vendredi 10 février 2006
La quiche!
Vous vous souvenez des restes de pâte à tarte (la meilleure et la plus simple du monde) que nous (moi, en tous cas) avions mis au congélateur?
Moi je m'en souviens, et je l'ai sortie pour me faire une quiche. Non, pas Lorraine. Juste une quiche avec plein de cochonneries dedans. Tout ce que je trouve dans mon frigo en fait.
Nous allons commencer par suivre mon conseil et pré-cuire la pâte à tarte, hâtivement roulée parce qu'elle est tellement bonne que malgré l'apparence un peu poche, on la déguste quand même.
Pendant qu'on la pré-cuit 10 minutes au four à 400°F (voir le tableau de conversion), on prépare les gugusses.
La première chose à faire est le mélange d'oeufs. Mettons que je mets 4 oeufs. Et plein de crème.

Combien de crème? Je l'sais-tu, moi! J'ai dit qu'on faisait simple, alors on verse, point.
Naturellement,
si je voulais faire compliqué et si je voulais faire ma péteuse, je
sortirais ma pâte de cèpes et truffes (cadeau de mon ti-frère lors de
son passage à Paris) et j'en mettrais une petite quantité pour donner
un arôme subtil à ma mixture ovipare ovine d'oeufs.
Je vous aurais alors prévenu que ce n'est pas soluble dans un mélange d'oeufs et qu'il convient de délayer dans la crème ou le lait avant d'envoyer ça dans nos oeufs. Mais bien sûr, puisque tout le monde ne peut être Parisienne comme moi et surtout avoir un frère qui nous fait des cadeaux, on va mettre autre chose pour assaisonner nos oeufs.
Vous vous souvenez de la ciboulette que j'avais fait pousser dans mon petit jardin?
Juste avant que la neige ne tombe, j'en avais coupé pour la conserver dans l'huile d'olive, et j'avais mis le tout au frigo pour utilisation future.
Et bien, ce n'était pas une bonne idée.
Observez la fourrure...
Mettons
qu'au lieu, je vais utiliser le pesto de mon papa (j'avais hautement
protesté que sa recette ne valait pas de la mar était de médiocre qualité, alors, piqué au vif,
il m'a donné un pot de la même recette qu'IL avait préparée, sans la
rater, LUI!)
Voilà pour les assaisonnements. Maintenant. Comment la garnit-on?
J'ai trouvé des piments verts dans mon frigo. Si j'avais eu des
épinards j'en aurais mis, mais je n'en avais pas. Allons-y pour les
piments verts. Avec des oignons, tiens. On coupe et on fait un peu
frire.

Ensuite, il me restait un peu de bacon. Go pour le bacon. 3 tranches.
Puis, il faut mettre du fromage. Attention, on est au Québec. Notre fromage-qui-fond et qu'on met partout est le mozzarella. Mais avouons que c'est meilleur avec du fromage suisse. Le seul que j'ai est en tranches plastifiées. J'ai honte. C'est pour ça que je n'ai pas pris la photo de cette horreur. Mais j'en ai mis pareil, je l'ai coupé en carrés et je l'ai mis dans le fond de la tarte, on peut voir un peu les morceaux qui dépassent dans la photo où je verse ma mixture, un peu plus bas.
Revenons à mon fromage. En plus d'être du fromage «processé», mon mozzarella avait fait un tour dans le congélateur quand je suis partie pour la France il y a trois mois. Je l'ai décongelé quand j'en suis revenue, il y a trois semaines. Quand on dégèle du mozzarella, il devient tout mottonneux et il s'effrite sur la râpe au lieu de se râper. Bonne affaire, finalement, c'est bien plus facile. (Dans le coin gauche de la planche : le bacon)
Tout est prêt, il ne reste plus qu'à assembler.
Les piments et les oignons
Verser la mixture
Ajouter le bacon
Jeter le fromage sur le dessus
On peut saupoudrer de la chapelure...
Et finalement, on met au four, toujours à 400°F, pendant 30 minutes.

Einh? Pas pire, pour une nulle!!! Baveuse à souhait! (Pas moi, l'omelette!)
mardi 24 janvier 2006
Garnissons notre tarte!
Voici enfin la rubrique qui vous permettra de garnir votre délicieuse croûte de tarte!
