vendredi 13 octobre 2006
La sauce hollandaise
Voici un de mes régals : la sauce riche, jaune, moelleuse, épaisse, pour le poisson. La sauce hollandaise! Je vous présente la version micro-ondes, trouvée aussi sur le site de supertoinette, la version que je préfère, parce que je suis paresseuse.
Voici donc tout ce dont on a besoin :
- 50 ml de vinaigre de cidre (ou de noix, comme j'ai pris)
- 100g de beurre salé (c'est meilleur que du beurre doux)
- du persil, ciboulette, échalotte française... (on sait que je ne mets pas de poivre nulle part mais que ça ne vous prive pas!)
- 2 jaunes d'oeufs
- 2 cuillères à soupe d'eau (je viens de m'apercevoir que j'ai oublié de les mettre...)
PROCÉDURE :
On hache les échalottes finement, on les met dans le vinaigre de noix (ou de cidre).
On envoie ça au micro-ondes pour réduire un peu :
Puis on peut ajouter là-dedans le persil et la ciboulette...
Dans un autre bol, on fait fondre notre beurre (au micro-ondes, juste quelques secondes pour qu'il soit fondu et non bouilli...)
On revient au bol numéro un, celui qui a du vinaigre dedans, et on ajoute nos deux jaunes d'oeufs...
...ainsi que l'eau (c'est ici que j'ai oublié de mettre mes 2 cuillères à soupe d'eau!!!). On brasse.
On verse ensuite notre beurre fondu dans la première mixture (celle avec les oeufs, le vinaigre etc)...
Voici maintenant la partie délicate de la chose : la cuisson. Je vous averti tout de suite que j'ai un peu raté mon coup, parce que je me suis arrêtée aux endroits stratégiques pour prendre des photos pour mon blogue. Ou peut être parce que j'ai oublié de mettre les deux cuillères à soupe d'eau, allez savoir!
Bref, on envoie la mixture qui contient maintenant tous les ingrédients dans le micro-ondes, 20 secondes, à forte puissance.
Ça commence à cuire sur les bords. On se dépêche de fouetter ça (sans s'arrêter pour prendre des photos!!!) :
Puis on remet une 2e fois au micro-ondes encore 20 secondes. Là, faut pas dépasser sinon c'est le drame! Et SURTOUT ne pas commencer à téter avec l'appareil photo et laisser ainsi le temps à la mixture de prendre en omelette, ce qui va nous faire une sauce pleine de mottons!
...Et on s'apercoit qu'on a raté notre coup quand on voit ÇA dans notre bol :
Mais si votre Chéri est comme le mien et qu'il n'y connaît pas grand chose, il va simplement s'écrier : «oh! Tu as fait de la sauce Grébiche! Mmmm!» puis il va tout manger son assiette sans sourciller.
Et il est content...
Quelqu'un peut m'expliquer c'est quoi, la sauce Grébiche???![]()
samedi 16 septembre 2006
La gelée et la pâte de fruits
Nous avons dans le jardin un grand arbre, que Belle-Mama m'avait présenté comme un conassier... 
J'ai toujours cru que c'était un arbre à conasses, donc je ne posais pas de questions, jusqu'à ce qu'un jour d'automne, mon premier automne en France, je voie des trucs jaunes poilus qui en tombaient.
Ce sont des COINGS!!! Oooooh! Un autre fruit mythique hyper-exotique que je ne connaissais pas!!! Rien qu'en ramassant ce qui traînait par terre dans l'entrée, j'en ai assez pour faire plein de trucs!!!
Ça tombe bien, Belle-mama, qui, on le sait, est pourvue de tous les appareils culinaires possibles et imaginaires, en version manuelle ou électrique, possède un cuiseur à fruits à la vapeur!!! Nous allons donc quérir ce cuiseur à la cave. Nous le trouvons sous la gamelle du chien, dans un sac de plastique destiné à le protéger de la poussière.
Voici donc la bête, en pièces détachées, qui s'appelle : extracteur de jus de fruits à la vapeur.
La voici après le montage correct. Fait à partir du plan.

Première étape, préparer les fruits :
Attention, ne pas faire comme la copine de Belle-Mama, qui a soigneusement épluché et dénoyauté ses coings! Sa gelée n'a pas pogné, car la pectine se retrouve dans ces déchets. C'est donc avec enthousiasme que nous nous contentons de brosser les fruits pour enlever la fourrure...
(La fourrure, c'est juste que le fruit est poilu. C'est pas parce que c'est moisi. Je précise parce que des fois j'utilise des choses moisies.)
Ensuite, on coupe en morceaux.
J'étais curieuse de voir à quoi ressemblait l'intérieur d'un coing : c'est comme une pomme mais dur comme une patate.
Bon, il faut naturellement peser nos fruits. Pour 4 kg de fruits, il nous faut 450 gr de sucre.
On rempli la partie du bas du truc à vapeur avec de l'eau, puis on met le bidule avec un cône dessus, puis in installe la patente en tuyau de caoutchouc et la pince, puis le machin avec des trous dessus avec nos fruits dedans...
On verse notre sucre dessus...
Et on met le couvercle puis on met à bouillir. Quand l'eau bouille, on laisse bouillir 70 minutes, la vapeur passe au travers des fruits et ça retombe dans la partie conique en jus. Il y a un trou à 1 cm du fond, et ce trou est relié au tube de caoutchouc qu'on a pris soin de fermer avec une pince.
