vendredi 4 janvier 2008
Je fais du couscous!
Après un dîner dans un restaurant marocain, Chéri ne jurait que par le couscous. Pour lui faire plaisir, j'ai donc décidé de me lancer dans la gastronomie marocaine, mais à ma façon!
Ça veut dire : chercher sur internet les différentes recettes, et retenir ce qui fait mon affaire. Laisser le reste. Et surtout, attendre que Chéri soit absent pour éviter qu'il ne fourre son nez dans mes méthodes!
D'abord il faut fabriquer le couscous : aucun problème, il faut de l'eau et de la semoule. J'ai ça en stock. Par contre, pour la méthode, on me perd!!! Il faut rouler le couscous avec de l'huile, le mettre dans le bas d'un semoulier couscoussier, pré-cuire 15 minutes à la vapeur, brasser pour éviter les mottons, recuire encore... ok, j'ai compris! Jamais à court de ressources, je tape comme mots-clé : "couscous facile". Tout de suite, j'ai une solution. Il suffit de verser 2 tasses d'eau bouillante sur une tasse de semoule, de mettre le couvercle et d'attendre. Voilà.
Hum, trop facile. Je tape "couscous plutôt facile". Je découvre qu'on doit plutôt mettre la semoule et l'eau en proportions de 1 pour 1, en terme de poids. Si ça se trouve, la densité de la semoule étant peut être de 0,5kg par décimètre cube, ça revient peut être au même. On peut aussi rouler le couscous dans l'huile, pour faire un peu marocain. Et au lieu de mettre de l'eau, on peut mettre du bouillon. Donc je remets la confection de la semoule à la fin de ma recette.
En ce qui concerne la viande, j'ai choisi des merguez (un classique!) et de l'agneau (parce que c'est bon).
Je peux me consacrer au bouillon. Ici, je combine les restes de mon frigo avec des idées glanées sur les différents sites que j'ai visités. Tenant compte de mes goûts personnels, bien sûr.
Il faut en gros : de l'eau, des épices, des légumes et des extras.
Comme épices, j'ai trouvé : de la coriandre, du paprika, du safran, des 4 épices (??? je ne sais pas c'est quoi, les quatre épices, mais j'en ai trouvé dans l'armoire...), du persil, une feuille de laurier...
Les légumes : j'ai des carottes, des ognions, des zucchinis, une aubergine...
Les extras : du concentré de tomate pour faire un peu de couleur rouge, des amandes, des raisins secs...
Procédons :
Normalement, la viande devrait bouillir dans le bouillon. Ça donne du goût au bouillon, mais ça en enlève à la viande. Je fais un compromis : je fais griller les merguez dans la casserole, j'enlève les merguez et j'utilise le bon gras orangé et la bave des merguez comme base à mon bouillon. Je suis rusée.
Allons donc pour le bouillon : de l'eau, les légumes, les raisins secs, la boîte de tomates concentrée (enfin son contenu, pas la boîte) et les épices.
Ainsi qu'une feuille de laurier cueillie dans mon jardin. Une feuille pas trop mangée par les vers, les oiseaux et les pustules de feuille, ni trop arrosée de pipi de chat.
Je laisse bouillasser pendant quelque temps, puis je me décide à y remettre les merguez ainsi que leur gras figé.
J'ai résolu de ne pas mettre d'amandes, finalement...

C'est le moment de faire ma semoule : je pèse 250g de semoule...
Je verse un peu d'huile et je roule... (j'aurais pas pu rouler de la main gauche??? j'ai du mal à tenir mon appareil photo!)

Enfin, quand je dis «je roule», je dis ça parce que je l'ai lu sur des sites qui ont l'air de s'y connaître. Sinon, j'aurais dit «je tripote».
J'y ajoute environ 250g de bouillon.

