mardi 10 janvier 2006
Le jus de gingembre
C'est en lisant un post dans «Le confit, c'est pas gras!» que j'ai trouvé un autre post, dans «Culinotest» cette fois-ci, auquel elle faisait référence: le jus de gingembre! C'était un vieux post du mois de mars 2005, que je n'avais pas vu.
Je vous encourage à aller le voir, pour ne pas qu'il soit perdu dans les archives du temps, puisque c'est un «must» pour tous ceux qui ont la crèèèève!
Naturellement, j'ai fait ma petite adaptation. Tout d'abord, j'ai
imaginé, grâce à ma paresse légendaire, NE PAS ÉPLUCHER LE GINGEMBRE!
Non mais c'est vrai, pourquoi se faire c... à éplucher du gingembre???
Il est très joli comme ça, tout propre, tout luisant...
Mais il a bien fallu que je le râpe. Maligne, j'ai tout lu les 52
commentaires de l'article de Caroline dans ses culino-tests, donc,
j'avais tout prévu. J'ai d'abord testé les petits trous de la râpe. Pas
bon, ça s'est engorgé très vite. pas facile à râper, du gingembre!
Puis, je suis passée aux gros trous de la râpe. Bin merde, pas plus facile! Qu'à cela ne tienne, je tente avec le presse-ail!
Non, ce n'est pas mieux, ça s'éfouére dans le fond en faisant une ou deux gouttes de jus...
Alors je reviens à la râpe à grands trous. J'aurais dû appeler Belle-Mama pour qu'elle vienne m'aider, mais elle était absente. Ce qui explique aussi que je n'aie pas pris le robot ou quelque autre gugusse électrique. Ils sont tous rangés en des endroits introuvables...
À force de taponner, je finis par trouver LE truc! Il faut râper
dans le sens des fibres et ça va tout seul! On dirait du gruyère râpé
tellement c'est parfait!
C'est vrai que c'est pas évident de trouver le sens des fibres, ce
qui fait qu'après le râpage, j'en ai foutu partout sur la table.
On ramasse tout ça et on met dans de l'eau bouillante. J'ai mis environ 250g de gingembre pour 1,5 litre d'eau.
On retire la casserolle du feu et on laisse infuser au moins une
heure. Je n'ai pas pris de chance, pour ne pas que les éléments
volatils s'envolent, j'ai mis un couvercle...
Au bout d'une heure, votre chéri devrait entrer dans la maison et s'écrier : «Mais qu'est-ce que tu fais??? J'ai les yeux qui piquent!» sinon c'est raté. Caroline avait raconté qu'elle avait hardiment pris une cuillèrée de mixture pour goûter les arômes délicats, et que la boucane lui a sorti par les oreilles. Une femme avertie en vaut deux, mais je n'ai pas pu résister au parfum de gingembre et j'ai goûté quand même. Juste un peu. La boucane m'a sorti par les oreilles.
Quand c'est chaud, c'est pire, paraît-il. En tous cas, ça fesse dans l'dash! Pas un microbe, pas un virus qui ne peut résister à ça! Pas sûre si vous pourrez y résister vous-même!
Quand c'est un peu tiédi, il faut passer au tamis pour enlever les mottons de gingembre, puis verser dans des bouteilles et mettre au frigo au moins 4 heures avant de déguster. Dilué, car c'est vraiment très très fort.
On peut en mettre dans du punch pour faire croire que c'est alcoolisé et observer sur les convives l'effet placebo du simili-alcool... des heures de plaisir garanti!!!
Et voilà! Naturellement, dilué en concentrations homéopatiques, je ne crois pas que je puisse boire tout ça en 10 jours, durée théorique de conservation au frigo. Il me reste la possibilité de transvider dans des petites bouteilles de plastique et de congeler pour pouvoir déguster plus tard, l'été, mettons.
Ou d'en faire des popsicles...
jeudi 5 janvier 2006
La tisane contre la crèèèèèève
Si vous avez la crèèèèèève, comme moi, vous aspirez certainement à en guérir. N'aspirez pas trop fort, vous allez vous mettre à tousser. (Ceux qui ont ri en lisant cette dernière boutade, sont ceux qui ont vraiment la crèèèève. Les autres, ils peuvent pas comprendre. En plus, ça fait mal quand on ri, alors je vais y aller doucement avec les boutades...)
Naturellement, une pléiade de commentateurs, anonymes ou pas, m'ont refilé leurs trucs. En voici un, venant de Shantti, digne de figurer dans un blogue culinaire, puisqu'il est à la fois délicieux, décoratif et amusant. (Pourquoi «amusant»? pour rien, c'est juste un terme de marketting, un peu comme «c'est fun»).
D'abord, il faut aller chercher du thym dans votre jardin. Je sais, nous sommes en janvier, mais si vous êtes en France, vous n'aurez pas à pelleter sous 4 pieds de neige pour retrouver votre thym, qui survivra sans problème aux hivers rigoureux de Paris. Hihihi.
On en prend une bonne poignée.
On fait bouillir dans un peu d'eau. Assez d'eau pour faire une tasse, tout de même.
Pendant que ça bout, on va chercher un bout de citron dans le frigo. Ouais, magané, le citron, mais il fait encore du jus.
Et du miel. Celui-là vient de Grèce.
On éfouére le citron dans une tasse, avec une cuillèrée de miel.
Quand l'eau du thym est devenue brune, c'est prêt.
On verse dans la tasse. (Oui, j'aime ça prendre des photos!)
On touille (on brasse, en québécois)...
Et pour finir, on décore d'un petit brin de thym. Je ne sais pas si ça va guérir de la crèèèèève, mais c'est très bon!
Dernière minute : une commentatrice éclairée me signale que pour garder les effets bénéfiques du thym, il faut simplement, après avoir jeté le thym dans l'eau bouillante, il faut rapidement couvrir pour éviter que les éléments volatils ne se barrent, et que 20 secondes suffit à les faire dégager. Inutile d'attendre que ça devienne couleur thé. Merci Shantti!
On trouve sur ce site des informations ainsi que quelques mises en garde concernant le thym, et sur cet autre site, encore des informations, cette fois sur l'huile de thym concentrée.
Ouais, bon. N'empêche que l'infusion de thym, avec du miel et du citron, c'est très très bon!