Quans il y a assez de jus qui se forme, on peut même voir le jus dans le tuyau.
Pendant ce temps, le niveau des fruits a baissé! Et la couleur a changé!
Puisqu'on veut faire de la gelée, on prépare des pots. Si on ne veut pas trop se casser la tête, on envoie tout dans le lave-vaisselle.

Puis on va se préparer à faire la gelée. Pour ça, il nous faut AB-SO-LU-MENT (dixit Belle-Mama) une bassine de cuivre. Ce doit être ça, la fameuse BASSINE dont Mercotte nous bassinait les oreilles (huhuhu, je ne peux pas résister à un bon calembour!) et dont je parlais dans «Je cuisine avec Mercotte».
C'est ainsi que j'ai appris que le gros truc accroché au mur de chaque cuisine française, c'est pas de la décoration (un peu sur le principe que les Français qui découvrent que si on accroche nos raquettes au mur, ce n'est pas pour décorer, mais parce que c'est le seul endroit où ça ne tient pas trop de place. C'est bon, les Français, vous pouvez rire de moi...)
Pour faire de la gelée, il nous faut le même poids de sucre que de jus. Nous avons 2,5 kg de jus, donc on a besoin de 2,5 kg de sucre.
Allons à la cave de nouveau, fouiller dans les provisions de Belle-Mama.
Découpons le bon de réduction...
Et procédons à la suite. On envoie 2,5 kg de sucre dans la bassine...
On brasse, on fait bouillir pendant 6 à 8 minutes en brassant encore...
Et enfin, quand on juge qu'on en a marre (au bout de 6 minutes), on verse dans des pots, à la louche.
Et ici à la Lelouch :
(de plus en plus crétine, cette nulle!)
On peut aussi remplir des mini-pots, c'est cute et ça se donne bien en cadeau quand on en a assez de manger de la criss de gelée de coings tous les jours.
On met les couvercles, après avoir rempli au possible, et on vire les pots à l'envers pour éviter d'avoir de la moisissure sur le dessus. Bin oui, comme ça on va avoir de la moisissure sur le dessous...
Maintenant, il nous reste un gros paquet de cochonnerie dans le truc avec des trous. Ne pas le jeter!!! On va faire de la pâte de fruits avec, histoire de bien s'écoeurer et d'avoir aussi des cadeaux à distribuer à tous nos amis quand on est tannés d'en manger soi-même.
Pour ça, on a besoin du moulin à légume (cela même qui m'intriguait l'an dernier, toujours dans mon essai de cuisiner avec Mercotte). Surprise, Belle-Mama possède un moulin à légume!!!
On va donc passer nos restes de fruits dans le moulin à légumes, grille fine.
Puis on pèse la purée ainsi obtenue, ce qui me donne environ 2 kg...
...et on doit maintenant mélanger 2 kg de sucre avec les 2 kg de purée, toujours dans la bassine en cuivre, prétend Belle-Mama.
Puis on fait bouillir de 8 à 10 minutes (mettons 8 parce que c'est dur pis chu tannée!)
On prépare des plateaux qu'on recouvre de papier sulfurisé (dit la recette, mais puisque Belle-Mama avait dans ses réserves 50 rouleaux de gaines à cuisson qui ne servent pas, nous, on va mettre des gaines à cuisson).
On répartit le contenu de notre bassine dans les plateaux :
Puis il nous reste à laisser sécher pendant 5 jours, avant de découper en petits carrés que l'on va rouler dans le sucre (bin oui, encore du sucre!!!)
Petit truc : utilisez donc du papier ciré (sulfurisé) au lieu de la gaine de cuisson, sinon le fond ne va jamais sécher, même après 5 jours!!!
Ainsi, après 8 heures de niaisage et 5 kg de sucre, voici le résultat :
Il faut maintenant que je recommence tout ça avec les mûres que j'ai cueillies l'autre jour!!! Pffft!!!
Et puis... OOOOOOOOH NON!!!
lundi 4 septembre 2006
Truffes aux amandes
Encore une recette inspirée de Mesmetsetmoi, la truffe aux amandes!
Encore une fois, j'ai dû passer par les commentaires pour préciser certaines choses, J'ai passé sous silence la fleur d'eau d'oranger (???) parce que ça ne me disais strictement rien. J'ai préféré ignorer. Du cointreau, ça fait-tu pareil???
Donc, d'après la recette, il faut :
- 250 gr d'amandes entières (très important qu'elles soient entières, pour pouvoir les hacher par la suite!!! Non, mais ça va pas? Je les ai achetées hachées, comme ça je ne me fais pas c... à hacher des amandes!)
- 180 gr de sucre vanillé (à l'instar de Mesmetsetmoi, ce sera du sucre tout court. Je n'ai pas de bâton de vanille. Par contre, j'ai un bâton de canelle qui traîne dans mon armoire depuis une quinzaine d'années. C'est l'occasion de m'en servir!)
- 1 cuillère à thé de canelle (elle dit «à café» mais je crois que c'est la même chose. En passant, tant pis pour le bâton de canelle... ce sera de la poudre)
- 1 oeuf (ici, si je lis directement la recette dans
BlaglinesBloglines <je jure que le lapsus est involontaire, mais je le laisse!>, on lit «un uf», parce que le «oe» n'apparaît pas. Donc si vous me lisez à partir de bloglines, vous ne verrez rien dans les seconds guillements et vous ne comprendrez pas plus. Je précise donc qu'il s'agit d'un coco).