Normalement, puisque ça doit gonfler, je trouve que ce n'est pas assez alors je rajoute un peu d'eau. Puis on laisse gonfler pendant 5 minutes. Ensuite, on met au four à 100°C pour 15 minutes. Il faut brasser pour décoller les petits grains et normalement c'est bon.
On laisse ça et on revient à nos moutons.
L'agneau, dans tout ça??? Je l'avais mis à mariner avec de l'huile d'olive et des herbes de provence...
Puis j'ai oublié... Alors j'ai simplement coupé le gras et les os pour jeter dans mon bouillon et rôti le reste à la poële.
C'est le moment de servir!
Ne pas oublier le thé à la menthe, que je vous décrirai dans un prochain post!
samedi 14 janvier 2006
Le saucisson de chocolat
Encore une idée copiée!
Je l'ai trouvée ici, chez Omelette, qui elle-même l'avait prise d'ailleurs.
Évidemment, je n'arrivais pas à comprendre les instructions, mais n'écoutant que mon courage, je me lançai!
Ingrédients :
- 200g de chocolat
- 100g de beurre
- 50g de sucre glace
- 1 oeuf
- 10 cubes de guimauve
- 150g de sablés
À priori, rien de bien compliqué... Sauf que je suis restée perplexe pendant 15 minutes à me demander si le sucre glace était le sucre en poudre ou le sucre ordinaire en cristaux. Un petit tour dans les réserves de Belle-Mama m'a fait comprendre que le sucre en poudre français est le sucre en cristaux, d'où ma confusion. J'ai donc opté pour un pot de sucre en poudre, trouvé dans le fond de l'armoire, et qui devait dater de 1997.
J'ai sorti la balance, comme il se doit (maintenant j'ai l'habitude), et j'ai trouvé des biscuits secs, appelés «sablés» ici. À Rome faisons comme les Romains, j'ai aussi pris du beurre doux. Pour la guimauve, je suis rusée. Après avoir lu les commentaires dans les recettes, j'ai vu que tout le monde avait bien des difficultés à couper les morceaux de guimauve (chamallo pour les Français), alors moi j'ai pris des guimauves miniatures, déjà au bon format (préalablement importées du Québec, au cas où)!
Voici donc les ingrédients rassemblés :
Les instructions, maintenant!
- Faire fondre le chocolat et le beurre au bain marie jusqu'à consistance lisse.
- Hors du feu : ajouter le sucre et l'oeuf et bien brasser.
- Ajouter les biscuits écrasés ainsi que les morceaux de guimauve en dés.
- Verser sur un cellophane, et rouler en saucisson.
- Mettre 5 heures au frigo.
- Avant de servir, rouler dans du sucre glace.
Oooooh que ça semble simple!
Déjà, j'ai un peu de mal avec la technique du bain marie. Je mets une casserolle dans une autre casserolle qui contient de l'eau qui bout. La petite casserolle ne tient pas droite, mais ça fait l'affaire quand même.
Ensuite, le sucre glace (cru 1997) était muni d'un couvercle à trous. À ce rythme, je n'allais pas avoir mes 50g avant la nuit! J'ai donc arraché le couvercle à trous.
Je jette mes 50g dans le chocolat-beurre (en pâte lisse) que j'ai mis hors du feu. Je brasse.
L'oeuf. Je fais vite car le chocolat est chaud et j'ai peur que l'oeuf ne cuise avant que je n'aie eu le temps de brasser (après avoir pris la photo, bien sûr).
Pour les biscuits secs, les grands moyens! On éfouére au rouleau à pâte direct sur la table!
Puis on introduit dans la casserolle, en essayant de ne pas en foutre partout.
La pâte commence à avoir une texture grumeleuse.
Je prépare mon cello. Le cello, c'est quoi? Du Saran-Wrap ou bien du papier ciré??? Pas de chance à prendre, je mets les deux. J'ai un peu peur que le saran ne fonde au contact du chocolat chaud, et puis c'est encore bien liquide, cette pâte... Ça va s'abandonner avant que je n'aie eu la chance de le rouler en saucisson...
