L'exercice de réchauffement numéro deux avant la fabrication du sandwich aux tomates.
LE TRUC : Tout mettre au frigo, ingrédients et ustensiles.
Ce qui signifie :
- garder un petit pot d'huile au frigo;
- garder sa moutarde de Dijon au frigo;
- garder son oeuf au frigo
- garder un bol vide au frigo.
Avec ça, on est toujours prêt, même au milieu du repas, à se lever nonchalament pour dire «Oh, ya plus de mayonnaise! Minute, j'en fais, je reviens tout de suite» ... et effectivement, revenir au bout de 3 minutes avec un bol de mayonnaise tout frais fait, ce qui vous vaudra les regards admirateurs, incrédules et envieux de vos invités. Même quand vous êtes menstruée.
Naturellement, il se trouve des gens pour qualifier cette méthose de «fausse». Mais ça marche. Alors libre à vous de risquer l'humiliation suprême en tentant d'autres recettes... Alors on ignore les experts, et on fait confiance à la nulle (moi) qui vous guide vers un succès assuré.
On commence :
- On met une grosse cuillèrée de moutarde de Dijon. Maille. Sinon ça marche pas.
- On met le jaune d'oeuf. Pas le blanc. Sinon ça marche pas.
- On brasse bien tout ça, puis on verse l'huile d'une main tout en brassant de l'autre. Sinon ça marche pas. (Essayez donc, pour voir, de verser l'huile et de brasser de la même main!!!). On peut brasser avec une fourchette, ou avec un fouet. Pas besoin de se faire de tendinite au bras. Il suffit de ne pas être trop lymphatique.
Bin, c'est tout.
Évidemment, ensuite, pour faire un peu chic, on peut mettre un filet de jus de citron, quelques gouttes de sauce soya, quelques fines herbes de votre petit jardinet (thym, ciboulette, persil, basilic...).
Si vous procédez devant témoins et que vous voulez vraiment faire «prout-prout», vous pouvez utiliser le séparateur d'oeuf pour séparer votre jaune.
Vous donnerez le blanc au chat. Ça lui fait du beau poil, et il adore ça. Vous pouvez aussi faire comme belle-mama et le garder au frigo «au cas où» et avoir une collection de petits pots de blancs d'oeufs inutilisés au fond de votre frigo. Ou visiter les blogues de mes amies les cuisinières qui ont sûrement des bonnes idées pour les utiliser.
«Bin quoi?» me direz-vous... «Ya pas de photos???» NON, ya pas de photos. Parce que les photos du Chef Chose, là, celui que j'ai mis en lien, sont assez explicites. Et que c'est tellement simple, comme instructions, que vous ne pouvez pas vous tromper. Et surtout parce qu'il me reste encore de la mayo dans le frigo et que je ne vais tout de même pas en faire encore juste pour la prendre en photo...
BON!
Sommes-nous enfin prêts à faire nos sandwichs aux tomates???
C'est ce que nous verrons... dans le prochain épisode!!!
(musique dramatique dont le but est de faire monter la tensin)
Maintenant, voici des témoignages de consommateurs satisfaits : (voir les commentaires)
dimanche 23 octobre 2005
Le petit pain illustré
Avant de procéder au sandwich aux tomates promis, il faut comprendre que l'art du sandwich aux tomates est subtil, complexe, et que sa fabrication impose de nombreuses contraintes.
Ça peut sembler un peu rebutant pour une cuisinière novice, mais, sous ma guidance éclairée, vous vous en tirerez sans mal.
Il faut d'abord effectuer des exercices de réchauffement. On ne se lance pas dans le sandwich aux tomates comme ça!
Premier exercice : le pain!
Je me suis lancée dans cette recette, qui me vient de France (non, pas de France, mais de France), parce que je n'avais plus de pain et j'étais trop paresseuse pour aller au village en acheter. C'est dire comment c'est facile de faire son pain. Plus facile que de l'acheter.
Naturellement, j'ai adapté la recette originale. Adapté pour les nuls. Et illustré. Voici donc...
Le petit pain illustré pour les nuls...
Ingrédients (en ordre d'apparition) :
- 1/2 tasse d'eau
- 2/3 tasse de yaourt nature
- 2 cuillères à soupe de sucre
- 2 cuillères à thé de levure en ti-grains
- 1 oeuf
- 3 tasses de farine (on peut aussi la faire soi-même, mais c'est une autre recette)
- 1 1/2 cuillère à thé de sel
Si vous avez tout ça, une fourchette, un grand contenant, un moule et un four normal, vous êtes capables de le faire. Avec une heure devant vous, à temps partiel (temps d'attente compris...), tout sera fini. Si vous recevez des invités et que vous voulez les épater avec l'odeur, mettez au four 20 minutes avant leur arrivée prévue et prenez soin d'ouvrir la porte du four deux ou trois fois, histoire de bien laisser l'odeur de pain envahir la maison.
On commence :
Oui, j'ai aussi ajouté un pot de graines de sésames. Et les matriochkas (poupées russes) de contenants à mesurer, c'est juste pour vous impressionner. Le citron, c'est pas un citron, c'est ma minuterie en forme de citron achetée au Dollarama. L'herbe à chat en vaporisateur, qu'on peut apercevoir au fond de la photo, c'est pas pour la recette.
La levure, pour ceux qui ne connaissent pas, c'est ça :

- On mélange l'eau, le yaourt et le sucre. Si le mélange est tiède, ça va mieux.
- On ajoute la levure, on couvre d'un linge et on laisse reposer 10 minutes.
- On brasse et on ajoute l'oeuf.

- On brasse et on ajoute la farine et le sel.
- On brasse et ça va faire une pâte. On la met en boule, on couvre d'un linge et on laisse monter 20 minutes.

- On pétrit :
ça veut dire qu'on va tripoter la pâte dans tous les sens avec nos mains,
alors il faut les laver avant. Surtout si on vient juste de caresser le
chien qui vient de se faire attaquer par une mouffette. On vient les mains toutes collantes
quand on pétrit alors on peut se les badigeonner avant de farine, ou d'huile.- On place ensuite la pâte dans le moule, on couvre encore et on attend encore. Selon votre patience.
- Puis on met au four pour 20 à 25 minutes, à 375°F. Les fours français vous pouvez toujours sécher, hahahah! Oups, je viens de penser que si je veux faire du pain quand je serai en France, va falloir que je le sache. Je vais chercher. J'ai trouvé. Ça donne 190.555°C. Thermostat 6,5 me dit un autre site.
- N'oubliez pas d'enlever le linge qui couvrait votre pain avant de mettre au four!!!
Maintenant, vous vous croyez prêts à faire le sandwich aux tomates? Que nenni!!!
Il vous reste encore le deuxième exercice de réchauffement : la fabrication de la mayonnaise!!! Vous n'alliez tout de même pas faire des sandwichs aux tomates avec de la mayonnaise achetée???




