En passant, permettez-moi de vous montrer ma super armoire à épices, du moins la tablette du bas, où s'empile pêle-mêle toutes les épices internationales (ainsi que quelques coquerelles, probablement, mais je n'ai pas recensé...)
Procédure :
- «On mixe tout et si c’est trop liquide, on ajoute de la fleur d’oranger» c'est ici que je n'ai pas compris. Pour ne pas prendre de chance que ce soit trop liquide, je vais prendre un mini-oeuf, j'en ai trouvé chez IGA à 99 cents la douzaine. C'est pratique quand on fait des demi-recettes au lieu de prendre un demi-oeuf.
Elle dit «on mixe tout» mais c'est pas si simple... Voici le petit guide illustré :
sucre et canelle :
On va piler les amandes. Je sais, je croyais me sauver de la job en achetant les amandes en bâtonnets...

...mais
c'est avant de savoir qu'il faut ensuite les hacher. Donc je me
retrouve avec les désavantages des deux solutions : j'ai dû me faire
ch... à les hacher, et en plus puisqu'elles étaient déjà coupées, j'ai
perdu l'huile essentielle des amandes entières. Ça m'apprendra!

On
ajoute le coco... (un mini-oeuf car j'ai fait une mini recette, je
n'avais pas assez d'amandes. J'ai bien essayé une règle de trois parce
que j'avais 100 gr d'amandes pour une recette de 250 gr mais avec 0,4
oeuf, c'est pas facile à évaluer! Donc tant qu'à faire, j'ai pris
toutes les autres proportions au hasard.)
Voici la première pâte obtenue :
J'avoue
que j'aurais dû mélanger au mélangeur électrique, car le sucre n'est
pas très bien dissous mais moi, commencer à sortir les bébelles
électriques et les nettoyer ensuite, c'est pas trop mon fort. Je m'en
suis repentie au moment classique de lécher le bol, ça faisait «croutch
croutch» sous les dents...
Il reste donc les amandes en poudre à ajouter :
Et on forme de nouveau une pâte, celle avec laquelle on va devoir façonner nos billes (je sens qu'on va rire!)
Préparons d'abord notre sucre en poudre (sucre glace, comme disent les Français) :
- « Une fois la pâte obtenue, on forme des boules de la taille d’une grosse bille (n'empêche, ça s'appelait comment, à l'époque...??? des calots...? vous savez, rhooolalala, le truc qui était une bille gros format!!) et on roule ça dans du sucre glace.» Ici, on voit que Mesmetsetmoi a encore été obligée d'ajouter (en gras) des choses suite à mes commentaires idiots (je lui avais fait remarquer qu'une bille, c'est plus petit qu'une amande entière, suite à quoi, elle a répliqué qu'il fallait hacher les amandes, puis, pour ne pas prendre de chances, elle a grossi la taille de ses billes. Tricheuse! Tartagueule à la récré!)
On fais notre «bille» (HAHAHAHAHA) et on la roule dans le sucre.
Voici notre première bouboulle :
En gros plan : (ça ressemble plus à une bouse!)
- «Puis, on dispose gentiment sur une plaque...
Gentiment, gentiment... beurk! Ça colle sur les doigts...
- ...et hop ! au four pendant 10 min à 120°C» 120°C!!! Faut encore que j'aille consulter mon tableau de conversion! Mais ma connexion est si lente que je vais plutôt faire le calcul sous vos yeux éblouis : (120 x 9/5) + 32 = 248°F Je vais arrondir à 250.
Après la cuisson (10 minutes à 120°C, ou 248°F), on voit que l'apparence n'a pas du tout changé.
Résultat? Très bon, mais à 3,50$ le 100gr d'amandes, c'est cher! Pour mon prochain essai, je vais attendre d'être chez belle-mama, je suis certaine qu'elle a des dizaines de sacs d'amandes en poudre dans le fond de ses armoires depuis 1991!
Oups, j'ai oublié le cointreau!!!
Avec tout ça j'ai un million de desserts en route, je me demande comment je vais réussir à manger tout ça avant de partir!!!
mardi 22 août 2006
La fougasse
Puisque le 23 août est la parution de la 9e édition de blogappétit, sur la sardine et la tomate, je me suis dit que j'allais faire de la fougasse. C'est quoi le rapport??? Bin, ça fait Sud, non? Sud de la France, tout au moins.
En réalité, c'est que je venais d'ouvrir une grosse canne d'olives noires, et, par le plus grand des hasards, je tombe en même temps sur une recette de fougasse, sur le blogue de «Mes Mets et Moi»...
Ni une ni deux, on connaît ma légendaire audace, je me lance!
Voici donc les ingrédients requis :
- 500 gr de farine (Maintenant, ça ne me fait plus peur, grâce au verre doseur de AMG!)
- 2 cuillères à soupe d'huile d'olive (et si je tombe sur un tata qui veut critiquer ma marque d'huile d'olive en prétendant de façon snobinarde que ce n'est pas de la Véritable Huile d'Olive Première Pression Pressée à Froid dans ses Fûts de Bois d'Olivier et Piétinés à la Main par des Vraies Habitantes de l'Arrière-pays de Marseille, je le MORS!!!)
- 2 1/4 cuillères à thé de levure (la vraie, celle du boulanger...)