Nous allons faire une garniture aux framboises, parce que j'ai une tonne de framboises dans mon congélateur. Je les avais ramassées cet été dans mon terrain en friches où les framboisiers poussent comme de la mauvaise herbe.
En décongelant, les framboises donnent de l'eau. Et deviennent plus amères. J'ignore l'explication du phénomène, mais mes belles framboises si sucrées cet été ont perdu leur sucre!!!
D'abord, on va s'occuper de l'eau. On veut une tarte qui se tient, pas une mollasse qui coule partout. On va donc épaissir avec un peu de fécule de maïs. Ça ressemble à ça, et je crois que c'est l'équivalent du Maïzena en France.
On doit délayer une ou deux cuillères à thé dans le jus.

Ça fait un peu rose mais la couleur va revenir à la normale, ne vous en faites pas.
Maintenant, il faut sucrer. Pour ne pas gaspiller mon sirop d'érable, mais pour faire plus original que du sucre ordinaire, et aussi un peu pour embêter les Français qui mettent plein d'éléments que je ne connais pas dans leurs recettes, je mets du sirop de maïs.
J'en ai mis presque une tasse, mais j'aurais pu en mettre encore plus... (On dirait que les framboises sont un trou noir à sucre, il n'y en a jamais trop! La prochaine fois je ferai une tarte aux pommes!)
Quand notre fond de tarte est pré-cuit, on verse d'abord les framboises, puis la mixture rose. (Ne pas confondre les deux photos!)

En cuisant, le fécule de maïs va faire épaissir tout le sirop et on aura quelque chose qui se tient!
Si ce n'est pas encore assez sucré, on peut toujours saupoudrer du sucre dessus, et noyer dans la crèèèème!!!
dimanche 22 janvier 2006
Le secret de la pâte à tarte la plus simple et la meilleure du monde
La pâte à tarte la meilleure au monde est celle de ma grand-maman, qui m'a transmis son secret et que je vais partager avec vous. Mais c'est bien parce que je n'ai pas de petite-fille avec qui la partager car cette recette ne se transmet que de bouche de mère-grand à panier de petit chaperon rouge.
Donc voici le Secret :
D'abord l'incantation magique : «Ôôôô graisse farine».
Oui, car ce sont là les seuls ingrédients.
Eau, graisse, farine.
Proportions : 1-2-4.
Voilà tout est dit.
Tout?
Non, car il y a encore moyen de la rater.
Il existe un truc.
Je vais vous le dire, au cas où vous
m'inviteriez chez vous et m'infligeriez votre infâme pâte à tarte
épaisse et solide comme une feuille de gyprock. Non, ce n'est pas de là
que vient le terme «feuilleté».
Car pour une pâte vraiment feuilletée, le truc, c'est NE PAS TRIPOTER LA PÂTE!!!
Contrairement au pain, qui demande à être malaxé, pétri, pogné, trituré, la pâte à tarte ne supporte que le contact de la fourchette pour la brasser, et celui du rouleau pour l'éfouérer. Ça ne veut pas dire de ne pas se laver les mains avant de procéder à la recette.
Voici donc la procédure facile :
Dans un grand bol, une tasse d'eau (quand je dis une tasse, ça
peut être n'importe quelle mesure de volume), deux tasses de graisse et
trois tasses de farine. Ici, j'avais dit 4 au début mais c'est parce
qu'on ne met que 3 tasses au début, puis la 4e tasse sera intégrée lors
de l'éfouérage au rouleau à pâte. La graisse, c'est de la graisse
végétale ou animale, peu importe, du Crisco ou du saindoux, on s'en
fout. (Pour la photo, j'ai fait 1/2 recette)- On mélange à la fourchette pour faire une pâte.
- On prend une petite boule avec nos mains (je vous l'avais bien dit de laver vos mains!!!) et on la roule dans la farine dont on a saupoudré la table. Bin épais, la farine, mettez-en, c'est pas d'l'onguent. C'est d'ailleurs là qu'on compense pour la tasse de farine qu'on n'avait pas mise au début.
- Avec le rouleau, on commence à rouler. On retourne souvent pour bien faire rentrer la farine et pour ne pas que ça colle sur la table. Ce sera de plus en plus délicat à retourner, à mesure que ça s'amincit. On peut aussi juste la décoller et s'assurer qu'elle glisse sur la table.