Dernière étape, j'ajoute mes morceaux de guimauve dans la pâte, en espérant qu'ils ne fondent pas.
Non, ça ne fond pas. Mais c'est encore un peu liquide...
Allez, tant pis, je verse sur mon cello-ciré. Oh, la bouse!!!
Comment rouler ça??? J'y vais en attapant les bords du saran et en tortillant les coins. L'excédent coule sur le papier ciré. C'est pas grave, je vais lécher tout ça tout à l'heure.
Mais c'est encore bien liquide. Je vais le mettre au congélo pour que ça durcisse plus vite, coincé entre deux objets, pour que ça reste en une forme à peu près cylindrique.
Enfin, ça vient à durcir assez, je peux corriger la forme un peu.
Ouais... pour l'apparance saucisson, on ne peut pas dire que c'est très fidèle... Mais en coupant des tranches, c'est déjà un peu mieux. Quoique mes morceaux de guimauve sont peut être un peu gros encore.
Et en roulant dans le sucre glace, c'est encore plus ressemblant. Surtout pas de flash.
Quelqu'un saurait faire une patate en chocolat???
(Cette dernière boutade ne saurait être comprise que par les Québecois nés avant 1970...)
lundi 2 janvier 2006
Le gâteau aux fruits de Noel
La Belledoche a tellement aimé cuisiner avec moi qu'elle a insisté pour que je l'assiste dans la confection de son «cake» annuel.
- Votre quoi??? m'étonné-je, les sourcils au plafond comme si elle parlais japonais.
- Mon c-a-k-e! répété-t-elle, en articulant exagérément comme si j'étais une demeurée mentale.
Habituée maintenant à la langue française telle que parlée dans le Berceau de la francophonie, je traduis : ce doit être un gâteau. En effet, c'est un gâteau. Le gâteau aux fruits de Noel de mon enfance, mais sans mélasse. Pauvre France!
- Aaaaaah votre gâ-teau!!! répondis-je comme si la lumière venait de se s'allumer dans mon cerveau.
Enfin. J'accepte la tâche et Belle-Mama commence à me donner ses consignes : «Va chercher une douzaine d'oeufs et deux paquets de beurre à la cave.»
Deux paquets de beurre et une douzaine d'oeufs??? Ah oui, ça c'est
un dessert léger, comme le dit le titre du livre de recette que nous
utilisons.
Il s'agit d'un livre de recette édité pour la Société des Produits du Mais (ici, ça va mal car je n'ai pas trouvé le tréma sur mon clavier... pour Noel, passe encore, tout le monde comprend, mais pour le mais, je ne parle pas ici de la conjonction «mais» mais du mais, qui se prononce ma-hisse). Cette société produit les marques Maizena et Alsa j'imagine, car on cite ces deux produits à profusion comme si c'était la panacée universelle. Loin de moi de vouloir critiquer la gastronomie française, mais puisque ces produits sont inconnus au Québec et qu'il faut que je les décrive pour vous suggérer un équivalent, je me dois de mentionner le fait.
Bref, voici les ingrédients requis :
- 200g de farine.
- 100g de Maizena. Ça ressemble drôlement à de la fécule de mais. Dans l'introduction du livre, on dit que son rôle est «d'alléger la pâte». C'est sans doute pour ça que tous les desserts de ce livre sont qualifiés de «légers». Parce qu'on remplace la farine par du fécule de mais.
- 1 sachet de levure chimique Alsacienne Alsa. Ici, il ne s'agit pas de levure, mais de poudre à pâte, et les ingrédients en sont : pyrophosphate de sodium, bicarbonate de sodium (la p'tite vache), et farine de froment.
- 150g de sucre fin. Du sucre, quoi.
- 2 sachets de raisins au rhum Alsa. Ce sont tout simplement des raisins déjà imbibés de rhum. Au lieu de ça, on va simplement prendre des raisins secs et les imbiber de rhum nous-même.