- 300 ml d'eau tiède (elle coule du robinet d'eau chaude)
- 2 cuillères à thé de sel (bin oui, du sel quoi... c'est sûr que la Fleur de Sel de Guérande fraîchement moulue directement du Moulin, ça fait plus Sud, mais pour le sel qu'on mélange à la farine, on va prendre du Sifto pis ça fera l'affaire très bien)
- Garniture : olives noires et autres... (on verra selon l'inspiration!)
N'empêche que Mesmetsetmoi n'est pas très explicite dans ses descriptions. Heureusement, je suis une vétérante des pâtes à pizza, donc je connais bien la procédure.
On va d'abord faire lever la levure dans son bain d'eau tiède, et
pour qu'elle y soit plus confortable, on va y ajouter un tout petit peu
de sucre. Chuuuut! C'était pas dans la recette de Mesmetsetmoi alors
faut pas lui dire!
On met un petit linge à vaisselle dessus et on attends 10 minutes.
Au bout de 10 minutes, la levure n'en peut plus de joie, et on peut voir qu'elle s'est bien énervée.
Pendant ce temps, on mesure la farine, on y ajoute le sel...
Puis on y verse l'huile d'olive et notre mélange de levure.
« Pour la pâte, suffit de tout malaxer jusqu’à ce que la pâte soit lisse et élastique.» C"est ce que Mesmetsetmoi recommande. Moi j'ai éfouéré à la fourchette jusqu'à ce que je me tanne, c'est à dire pas longtemps. Ce n'est ni lisse, ni élastique, mais ça fera.
Boum, je pétris un peu, pour la forme.
Puis, il faut laisser la pâte lever, dans un saladier huilé (pourquoi, huilé? le mien était fariné et ça a fonctionné parfaitement) pendant une heure et demie jusqu'à ce qu'elle double de volume. Comparons.
Oui, c'est pas si mal. (Non, non, ya pas de trucage photographique!)
Préparons maintenant la garniture. On avait dit des olives noires, mais, emportée par une sorte d'inspiration divine, je pense à tartiner ma pâte de pesto, à y mettre aussi des tomates macérées dans de l'huile d'olive avec plein d'herbes de mon petit jardinet (ciboulette, basilic, estragon...)
Ensuite (après l'heure et demie de levage pendant lequel on a fouillé notre frigo à la recherche de cochonneries pour mettre dans notre fougasse), on repétrit, et on aplatit au rouleau dans une forme d'à peu près carré. Je vous invite à admirer ma forme d'à peu près carré qui ferait pâlir d'envie Mesmetsetmoi elle-même!
J'en suis maintenant à l'improvisation : soyons fous! Tartinons allègrement de pesto...
Ajoutons notre garniture. Ici, vous avez remarqué que j'ai coupé ma pâte en deux pour faire deux fougasses (et en plus, je n'avais fait qu'une demi-recette!) J'ai donc une fougasse aux olives et tomates, et une autre aux tomates et olives. Si j'avais eu des anchois, j'en aurais mis aussi.
Ici, j'ai eu un moment de panique. Mesmetsetmoi disait «20 min environ à 210°» Mais des degrés quoi??? Celcius ou Fareineth Faraingnith Fareineith
(criss comment ça s'écrit, donc???) en tous cas, l'autre, là... Parce
que 210°C ça fait tout de même 410°F, c'est le chef Simon qui le dit
dans sa table de conversion.
Vite, vite, un petit commentaire de détresse chez Mesmetsetmoi, qui me réponds presqu'illico, et je peux faire chauffer mon four :
Ouf. Pendant que le four réchauffe, je continue : je replie la pâte...
Pendant que j'étais là-haut à l'ordi à surveiller la réponse de Mesmetsetmoi, Chéri, sur msn, me recommande de faire une fougasse au bacon. C'est facile pour Chéri de me dire de faire ça, à partir de Paris, à l'abri de la Chose... Ça paraît que ce n'est pas lui qui va la manger...
Juste pour lui faire plaisir, je peux bien faire une mini-fougasse au bacon.

La fourchette, à côté, c'est pour qu'on se rende compte de la dimension de la fougasse au bacon.
Continuons. On a refermé nos pâtes. Il faut les badigeonner d'huile d'olive...
Décorer avec du thym...
Faire des trous pour faire apparaître la garniture...
Asperger de fleur de sel (ça y est, c'est le moment de sortir notre Fleur de Sel de Guérande fraîchement moulue directement du Moulin...)
C'est bien gentil tout ça, mais c'est un peu du gossage, pour faire plus «sud». Mais puisque je n'ai que ça à faire, allons-y. Ça fait partie du protocole j'imagine...
Puis on laisse gonfler sur la plaque, avant de mettre au four, une autre demi-heure, pour que ça gonfle encore. Dites donc! Heureusement que je n'ai fait qu'une demi-recette, ça n'aurait plus rentré dans le four!!!
Donc, au bout de 20 minutes à 410°F, je constate que ma fougasse s'est un peu ouverte... Après avoir fait mon rapport à Mesmetsetmoi (en privé, dans un courriel), elle s'est dit que ça méritait un ajout de dernière minutes sur son post. C'est pour ça qu'elle a rajouté cette phrase à l'intention des nulles : «...on soude bien (toutes mes excuses, j'ai oublié de préciser...)». Elle est gentille, Mesmetsetmoi.