- Un trou dedans? Pas grave, on recolle et on continue. Quand ce sera cuit, les trous vont ressembler à du feuilleté alors pourquoi se forcer?
Quand elle est au bon diamètre pour notre assiette à tarte, on la
plie en deux, puis en quatre, puis on la redéplie dans l'assiette. Ça
va refouler à la cuisson alors on ne se gêne pas pour en mettre sur les
bords.
Non mais vous avez vu ça??? Quelle dextérité!!!
On prépare autant de dessous de tartes qu'on peut, en gardant en tête qu'il faudra mettre un dessus sur quelques unes de ces tartes. Avec 1/2 recette, je peux faire 2 1/2 petites tartes (la 1/2 ce sera pour un fond de quiche). D'ailleurs on peut mettre au congélateur nos bouboules pour une tarte, dans une poche de lait vide, par exemple...
Second truc : avant de mettre la garniture, faire cuire pendant 10 minutes la pâte du dessous. Comme ça on s'assure qu'elle restera croustillante et feuilletée même après y avoir mis de la garniture plus ou moins liquide. Même principe quand on fait une quiche. (J'ai pas dit «quiche Lorraine» alors les puristes Français, on se retient et on se la ferme!)
Ah! Il faut faire des petits trous dans la pâte avant de la mettre au four sinon ça gonfle au milieu et ya plus de place pour mettre le stock dedans.
On la met au four à 400°F pendant euh... environ 30 minutes, je pense (zavez qu'à la surveiller!). Mais pour obtenir un beau fini brun brillant, on triche un peu : on badigeonne le dessus de la tarte avec du lait ou du blanc d'oeuf. Ensuite on fait les trous requis. Puis hop, au four.
Cette pâte à tarte est si feuilletée que l'on peut rater l'apparence des dessus de tarte, c'est pas grave, et s'il reste quelque chose dans l'assiette, ce ne sera pas de la croute, c'est garanti!!!
Dans la prochaine leçon, on apprendra à faire de la garniture!
dimanche 8 janvier 2006
À la pêche aux moules moules moules...
Aujour'hui, on mange des moules! En réalité, c'était hier, mais pour vous qui lirez ceci, et qui suivrez scrupuleusement ma recette, ce sera aujourd'hui.
On commence par les gratter et les laver. Sinon ça fait plein de
cochonneries dans le fond de la casserolle et notre sauce devient
bouetteuse. C'est long à faire, une par une. Je suggère de laisser
Belle-Mama et Beau-Papa le faire.
Pendant ce temps, pour se déculpabiliser, on hache 2 grosses échalottes françaises (je
précise car au Québec, les échalottes, ce sont les grandes tiges
vertes. Mais ça doit être bon quand même, alors vous faites avec ce que
vous avez).
On fait revenir un peu ces échalottes dans le beurre. J'ai mis du
beurre salé, mais à la réflexion, j'aurais pas dû. Les moules, c'est
déjà salé...
Pas trop grillées, les échalottes, moi je les ai trop faites griller, j'aurais pas dû. (Bien quoi? Je vous l'avais dit que j'étais nulle en cuisine!!!)
Ensuite, on jette les moules dans la casserolle d'un geste élégant.
Autrement dit, on laisse faire Belle-Mama pendant qu'on prend des
photos. (Dans la première photo, je n'ai pas pu cacher le fait que mes échalottes sont trop grillées...)
Pendant que Belle-Mama touille les moules, moi, à part prendre des
photos, je sors la crème fraîche qui servira pour la sauce. Au Québec,
on dit de la crème sûre, parce qu'on n'a pas peur des mots et qu'on
appelle un chat un chat.
Ensuite, il nous faut du vin. Ici, voyez une bouteille de Chateau La Touche Gros-Plant du Pays Nantais 1992, terroir privilégié sous fermentation naturelle.
On verse un peu de vin dans la casserolle, pour souler les moules (celles qui ne sont pas déjà mortes, ça va sans dire).
Ah?
Vous avez remarqué que je n'ai pas pris le millésimé que je vous ai
montré précédemment??? Bin non. J'ai jamais dit que c'est celle-là que j'allais mettre, je vous ai simplement montré la photo. J'ai utilisé la bouteille de piquette sans
étiquette couleur jaune pisse foncé au goût très sucré qui était sur la
table, en arrière plan de la photo du millésimé. Pas folle!!!