- 100g de raisins de Corinthe. Ça aussi on va les imbiber de rhum, tant qu'à faire.
- 150g de fruits confits coupés en dés. On les met aussi dans le rhum, pourquoi pas???
- 3 gros oeufs ou 4 petits.
- 150g de beurre. Du beurre doux, puisque ensuite on ajoute la grosse pincée de sel. Mais si on met du beurre salé, on n'a qu'à mettre une petite pincée de sel.
- 1 grosse pincée de sel N'oubliez pas de démarrer la vidéo, un peu plus loin, qui illustre mon habile pincée de sel!
- le zeste d'un citron. Des pelures de citron confites, c'est tout aussi bien. Imbibées de rhum. Naturellement.
Belle-Mama fait une double recette. Elle avait commencé la veille, en trempant des raisins secs, des fruits confits et des zestes de citron confits dans du rhum. Généreusement.
Commençons par couper le beurre en petits carrés pour le faire
ramollir au micro-ondes. N'oublions pas la double recette, donc 300g. 1
minute au micro-ondes à médium suffit.
On va maintenant sortir la super-balance et peser le sucre.
Pendant ce temps, je fouette le beurre ramolli.
Nous ajoutons le sucre et nous «travaillons vigoureusement ce
mélance qui doit être onctueux», selon les termes du livre de recettes.
Ça veut dire de brasser jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de mottons.
Incorporer les oeufs entiers, l'un après l'autre. Ça veut dire un à
la fois et Belle-Mama me surveille. Pas question de tricher et d'en
mettre deux à la fois. 8 oeufs, toujours à cause de la double recette.
C'est le moment de mettre la pincée de sel. Démarrez la vidéo pour voir avec quelle dextérité j'utilise cette salière hi-tech!
Un peu de sel
Envoyé à l'origine par coyotedesneiges
Peser ensuite la farine et la Maizena (enfin ce truc-là, qui ressemble à du fécule de mais)...
et on ajoute la levure (comprenez la poudre à pâte), qui se présente ici dans un petit sachet rose, probablement vendu à prix d'or...
On va tout verser ce mélange poudreux (farine-maizena-levure) dans notre mélange onctueux. Tout? Tout,
confirme Belle-Mama, qui ne souffre pas de contradiction. Elle me
recommande tout de même de ne pas casser son fouet quand je vais
brasser encore une fois énergiquement, encore pour éviter que ça ne fasse des mottons.
Rien de cassé, et j'obtiens de nouveau une pâte onctueuse! Il est temps d'introduire les fruits qui ont macéré dans l'alcool!
Nous devons égoutter soigneusement les fruits.
Puis, pour éviter qu'ils ne tombent dans le fond de la pâte pendant la cuisson, il faut les enrober de farine.
Ça va donner ça :
Que faire avec le reste du rhum??? On en verse un peu dans la pâte!
Et le reste? Il est très bon, il a pris un goût de fruits confits. Donc, on y va gaiement avec les fruits confits enfarinés...
On mélange... (avec la cuillère de bois pour éviter de casser le fouet de Belle-Mama)
Puis on verse dans deux (deux parce qu'on a fait une double recette,
vous vous souvenez???) moules recouverts de papier ciré. (Ou de papier
sulfurisé, comme ils disent ici...)
On met au four chaud, th6 (ce qui signifie, selon le chef Simon
: thermostat 6 ou 180°C ou 350°F) pendant 15 minutes, puis au four
moyen th4 (thermostat 4 ou 120°C ou 250°F) pendant 40 minutes.
Démouler et laisser refroidir sur la grille.
Ils ajoutent (dans le livre de recette) que le gâteau (si, si, ils disent bien «gâteau»!!!) est meilleur un peu rassis.