Je goûte la petite fougasse au bacon.
Slip, slip, salé.
Au bout de quelques minutes, quand ça a refroidi, les rebords se sont comme refermés tout seuls.
Verdict??? Délicieux! J'ai mangé ça avec un reste de salade de la veille (la raison pour laquelle j'avais ouvert ma canne d'olive noires...)
lundi 17 juillet 2006
La brioche
Après avoir vu sur le blogue de France une recette de brioche, et après avoir vu sur le comptoir de cuisine de France les restes des dites brioches, et surtout après avoir constaté que je me suis rendue chez France 24 heures trop tard, je me suis dit que j'allais FAIRE moi-même la dite brioche.
Je recopie hâtivement la recette sur une vielle enveloppe.
J'en profite pour m'assurer que j'ai tous les ingrédients.
1/2 tasse de sucre d'érable (ça peut être de la cassonnade, si on n'a pas);
1 tasse de beurre fondu (séparée en 2 fois 1/4 de tasse et une fois 1/2 tasse);
1 tasse de sucre
1 cuillère à thé de canelle;
1/2 cuillère à thé de muscade;
3 tasses de farine;
1 cuillère à soupe de poudre à pâte;
1/2 cuillère à thé de sel;
1 tasse de lait;
2 oeufs;
Oui. (Je n'ai pas mis les morceaux de pomme préconisés par France parce que je n'avais plus de pommes)
Alors je DÉCIDE de me lancer. Il est 10h38, la décision vient d'être prise. Maintenant, il faut la mettre en application : je déblaie la table de la cuisine de toutes ses cochonneries, j'étale mes ingrédients sur la table, j'allume le four à 375°F, je sors un bol et procède à la première étape.
1)
Dans mon grand bol , je mélange 3 tasses de farine, 1 cuillère à soupe de
poudre à pâte et 1/2 cuillère à thé de sel. Et l/2 tasse de sucre.
Bin
ça alors, en écrivant ceci, je viens de me rendre compte que je n'ai
pas ajouté cette 1/2 tasse de sucre!!! Mais comme on va le voir plus
tard, cette erreur est compensée par une autre erreur que j'ai faite
plus loin...
Il est 10h46.
2) Dans un autre bol, moyen, (si,
comme moi, vous avez une collection de 3 bols en verre de grosseur
différente, un peu style «poupées russes» c'est parfait, il nous faut
justement 3 bols : un grand, un moyen et un petit!), je mélange 1 tasse de lait, deux oeufs et 1/2 tasse de beurre fondu.
C'est
ici que se trouve ma 2e erreur : au lieu de mettre 1/2 tasse de beurre
fondu, j'ai mis 1/2 tasse de sucre!!! J'ai mal lu car j'ai écrit un peu
mal sur ma petite enveloppe. Ce n'est qu'en mettant le 1/4 de tasse de
beurre fondu restant, un peu plus loin dans la recette, que je m'en
suis aperçue : où devais-je mettre la 1/2 tasse de beurre manquante???
Il est 10h50.
3) Mettre le mélange du bol moyen dans le grand bol, faire une pâte.

Il est 10h55.
Il est 10h58.
(Bin quoi, vous ne pensiez tout de même pas que j'allais pétrir pendant 5 longues minutes???)
5) Pendant que la pâte repose (qu'elle lève ou qu'elle fasse ce qu'elle veut, on s'en fout, nous on a autre chose à faire...),
on prépare la garniture dans le petit bol : on y mélange 1/2 tasse de
sucre, 1/4 de tasse de beurre fondu, la cannelle et la muscade. En passant, on fait fondre la bonne quantité de beurre au micro-ondes, ça va très bien et c'est rapide.
Il est 11h03.
6) On étale notre pâte au rouleau, on étend la garniture sur la pâte...

...on roule la pâte en boudin et on la coupe en 12 rondelles. (Parce que mon moule à muffins a 12 trous).
Il est 11h09.
7) On prépare la sauce dans le petit bol (c'est presque l'histoire de Boucle d'or, non???): 1/2 tasse de sucre d'érable (ou
de cassonnade, mais puisque France <la blogueuse> venait de me
donner un gros paquet de sucre d'érable fait maison par ses soins, en
échange du verre doseur que je lui ai rapporté de France <le
pays> parce qu'elle était jalouse de celui que AMG m'a donné, j'ai
pu mettre du sucre d'érable) et 1/4 tasse de beurre fondu.
Il est 11h15.
Ici, le téléphone sonne, je jasé un moment tout en brassant ma
sauce, dont le beurre commence à figer. Et c'est ici que je me suis
aperçue de l'erreur mentionnée plus haut : au lieu de mettre du beurre
dans la pâte, j'ai mis du sucre!!! Mais puisque j'avais omis le sucre
dans le premier mélange de pâte, je suppose que ça a compensé, bref, ça
n'a pas eu de conséquences graves...
Il est 11h35. Bin oui, j'ai parlé longtemps au téléphone.
8) Je verse la sauce dans le fond des moules à muffins,
et je
planque mes 12 tranches de brioches dessus.
Je mets tout ça au four chaud (depuis longtemps!!!) à 375°F, en prenant soin, comme le recommande France, de mettre une tôle en dessous au cas où ça coulerait. Ce qui est justement arrivé. Parce que la plaque n'était pas assez grande.
Il est 11h38.
9) Je laisse cuire 15 minutes, puis je sors du four.