C'est le moment d'ajouter quelques pelletées de crème fraîche (ou sûre)...
Puis on re-touille. Allez, Belle-Mama, du nerf!
Enfin, quand les moules sont ouvertes, tout juste cuites, mais pas
trop, on y jette du persil qu'on aura haché précédemment, on retouille,
et c'est prêt, on sert.
Avec un extra de crème fraîche... (oui, je sais, la photo est floue!)
C'était bien, quoiqu'un peu salé...
mercredi 4 janvier 2006
Amuse-gueule
Pour le réveillon du nouvel an, j'avais promis à Belle-Mama de m'occuper des amuse-gueule. Je me voyais déjà, avec des blinis toastés à point, tartinant dans la bonne humeur et avec frénésie sur chacun des petites douceurs telles que crème fraîche, oeufs de lompe, oeufs de saumon etc...
La chose nécéssitait un synchronisme digne d'une chorégraphie, que dis-je, d'un ballet aérien!!!
Mais ce matin-là, j'ai... CHOPÉ LA CRÈÈÈÈÈVE!
Alors vous comprenez que les petits canapés, je me les mettais très
très loin dans ma liste de priorités! Heureusement, une copine qui
passait sur MSN me montre ses réalisations. Des trucs préparés la
veille, chacun se sert et se tartine soi-même son petit blini. Joli, en
plus.
Oui, cette photo ci-haut est celle de la copine. Merci Sophie!
C'est alors que je me suis dit «pourquoi pas?». Voilà le résultat :
Bien sûr, ses petits verres à elle étaient plus jolis et plus variés, mais moi pas envie de casser tête, moi malaaaaaade et juste crisser rapido quelques pelletées de stuff dans des verres et basta!
- une pelletée de fromage cottage (cottage cheese pour les Français)
- une pelletée de tadziki (tzadziki? tatziki??? je ne sais jamais comment on l'écrit...)
- une pelletée de tarama
- une pelletée d'oeufs de lompe noirs
- une pelletée d'oeufs de saumon ou de truite
Donner un verre chacun aux invités avec un couteau ou une petite cuillère, mettre un gros paquet de blinis chauds sur la table et leur dire de se débrouiller avec tout ça et de me crisser la paix parce que moi j'ai la crèèèèève et je m'en va me coucher.
jeudi 29 décembre 2005
Les rochers congolais
À force de faire de la mayonnaise, on se retrouve avec de multiples blancs d'oeufs accumulés dans un pot.
Que faire? De la meringue? Non, trop compliqué. Faisons des ROCHERS CONGOLAIS, recette de Belle-Mama.
C'est d'ailleurs elle qui va procéder à la fabrication, pendant que je lui prodigue conseils et recommandations (telles que «vous êtes sûre?» «pas grâââââve!» ou bien «Beurk, c'est mou!») Belle-Mama adore cuisiner avec moi.
Ingrédients nécéssaires :
- Blancs d'oeuf
- Noix de coco râpée
- Sucre
Nous procédons d'abord avec la pesée. Je vous passe les calculs complexes pour tarer la balance avec la casserolle dont nous nous servirons. Il faut en théorie autant de chaque ingrédient, en poids. En fait, la recette dit : «Pour chaque blanc d'oeuf, 45g de sucre et 45g de noix de coco râpée» Belle-Mama m'assure qu'un blanc d'oeuf pèse 45g. Je lui réponds «vous êtes sûre?».
La casserolle peut peser plus de 45g, m'assure-t-elle. Tant mieux. On y verse donc tous nos blancs d'oeuf. On pèse. Poids net 120g. J'avais tout de même plus de 4 blancs d'oeuf dans mon pot mais enfin.
On ajoute autant de sucre.
On brasse et on chauffe à feu doux pendant 10 minutes. En brassant sans arrêt pour ne pas que le blanc ne pogne en mottons.
on touille Envoyé à l'origine par coyotedesneiges
On arrive ensuite avec la noix de coco râpée.
C'est là que Belle-Mama me révèle qu'elle n'a pas fait de rochers congolais depuis 12 ans, et qu'elle a des doutes.
Et c'est là que je réponds «pas grââââve!».