Je sais, la recette aurait dû être publiée avant Noel pour permettre à tous d'en profiter pour Noel, mais puisque le gâteau est meilleur rassis, il sera aussi bon à Noel prochain!
vendredi 18 novembre 2005
Les muffins aux carottes
Encore une recette compliquée, mais sous ma guidance éclairée, je vous assure que ça passe tout seul. L'idéal est de faire ça quand on est obligé de rester à proximité de la cuisine. Par exemple, quand on fait bouillir des saucisses, ça prend du temps mais pas de concentration. On peut donc se concentrer sur nos muffins, tout en étant à l'affût si jamais la bouillasse de la saucisse déborde et que ça fait «pschchchchiiiiiiiit».
Je crois que j'ai trouvé cette recette (celle des muffins, pas de la saucisse) dans une fiche-santé contre le cancer ou les maladies du coeur ou de la vache folle, ou quelque chose comme ça. C'est pour ça qu'il n'y a pas de beurre. Mais c'est pas grave parce que ça goûte bon.
Voici ce dont on a besoin :
Farine, cassonade, canelle, poudre à pâte, bicarbonate de soude, sel, muscade, compote de pommes non sucrée, carottes, noix, huile végétale, oeufs, ainsi qu'un moule à muffins.
On procède dans deux bols. On fait donc deux mélanges et on mélange ensemble les deux mélanges. Simple comme principe, non?
- 2 tasses de farine
- 1 tasse de cassonade
- 2 cuillères à thé de canelle
- 1 cuillère à thé de bicarbonate de soude
- 1 cuillère à thé de poudre à pâte
- 1/2 cuillère à thé de sel
- 1/2 cuillère à thé de muscade
On mélange le tout. Puis on laisse ça là, et on procède au 2e mélange, dans un autre bol.
- 1 tasse de compote de pomme non sucrée
- 2 tasses 1/4 de carottes râpées grossièrement (environ 3 grosses carottes)
- 1/2 tasse d'amandes ou de noix hachées
- 1/4 de tasse d'huile végétale
- 2 oeufs
Attention quand on râpe les carottes! C'était bien écrit : «grossièrement»! J'ai donc procédé avec ma machine, que j'ai opérée en utilisant quelques jurons grossiers de mon répertoire. C'est vrai que ça va mieux comme ça! On donne vraiment des bons trucs dans les fiches-santé!
Maintenant qu'on a fait les deux mélanges, on mélange chacun des mélanges, puis on les mélange ensemble, dans le bol le plus grand. Sinon, ça déborde. C'est le principe des vases communiquants. Ou bien la seconde loi de la thermodynamique??? Peu importe, mais c'est véridique, car je l'ai appris à l'école de la Vie. Comme quoi ils ne disent pas tout dans les fiches-santé. Faut se fier sur notre Expérience...
Ici, nos deux mélanges mélangés, chacun de leur côté.
Attention, on les mélange maintenant ensemble!!! Suivez moi bien!!!
Voilàààà...
Il ne reste plus qu'à graisser le moule (là on peut y donner la go dans le beurre si on le désire, ou la graisse, ou la margarine, ou des ti-papiers, mais si on met des ti-papiers, faudrait pas les manger).
On remplit ensuite les trous du moule...
Et on fait cuire à 375°F (voir la table de conversion dans mes liens à côté) pendant 25 minutes. Le cure-dent, c'est pour vérifier que c'est bien cuit. Oui, c'est cuit.
Et maintenant, le test suprêêêême... Vous voulez une bouchée??? Et ça se congèle et ça reste moelleux bien bien longtemps grâce au super truc de la compote de pomme! Admirez aussi la petite décoration de carottes râpées que j'avais mis sur le dessus du muffin pour faire joli. Et puis parce que j'avais râpé trop de carottes.
Écoutons les commentaires des consommateurs satisfaits (faut peser sur le piton «commentaires»):
vendredi 11 novembre 2005
Le pâté au poulet
Aaaaaaah! Un autre de mes classiques!

Le secret est dans la pâte...
Et dans la sauce.
Mais aussi dans la garniture.
Ça tombe bien, je vais vous révéler les trois!!!