Il est 11h53.
Finalement, malgré quelques erreurs, et si j'enlève les 15 minutes où j'étais au téléphone, on peut dire qu'à peine une heure s'est écoulée entre le fantasme d'une brioche et la réalité!!! Comme quoi, il n'y a rien comme un coup de pied au cul auto-assumé pour transformer ses rêves en réalité!
Maintenant, je dois nettoyer mon four! J'essaie à l'éponge et à l'eau chaude (2 minutes car je suis fainéante)... mais la technique a ses limites.
AVANT-APRÈS
J'ai fini par sortir le savon doux non abrasif pour compléter (je
n'aime pas les trucs corrosifs qui puent et qui piquent les yeux et qui
obligent à mettre des gants de caoutchouc dans lesquels on sue pour
éviter de se transformer la main en squelette). Résultat probant
(enfin, suffisant) au bout d'une minute supplémentaire de frottage intensif ardu normal mollasson...
Ce
post était commandité par le nettoyant doux non abrasif de marque Métro
format 500 ml qui est en spécial cette semaine dans toutes les
épiceries Métro participantes près de chez vous... Du moins il était en
spécial quand je l'ai acheté il y a 3 ans. Non, je ne nettoie pas
souvent. C'est plus économique écologique...
France, tu veux une brioche???
mardi 27 juin 2006
La recette de la sauce creamy deluxe
La sauce creamy deluxe enfin dévoilée!!!
Non, ce n'est pas que pour attirer les gens qui recherchent sur google «recette sauce creamy deluxe» que je fais ce post! Enfin, si, peut-être un peu. Ça me fait pitié de les voir chercher en vain et surtout arriver sur mon autre blogue sur un article qui n'a rien à voir et qui ne dévoile pas le Secret de la Sauce Creamy Deluxe!
Pour les Québécois, il me faut expliquer que Macdo a un menu anglais partout dans le monde (y compris et surtout en France, où les mots anglais sont à la mode) sauf au Québec. C'est pourquoi au Québec il n'y a pas de «potatoes» au menu. Encore moins de sauce creamy deluxe.
Les potatoes sont des patates (un peu sur le même principe que les cakes sont des gâteaux et que les cookies sont des biscuits). Des grosses patates frites, coupées en gros coins. Autrement dit, ils ont un moule différent pour les potatoes que pour les patates frites. Et les potatoes se mangent avec une sauce (remarquez que le terme «sauce» se dit de la même façon en anglais qu'en français, parce que les mots français sont à la mode dans le monde culinaire anglais) blanche crémeuse, dite «creamy deluxe».
Le petit truc vert fluo, sur la photo...
J'ai testé pour vous cette sauce blanche crémeuse. D'abord, voyons les ingrédients officiels, selon la liste des ingrédients fournie sur le papier alu vert fluo qui forme le couvercle de cette mixture.
Ingrédients officiels :
- Eau
- Huile végétale
- Crème fraîche (10%)
- Ciboulette
- Jaune d'oeuf salé (???)
- Vinaigre
- Amidon modifié
- Lait fermenté
- Oignon
- Sucre
- Sel
- Acidifiant E270
- Stabilisant E412 et E415
- Conservateur E202
- Poivre noir
- Arôme
Bon, ceci dit, il y a des trucs dont on se passe. «Arôme» : pourquoi de l'arôme??? Parce que les ingrédients déjà mentionnés ne goûtent rien??? Pour camoufler le goût des ingrédients qui commencent par «E» suivis d'un numéro???
De cette liste, je retiens d'abord l'huile, le jaune d'oeuf, le vinaigre ou l'acidifiant (le vinaigre est un acidifiant). Chose curieuse, ça ressemble drôlement à de la mayonnaise.
Je vais donc pour commencer faire un genre de mayonnaise, mais au lieu de mettre de la moutarde de Dijon, je vais mettre du jus de citron, qui me servira d'acidifiant et de vinaigre en même temps. Ensuite, j'ajouterai de la ciboulette fraîche (qui me reste de mon jardinet de l'an dernier), des oignons hachés fins, un peu de sel, un peu de sucre (puisqu'il le faut), et finalement j'ajouterai une bonne part de crème sûre (nom québécois pour la crème fraîche française).
Pas besoin d'eau puisque je ne cherche pas à faire du remplissage pour vendre mon produit à moindre coût.
Ni d'amidon puisque mon produit n'ayant pas d'eau, il n'aura pas une texture trop liquide qui exigera un émulsifiant supplémentaire.
Ni de lait fermenté puisque la crème sûre est elle-même constituée de lait fermenté, après tout.
Ni de stabilisant puisque tout se tiendra tout seul.
Ni de conservateur puisque c'est pour manger tout de suite.
Ni de poivre noir puisque je n'aime pas le poivre.
Allons-y donc pour la reconstitution de la SAUCE CRÉMEUSE MAISON (nouveau nom amélioré pour un produit amélioré!)
a) La mayo : (juste jus de citron, jaune d'oeuf et huile végétale)
Ah bin toryeu, j'ai oublié de prendre une photo! Pas grave, vous savez à quoi ça ressemble...
b) oignon, ciboulette, sucre et sel

(dans le sens des aiguilles d'une montre)
Et voilà notre sauce crémeuse maison, encore meilleure et abondante que dans les petits casseaux de plastoque chimiques du macdo!!!
Maintenant, préparons des patates potatoes pour manger avec!!!