Après
avoir pesé toujours la même quantité de noix de coco, on verse dans la
casserolle qui a fini ses 10 minutes à feu doux et on brasse encore.
On retire du feu et on laisse reposer pendant 20 minutes.
20 minutes que nous mettons à profit pour faire un petit ménage des armoires où nous trouvons des conserves avec date d'expiration du siècle dernier, des petits pots de vitre dont le contenu est... amusant, et autres délices d'un autre temps.
Retournons à nos rochers.
Normalement, la noix de coco aurait dû gonfler et donner une certaine consistance à notre pâte. Un peu comme ceci : (observez en arrière-plan, les restes de la pizza au chocolat, 2e version)
Mais pour obtenir ce résultat, suite à mon commentaire constructif «beurk, c'est mou»,
beurk c'est mou
Envoyé à l'origine par coyotedesneiges
nous avons dû ajouter au pif un peu de noix de coco et attendre de nouveau pour que ça gonfle. Ceci fait, nous procédons à la sculpture des rochers.
«Des rochers congolais, m'explique Belle-Mama, c'est en forme de
pyramide, comme ça, vois-tu?» Et, joignant le geste à la parole,
elle confectionne une jolie pyramide.
Ah oui, super! Réponds-je. Et sur ce, je me mets à former de jolies
sphères, de jolis cubes, de jolis trapézoides, de jolis carrés, des
jolis dodécaèdres rhombiques, des jolis rhombicuboctaèdres...
On fait cuire au four à environ 150 C pendant 20 minutes.
Ça va dorer, et gonfler un peu. Voyez plutôt.
Nous obtenons de supeeeeerbes choses sucrées qui se conservent fort bien à la température de la pièce. Nous allons tout de même tenter de les manger avant 2010.
D'ailleurs c'est délicieux. Même Chéri en a mangé!
samedi 3 décembre 2005
La tranche d'agneau
Depuis mon arrivée en France, je n'ai pas encore cuisiné. Il y avait plein de beaux plats préparés par Belle-Mama, ce qui m'a servi pendant quelques jours.
Mais quand Belle-Mama a acheté des tranches d'agneau, j'ai sauté dessus comme la misère sur le pauvre monde! Le plat que je vous décris est tellement rapide à préparer que je n'ai pas eu le temps de prendre des photos (bon, d'accord, c'est parce que je n'y ai pas pensé).
Donc, on a besoin d'une poêle (au nez!!!).
Ingrédients :
- Agneau
- Oignons
- Miel
- Moutarde de Dijon
- Jus de citron
- Thym (facultatif, mais vu qu'il y en avait une grosse touffe dans le jardinet, j'en ai profité! Ici, en France, les choses dans les jardinets peuvent toffer pendant tout l'hiver!!!)
Procédure :
- On fait cuire l'agneau dans la poêle avec des oignons en petits morceaux;
- On met une pelletée de miel, une pelletée de moutarde et un filet de jus de citron;
- On brasse la sauce;
- On macère un peu l'agneau dedans.
Et ça donne ça :
Un plat rapide, qui ne demande pas trop de fouiller dans des armoires inconnues pour trouver des produits inconnus ni de chercher une balance pour voir combien de grammes de ceci et de cela il faut mettre. Pas de tataouinage! Un vrai plat pour les expats!!!
Sucré, glougloutant, délicieux!!! À manger avec des légumes verts, conformément au Guide Alimentaire Canadien. J'ai choisi des brocolis, une minute au micro-ondes, avec du fromage St-Agur dessus (ou un bleu quelconque).
samedi 19 novembre 2005
Le souvlaki
Aaah le souvlaki!
Les souvenirs, non pas de Grèce, mais de la rue Parc à Montréal! Ces souvlakis savoureux et dégoulinants de sauce qu'on pouvait trouver dans toute bonne gargotte grecque!!!
Je m'en suis inspirée pour la recette du ... souvlaki! (Bin oui, je ne vais pas réinventer la roue, quand même!)
INGRÉDIENTS :
La sauce, la garniture et le pain.
Le pain : il faut du pain pita. Ce sont des petits pains ronds et plats. Non, je n'ai pas de recette pour ça.
La sauce : Il s'agit de la sauce tzatziki. Ici, oui, j'ai une recette.