La garniture : Oui, on commence par la garniture, car la pâte, ce n'est pas très long. Et le temps de confection de celle-ci correspond justement au temps que met le four à atteindre sa température, soit 400°F (les Français, veuillez consulter la page de conversion du chef Simon, dont le lien est donné ci-contre dans mon «sidebar»).
- Le poulet! (bin oui, on l'aura deviné). Il faut le faire cuire. Le meilleur rapport quantité-prix est dans le haut de cuisse. En plus, il y a souvent un croupion, ma partie préférée.
Bien
sûr, tant qu'à faire cuire du poulet, on peut en manger un morceau
comme repas. On garde le reste pour le pâté. Avec le bouillon, la peau,
le gras, tout va servir. Et puis c'est plus facile à désosser quand
c'est froid. On va donc couper ce qui reste en petits cubes, et on
réserve (ouaaaa, je sors mes termes spécialisés, c'est beau la
fréquentation des blogs culinaires!!!) la sauce et les ognions.
- Maintenant, les légumes. Des carottes coupées en cube, des petits pois. Si les cubes de carottes sont assez petits, ils vont cuire avec le pâté. Sinon, mieux vaut les pré-cuire au micro-ondes. Ou bien prendre de la macédoine congelée.
- On va mettre tout ça dans le fond d'un plat qui va au four. Le poulet coupé, les légumes coupés et la sauce par-dessus.
La sauce :
On prépare une béchamelle (ou une béchamel, ou un béchameau) selon la méthode de mon dernier post (ou selon les conseils de mes commentateurs...) et on y ajoute tous les grééments de poulet (sauce figée, ognions...) qu'on avait réservés un peu plus haut. En espérant que le chat n'ait pas sauté dedans.
La pâte : on peut déjà préchauffer le four à 400°F pendant qu'on prépare ça.
Ingrédients
- 1 tasse de farine
- 1/3 tasse de lait
- 2 cuillèrées à thé de poudre à pâte (ou de bicarbonate de soude, ou de levure chimique pour les Français)
- 1/4 tasse de graisse.
Apparté concernant la graisse : Ça peut
être du shortening, du crisco, du végétal, du animal, peu importe. Du
moment que c'est gras et blanc.
Souvent,
sous le rabat de la boîte de 1 livre, il y a une échelle pour mesurer
les volumes. Bien utile pour éviter de salir notre matriochka de 1/4 de
tasse. Est-ce que ça fonctionne? C'est ce que je me propose de tester.
Je me sacrifie pour tout dégueulasser ma tasse à mesurer.
Et
bien voilà, la preuve est faite : la quantité suggérée déborde
largement le quart de tasse que j'ai utilisé. Ce qui confirme mon
intuition : vaut mieux mettre la graisse au pif, c'est plus précis que
sur le couvercle de la boîte, et on n'a pas besoin de laver la tasse à
mesurer ensuite...
Procédure :
- Dans un bol, on mélange à la fourchette la graisse et la farine+ poudre à pâte. On ajoute le lait et ça donne ça :
On fait une boule avec les mains et on roule dans la farine. On éfouére au rouleau jusqu'à ce que ça devienne du même diamètre que le plat.
Ici, la petite «twist» pour installer la pâte (oui, bon je sais, c'est niaiseux, tout le monde sait ça, mais n'oubliez pas que je cuisine pour les nuls.) Eeeet... HOP!
Vu
que c'est genre pâte à biscuit, c'est pas grave si c'est épais, c'est
même meilleur. On peut badigeonner de lait le dessus de la pâte, mais
ça dore quand même si on ne le fait pas. Ici, je l'ai fait juste pour
vous faire plaisir. Et puis parce que tant qu'à faire, j'avais déjà mon
1/4 de tasse tout dégoulnasse à laver alors pourquoi pas le petit
pinceau.
Il ne reste plus qu'à mettre au four pendant 20 minutes!!!