... qui doivent être coupées en deux, puis en huit, sinon ce ne sont pas des potatoes.
On sort notre friteuse high-tech...
...et on frit les patates potatoes!
Il ne reste plus qu'à déguster tranquilou nos patates potatoes dans la sauce crémeuse maison!!!
vendredi 10 mars 2006
Le gingembre mariné
Cette recette m'a été refilée par Lillizen, qui elle-même l'a prise de Vincent.
Pour traiter les conserves, voyez ici...
Ingrédients nécessaires :
- 1 1/2 tasse de gingembre tranché;
- 1 1/4 tasse de vinaigre de riz;
- 1 cuillère à thé de miel;
- 1 cuillère à thé de miso rouge;
- 1/8 cuillère à thé de sel à marinade.
Laissez moi vous expliquer :
- Le gingembre : vous vous souvenez que éplucher du gingembre est très chiant? Moi oui. Alors je me suis dit que puisqu'il faut couper le gingembre très fin, pourquoi éplucher? Le rapport surface tranversale/ circonférence étant très grand, ça ne paraîtra pas. Donc on économise un bon 10 minutes de travail sur cette recette, qui normalement prend 15 minutes à faire. Il nous reste 5 minutes pour effectuer le reste.
- Le vinaigre de riz se trouve à proximité du rayon poissonnerie de toute bonne grande surface. Essentiel car le goût est vraiment différent.
- Le miel : j'en ai mis trois fois plus que la recette le demandait. C'est bon du miel.
- Le miso rouge : impossible d'en trouver dans ma grande surface préférée, même dans le rayon poissonnerie. Le vendeur, très «d'adon», a fait des pieds et des mains pour m'en trouver, en vain. Mais par chance, alors que nous discutions du miso (je ne sais même pas c'est quoi...) devant le rayon des produits granolas, un client s'est excusé de se mêler de notre conversation en précisant que le miso rouge peut être remplacé dans la recette par de la sauce Tamari (dont j'avais une bouteille dans le frigo depuis quelques années). Béni soit ce client! Va pour la sauce Tamari.
Le
sel à marinades : c'est un sac de gros sel que j'avais acheté en vrac
dans le but de mettre dans mon bain quand je veux mariner dedans. J'en
ai mis une pincée dans mon gingembre mariné.
Donc, nous avons mis 30 secondes à réunir nos ingrédients.
Maintenant, prenons 2 minutes pour couper notre gingembre, en très
fines lamelles.
On tempe dans l'eau froide et on met au frigo.
Cette opération demande un autre 30 secondes de travail intensif. Ensuite, épuisé, vous pouvez vous reposer pendant 12 heures. Cette opération (le tempage et la mise au frigo) vise à diminuer un peu la force du gingembre. J'en ai conclu qu'il était avantageux pour moi de changer l'eau de temps en temps, et même de laisser tremper plus de 12 heures (il faut dire que l'échéance tombait à 03h du matin, heure à laquelle je me sens un peu feignasse).
Le lendemain, donc, un dernier coup d'énergie folle sera dépensée pour mettre ensemble vinaigre de riz, miel, sel et sauce Tamari, selon des proportions en accord avec la quantité de gingembre que nous avons tranché.

Attention, on doit faire bouillir le vinaigre, miel, Tamari et sel, mais pas le gingembre! (1 minute 30 secondes de travail).
Ensuite, on met le gingembre dans le pot de conserve (préalablement stérilisé selon la méthode décrite dans le lien plus haut). On verse ensuite le liquide bouilli dans le petit pot.
On peut lécher ce qui a dégouliné à côté (selon la méthode «poêle au nez»), c'est très bon, surtout si on a forcé la dose pour le miel...
On met le couvercle, et voilà, nous avons mis un dernier 30 secondes pour cette dernière étape, et on peut se reposer, nous et le gingembre, pendant un mois avant d'y goûter...
Sauf que moi j'ai triché et j'y ai goûté dès le lendemain. Mes impressions? : OUAAAAAAAAAAAAAAAH! (c'est foooooooort! Une chance que j'ai changé l'eau souvent!), mais c'est boooooooon!!!
Note à moi-même : faire la vaisselle.
samedi 4 mars 2006
Gingembre confit, partie 3 (fin)
Enfin, voilà venu le couronnement de 5 jours de travail intensif!!!
Il ne me reste qu'un dernier 3 minutes de dur labeur et bingo! Je serai l'heureuse propriétaire de 165g de gingembre confit!
Il nous reste donc à récupérer notre casserolle que nous avons
abandonnée il y a 3 jours, avec son couvercle, et de séparer le
gingembre du sirop...
Remaquez le délicieux sirop qui coule en dessous... On va récupérer
ça pour en faire une boisson délicieuse, ou bien pour aromatiser des
plats délicieux, ou bien tout simplement pour lécher, comme ça...
On va d'ailleurs prendre soin de lécher le fond de la casserolle, ainsi que le fond du tamis...

On étale ensuite sur du papier «sulfurisé», ce qui, j'imagine, est
du papier ciré, dans le but de faire sécher. (Naturellement, ensuite on
va bien lécher le papier).
À l'abri des prédateurs, autant que possible.
Au bout d'une heure, on se tanne parce qu'on se rend compte que ça ne sèche pas. Alors on n'attend pas et on saupoudre de sucre.