Ingrédients :
- yaourt nature
- ail
- origan (ou orégano), et les herbes que vous avez envie de mettre (ciboulette, thym, menthe...)
On peut ajouter des concombres râpés, mais à ce moment, ça devient une recette plus complexe. On peut donc laisser faire et aller au plus simple.
Procédure :
- On met tout au pif. Un indice pour la quantité à fabriquer : Un pot de yaout de 750gr me sert pour 3 ou 4 souvlakis. Faut dire que j'en mets en quantité industrielle, de la sauce... Puisqu'en France les pots de yaourt se vendent en pots de 50 gr, je suggère de remplacer par du fromage blanc ou bien de la crème fraîche (ce que vous appelez «crème fraîche» et qui chez nous s'appelle «crème sûre»...)
- Pour l'ail, si on a pris la précaution d'utiliser la méthode «aïe, aïe, aïl», on en met une petite pelletée et c'est rapide.
- On met les herbes qu'on a, fraîches ou séchées, tout dépend si vous avez pris la précaution de rentrer quelques petits pots de vos herbes de jardin avant que le gel ne pogne dehors!
J'avoue que j'ai ajouté une feuille d'origan sur le dessus, pour faire beau, et j'ai saupoudré d'épices BBQ en poudre, pour faire beau aussi, mais surtout parce que j'ai vu une fois un Grec faire ça dans son resto.
La sauce étant terminée (on peut en faire à l'avance, c'est meilleur car les ingrédients macèrent et donnent du goût) on procède à la garniture.
- Du porc (ou de l'agneau)
- Des tomates
- Des oignons
On coupe tout en petits cubes, on fait cuire le porc, puis les oignons (ou bien on peut les manger crus).
On fait ensuite cuire le pain pita, un peu de chaque côté, juste pour qu'il ramollisse et réchauffe...
Puis on met le pain pita dans une assiette et on recouvre de la garniture (porc, tomates, oignons).
On noie ensuite dans la sauce... puis peut-être un autre petit trait de poudre BBQ (pour faire montréalo-grec):
Il ne reste plus qu'à plier en deux le pain pita, enfermant son contenu de façon absolument non-étanche et en laissant couler abondamment la sauce et quelques mottons échappés du sandwich dans l'assiette. À partir de ce moment, je n'ai pas pris de photo car il y a des limites à vouloir beurrer mon appareil photo. Moi, quand je mange un souvlaki, j'ai de la sauce qui me coule jusqu'aux coudes, jusqu'au menton, et il me faut une grosse cuillère pour ramasser ce qui tombe à mesure dans mon assiette. À y penser deux fois avant de faire cette recette dans l'espoir de séduire. Et pas qu'à cause de l'ail...
mardi 8 novembre 2005
La tartine aux champignons
Je déteste les champignons!
J'avais invité une copine à manger de la pizza. Elle adore les champignons. Elle a donc apporté ses propres champignons pour garnir sa demi-pizza. Mais elle a oublié de ramener le reste chez elle. Me voilà donc aux prises avec un panier de champignons aborrhés dans mon frigo. Puisque je n'aime pas jeter, je vais me forcer. Avec un peu de sauce, ça ne doit pas être si mauvais.
Je me mets donc en devoir de me préparer une jolie recette apétissante pour passer les restes.
Quelques jours plus tard, la copine en question m'invite à souper. Elle avait naturellement des champignons dans son frigo.
J'ai donc refait pour elle ma super recette de tartine aux champignons!
Procédure :
- On fait griller les champigons à la poêle.
- On retire du feu et on reprend la même poêle (pour garder le goût et pour faire moins de vaisselle à faire après) pour préparer... une béchamelle!
Ici, j'arrête tout de suite tous les Chef Simon, Daniel Pinard, et autres Soeur Angèle ou maman Dion qui seraient tentés de venir me vilipender du haut de leur savoir culinaire pour me dire que la béchamelle c'est tout un art et que c'est pas supposé faire des mottons, comme on peut voir sur la photo ci-haut.
À tous ces détracteurs, je répondrai, comme le Chef Groleau, : «C'est pas
grave si ça fait des mottons, passque c'est les mottons qui goûtent le
plusse bon!» (Cliquez sur le lien pour avoir les paroles complètes de la chanson du crastillon!).
Continuons.