Et... magie! voilà un repas tout prêt à déguster!
vendredi 28 octobre 2005
Je fais de la pizza
... parce que le livreur de pizza ne vient pas jusqu'à moi, qui habite à 50 km de toute région habitée.
Ça semble compliqué mais c'est finalement très simple :
On peut résumer en trois étapes :
- La pâte
- La sauce
- Les accompagnements.
Savez-vous que entre le moment où vous êtes évaché sur votre
fauteuil à vous demander ce que vous pourriez bien faire pour souper et
le moment où la pizza sort du four, il ne s'écoule que 1 heure et 10
minutes? Et encore, en prenant bien son temps, et pendant l'opération
on a eu le temps de :
- Se laver les cheveux;
- Faire la vaisselle;
- Passer le balai dans la cuisine;
- Nourrir les chiens;
- Sortir les poubelles;
- Envoyer le bac à compost dans le carré à compost;
- Baîller nonchalamment;
- Prendre des photos pour le blogue...
On commence par la pâte.
Lait, farine, levure, sucre. 
PÂTE :
- 3/4 de lait tiède mais pas trop chaud (pour le confort de la levure, qui est un organisme vivant), avec une cuillèrée de sucre dedans (pour nourrir notre levure)
- On met ensuite la levure, deux cuillères à thé et quart.
- On laisse la levure se goinfrer de sucre dans son bain de lait tiède (comme cléopâtre) pendant 10 minutes, avec un linge à vaisselle sur le dessus (comme Arafat). Pendant ce 10 minutes, on peut en profiter pour commencer à découper nos légumes. Ou à fouiller dans le bac à légume pour voir ce qui traîne dedans.
- On met ensuite une tasse et quart de farine et un peu de sel. (voir la table de conversion : un peu=pas beaucoup.
- On mélange avec la fourchette et quand ça fait une pâte, on met la main à la pâte (OUAHAHHAHAHAH!)
Pour éviter de se coller les mains, enduisons-nous les mains d'huile. On en profite pour huiler nos assiettes à bras raccourcis! Les deux mains dedans!!! (Une à la fois car l'autre tient l'appareil photo)
- On pétrit un peu (enfin, on tripote un peu) et quand on est tanné on remet la boule dans le bol, on recouvre pudiquement d'un linge à vaisselle et on attend 20 minutes.

Pendant que la pâte montait, on s'est judicieusement occupé de la garniture.
Pour ça, il faut:
- Des légumes : on rafle tout ce qui traîne dans le bac à légumes. J'ai trouvé un piment vert, des zucchinis, des tomates (bien sûr!!!), des oignons. Des fois j'ai aussi des épinards, du brocoli etc...
- Du pépéronni (facultatif)
Du
fromage : ici, on met du «mozarella» : contrairement au mozarella qu'on
trouve en France, le nôtre se présente sous forme d'un rectangle
compact jaunâtre sans beaucoup de goût. Mais n'importe quel
fromage-qui-fond fait l'affaire.- Pendant que la pâte monte, on a le temps en masse de couper les légumes et râper le fromage-qui-fond.
Et... la sauce.
Oui, bon. Je fais déjà la pâte, faut pas trop m'en demander.
On aura pris soin de préchauffer le four à 425°F (Veuillez consulter la table de conversion du père Simon, sur le côté de ma page).
On se re-huile les mains et on éfouére la pâte dans le fond de l'assiette. Ensuite on a le droit de tartiner la pâte de pesto (ou d'ail) si on veut.
On garnit : pépéronni, sauce, oignons, autres légumes, et finalement fromage. Puis on met au four pendant 20 minutes.
Le dessus est tout doré... Et le dessous aussi!
Écoutons les commentaires des consommateurs satisfaits (peser sur le piton «commentaires») :













Et hop!



















Oups, pis du sel.
Voyez? rien ne colle!