Puis enfin on range dans un petit pot qu'on va déguster à petites doses... (n'oubliez pas de lécher le papier!)
Bref,
mon gingembre, que je me suis empressée de goûter, déjà que je m'étais
retenue pendant trois jours alors qu'il «reposait» sur le comptoir,
était délicieux, juste assez tendre, un peu ferme, un peu fort encore,
pas fibreux parce que je l'ai bien coupé transversalement aux fibres,
et finalement c'est pas trop de trouble à faire. Dès que les routes
sont dégagées, je retourne acheter du gingembre pour en refaire
d'autre!!!
Pour l'instant, il m'en reste assez pour faire un
essai de gingembre mariné et faire ma recette de riz frit, que je
partagerai avec vous d'ici peu!
mardi 28 février 2006
Gingembre confit, partie 2
Nous sommes le 28, c'est le temps de procéder à une nouvelle étape du gingembre confit.
Résumé d'il y a deux jours :
- Éplucher et couper le gingembre;
- Tremper une heure dans l'eau froide;
- Bouillir 5 minutes, 3 fois, en changeant l'eau chaque fois;
- Faire le sirop;
- Bouillir 10 minutes ce sirop et verser sur le gingembre;
- Attendre 2 jours, avec le gingembre recouvert du sirop et avec le couvercle dessus...
Donc...
JOUR 3
Mettre le sirop à bouillir;
Bouillir le sirop pendant 5 minutes;
Recouvrir le gingembre avec ce sirop rebouilli, puis couvrir et laisser reposer 3 jours.
Pour calmer les craintes de Julie dans son commentaire dans l'étape 1, j'ai goûté un morceau de gingembre... OUAAAAAAAAH! C'est bon, il est assez fort, plein de saveur, et encore un peu ferme...
Suite dans 3 jours!!!
dimanche 26 février 2006
Le gingembre confit
Suite à une exploration de recettes de gingembre, j'ai trouvé une recette pour faire du gingembre confit. Puisque c'est rare comme de la marde de pape, et à peu près aussi cher, je me suis dit que j'allais tenter l'expérience.
Le seul défaut du site mentionné, c'est que ça manque de photos. Les nuls comme moi, qui ne comprennent pas vite, ont besoin qu'on les tienne par la main. C'est pourquoi je me dévoue pour vous présenter en détails mon expérience...
Donc, pour un investissement de 91 sous, je vais préparer sous vos yeux, en direct, le gingembre confit!!!
Ingrédients :
- 250g de gingembre
- 400g de sucre
- 250g d'eau
Durée totale de l'opération : 5 jours.
Jour un (hier) :
On
prend le gingembre et on se met en devoir de l'éplucher. Ça c'est
chiant. C'est long. Mais on y arrive. Un coup que c'est fait, le pire
est passé. Le reste ce n'est que de la rigolade.

Ensuite, on va le couper en rondelles. Je les ai coupés
transversalement aux fibres, dans l'espoir d'avoir du gingembre confit
pas trop fibreux. On trempe ensuite dans l'eau froide pour une heure,
puis on jette l'eau.
Le but est de réduire la force du gingembre, paraît-il.
Étape suivante : on fait bouillir notre gingembre égoutté dans de la nouvelle eau. 5 minutes. On jette l'eau, puis on recommence avec de la nouvelle eau un autre 5 minutes. On jette l'eau et on recommence avec de la nouvelle eau un autre 5 minutes. Non, je ne me suis pas trompée dans mes copier-coller, il faut faire ça trois fois.
On met à profit le temps entre les bouillons pour courir à l'ordi et voir sur internet combien ça fait en volume, 400g de sucre... (maudites recettes françaises à la maaaaaarde!!!)
La recette originale dit 250g de gingembre. Au supermarché, j'ai pogné un motton de gingembre et il n'a été pesé qu'à la caisse. Il y en a 165g. Environ le 3/4 donc. Selon mon cours de maths de 5e année B (CM2 pour les Français, je crois), une règle de trois approximative me permet de conclure que j'aurai besoin de 300g de sucre et de 165 ml d'eau.
L'eau ne cause pas de problème. Pour le sucre, je ne possède pas de balance. Une recherche intensive sur un site, puis un autre, m'a convaincu de faire ça au pif parce que les sites n'ont pas l'air de s'entendre sur la densité du sucre.
Va donc pour 250 ml de sucre, ce qui fait une moyenne entre mes informations contradictoires.
Nous voici arrivés à l'étape finale de la journée : faire bouillir
la bonne quantité d'eau (neuve) et la bonne quantité de sucre... (il
paraît qu'en ajoutant quelques gouttes de citron à ce sirop, on va
empêcher le gingembre de noircir, mais ce n'est pas prouvé)

...puis verser sur le gingembre (qui, je le rappelle, est égoutté
après avoir subi ses trois bouillons). On couvre et on oublie ça
pendant 12 heures. On va donc écouter Ram-Dam tranquille à la télé, on
va faire dodo, et le lendemain... le lendemain est un autre jour!
Jour deux (aujourd'hui) :
On va égoutter notre gingembre MAIS on garde le sirop. On va faire bouillir ce sirop 10 minutes.

On reverse ensuite le sirop sur le gingembre, on remet le couvercle et on oublie ça...
Suite dans deux jours!






















