- Donc, après avoir bien écrapouti tous les mottons, on y rajoute nos champignons. On peut aussi mettre des fines herbes de jardin, pour faire un peu plus pro (basilic, thym, ciboulette, persil, herbe à chat...)
- Il ne reste plus qu'à mettre la mixture obtenue sur une tranche de pain, et tant qu'à faire (c'est à partir d'ici que deux têtes valaient mieux qu'une puisque la copine m'a suggéré ces améliorations) mettons-y quelques feuilles d'épinard, et rien n'est trop beau, du fromage-qui-fond râpé!
- On envoie le tout au four pour faire un peu griller...
Et c'est finalement très bon, même si on déteste les champignons!!!
mardi 1 novembre 2005
Gravad Lax à la russe
Pourquoi «à la russe»???
Je ne sais pas.
Toujours est-il que je suis amateure de poisson cru et de recettes faciles à faire. J'ai un jour trouvé cette recette dans un journal et je l'ai réduite à sa plus simple expression.
Déjà elle n'était pas très
complexe : saumon, sel, sucre, aneth. J'ai enlevé l'aneth.
Temps de préparation : 30 secondes. Si vous faites plus long que ça, c'est que vous avez été distrait pendant la préparation.
Temps de repos : de 10 à 14 heures. Ça tombe bien, j'aime bien me reposer, c'est justement une de mes forces!
Accessoires : on a besoin d'un sac de plastique étanche. Au Québec, pas de problème, vous prenez une poche de lait vide et lavée. Les Français, vous vous débrouillez. (Non mais, la vengeance est douce, tous les maudits blogs de cuisine sont français et je dois me débrouiller avec leurs ustensiles particuliers, leurs mesures particulières, leurs produits particuliers...)
Voici une poche de lait pleine
vous avez compris qu'elle doit être vide. (Et lavée)
Voici tous les accessoires et ingrédiens requis :
ACTION!
Munis de notre filet de saumon (ou ça peut être de la
truite arc-en-ciel, tout dépend de ce qui est en spécial à votre IGA
local) et d'un couteau, vous retirez la peau. On peut aussi faire des tites tranches minces;
et on la donne aux chiens (la peau).
On prend notre sac de plastoque (la poche de lait vide), on ajoute
une cuillèrée de sel et une cuillèrée de sucre. Peu
importe la quantité, ça marche tout le temps. On jette la chair
du poisson dans la poche de lait avec le sel et le sucre :
Puis on agite, du
même mouvement rendu célèbre par la fameuse poudre «shak'n bake». On aplatit le sac:
On met le tout au frigo, toujours dans le sac, et on attend. 10 à 14 heures.
(N'oubliez pas de fermer la porte du frigo!)
On effectue cette recette juste avant le dodo. Ou en rentrant le soir. Pendant que le saumon repose, on se repose aussi. C'est juste que le lendemain matin il ne faut pas l'oublier. J'ai déjà oublié et j'ai obtenu un poisson rouge foncé, raide et caoutchouteux, loin du délicat sushi dont j'aime titiller mon palais délicat...
Donc, le lendemain:
On rince le poisson pour le débarrasser de la saumure. Facile : on
remplit la poche d'eau froide et on brasse encore en mouvement «shak'n
bake». Et on étend le poisson sur un «Sopalin-ScottTowell-essuie tout»
pour enlever l'excès d'eau.
Et puisqu'il est 06h du matin et qu'on n'a pas envie de manger du saumon tout de suite, fût-il «à la russe», on range dans un plat.
Ici, je me suis malencontreusement trompée de bol : j'avais préparé un bol jaune avec couvercle, mais au lieu j'ai confondu avec un autre bol jaune : celui que j'avais mis pour laver, et qui avait servi à offrir du lait (une tasse de lait oubliée depuis la veille dans le micro-onde) aux chats... Yark. J'ai vite changé de bol de nouveau, j'ai mis le couvercle, et j'ai mis au frigo. Ça se garde jusqu'à 5 jours.
Nous avons donc ici une recette facile et pas chère pour remplacer le saumon fumé dans toutes les recettes prout-prout que vous pouvez trouver. Pas nécessaire de raconter à vos invités le séjour temporaire du poisson dans le bol du chat.








































