lundi 28 août 2006
Le bol de céréales
Je n'ai pas pu me retenir!
Le blé du champs du voisin était tellement tentant que je lui en ai
volé quelques épis. Ils étaient là, ballotant au vent, gorgés de
soleil, lourds de fibres, de riboflavine, niacidine, vitamine B-12 et
WD-40...
Bref, j'ai procédé au prélèvement illégal de beaux épis.
Je les ai épluchés un par un tout en écoutant une vieille reprise de Monk à la télé, pendant que le chat s'énervait avec les barbes que j'échappais à terre.
Les 5 malheureux épis initiaux n'étant pas assez pour me remplir un bol convenable, je profitai de la prochaine annonce (on sait qu'ici il y a des pubs de 3 minutes toutes les 10 minutes, ce qui est pratique pour aller voler des épis de blé supplémentaires dans le champs du voisin) pour ramasser 12 nouveaux épis.
Même avec 17 épis, mon bol me paraît tout de même un peu vide.
J'ai changé de bol pour un bol un peu moins mégalo.
C'est un peu mieux, mais pas ça reste frugal. Peut-être qu'avec du lait???
Verdict???
Excellent!!! Croustillant à l'extérieur, tendre à l'intérieur, ça me donne le goût de recommencer tous les matins!!!
C'est nourrissant, à un tel point qu'il ne faut pas prendre de trop grosses bouchées... Une cuillèrée de ces céréales plus 2 tasses de sucre équivalent à la valeur nutritive de trois bols complets de Capitaine Crouche!!!
Pour rester dans la légalité (ou presque), je crois que je vais garder quelques épis pour en planter les grains au printemps prochain! Ainsi, j'aurai mon propre champs de blé à l'extérieur!!! Pourvu que ce ne soit pas des OGM!!!
dimanche 27 août 2006
Le poulet à l'ananas
Voici une autre de mes recettes-fétiches. En fait, je me demande
même comment ça se fait que je ne l'ai pas présentée avant. Je la fais
depuis mes 16 ans!
Tout avait commencé par ma soeur qui trouva,
je ne sais trop comment, puisque Internet n'était pas inventé en ce
temps là, une recette de sauce à l'ananas, comme on en asperge (du
verbe «asperger» et non pas le légume) le poulet frit aux ananas!!! Ce
mets représentait à l'époque le summum du délice pour moi! Inutile de
dire que je l'ai vite apprise par coeur et que je me vautrais dedans à
pieds joints dès que j'avais un morceau de poulet de libre.
La sauce est d'une facilité désarmante :
- 3/4 tasse de sucre
- 1 1/2 tasse de jus de tomates
- Le jus d'une boîte de 19 onces d'ananas
- 1/3 tasse de vinaigre
- Une pincée de poudre d'ail
- 3 cuillères à soupe d'amidon
Il y a sûrement des ingrédients-mystères qui vous semblent exotiques. Explicitons-les en photo...
- 19 onces, c'est quoi???
Voilà, c'est 540 ml... la preuve :
- Et la poudre d'ail??? (ici, j'avais acheté ce petit sachet il y
a une dizaine d'années, dans le rayon du vrac. Depuis, il est dans mon
armoire à épices, sous d'autres petits sachets, dont quelques-uns ont
percé)

Donc, on va tout mêler ça ensemble, on met sur le feu et on fait bouillir à gros mottons jusqu'à ce que ça épaississe.
Quand c'est bien épais, on peut verser dedans les ananas de la canne de 19 onces (je rappelle que le jus est déjà dedans).
Voilà, c'est tout!!!
Maintenant, on peut faire la petite friture de poulet. J'avoue que je suis moins spécialiste pour la pâte à friture, alors j'ai mis pêle-même, dans mon excitation, oeuf, lait, farine, sel et poudre à pâte. Dans de mauvaises proportions, alors ça a bullé et ça avait un peu la texture de la crème fouettée, mais ça n'a pas refroidi mon enthousiasme. Ça a marché quand même...

(En plus, ce n'était pas du lait, mais de l'eau qu'il fallait mettre!)
(Je vous mets les proportions correctes : 2 oeufs battus, 1 cuillèrée à table d'eau, 1/2 tasse de farine, 1 cuillèrée à thé de sel, 1 cuillèrée à thé de poudre à pâte)
J'ai tout de même procédé, j'ai coupé mon poulet en petits cubes...
Et je le plonge dans la pâte immonde que j'ai faite... (je vous offre un gros plan)
Avant de la jeter dans la friteuse hi-tech ultra moderne que je
possède étant donné que je suis l'Experte culinaire mondialement
reconnue, LA référence en sandwichs aux tomates (et accessoirement en
turbines à vapeur...)!
Quand c'est bien grillé, on éponge le gras...
Et on est prêt à déguster en nappant généreusement de sauce, avec un grand verre de lait!!!
mercredi 23 août 2006
Sardines et tomates
Fidèle à ma mission de cuisine pour les nuls, tout en obéissant à la consigne de blog-appétit, je vous apporte ici ma contribution :
Étape 1 :
Étape 2 :
Étape 3 :
OUAAAAAACHE!!!
mardi 22 août 2006
La fougasse
Puisque le 23 août est la parution de la 9e édition de blogappétit, sur la sardine et la tomate, je me suis dit que j'allais faire de la fougasse. C'est quoi le rapport??? Bin, ça fait Sud, non? Sud de la France, tout au moins.
En réalité, c'est que je venais d'ouvrir une grosse canne d'olives noires, et, par le plus grand des hasards, je tombe en même temps sur une recette de fougasse, sur le blogue de «Mes Mets et Moi»...
Ni une ni deux, on connaît ma légendaire audace, je me lance!
Voici donc les ingrédients requis :
- 500 gr de farine (Maintenant, ça ne me fait plus peur, grâce au verre doseur de AMG!)
- 2 cuillères à soupe d'huile d'olive (et si je tombe sur un tata qui veut critiquer ma marque d'huile d'olive en prétendant de façon snobinarde que ce n'est pas de la Véritable Huile d'Olive Première Pression Pressée à Froid dans ses Fûts de Bois d'Olivier et Piétinés à la Main par des Vraies Habitantes de l'Arrière-pays de Marseille, je le MORS!!!)
- 2 1/4 cuillères à thé de levure (la vraie, celle du boulanger...)
- 300 ml d'eau tiède (elle coule du robinet d'eau chaude)
- 2 cuillères à thé de sel (bin oui, du sel quoi... c'est sûr que la Fleur de Sel de Guérande fraîchement moulue directement du Moulin, ça fait plus Sud, mais pour le sel qu'on mélange à la farine, on va prendre du Sifto pis ça fera l'affaire très bien)
- Garniture : olives noires et autres... (on verra selon l'inspiration!)
N'empêche que Mesmetsetmoi n'est pas très explicite dans ses descriptions. Heureusement, je suis une vétérante des pâtes à pizza, donc je connais bien la procédure.
On va d'abord faire lever la levure dans son bain d'eau tiède, et
pour qu'elle y soit plus confortable, on va y ajouter un tout petit peu
de sucre. Chuuuut! C'était pas dans la recette de Mesmetsetmoi alors
faut pas lui dire!
On met un petit linge à vaisselle dessus et on attends 10 minutes.
Au bout de 10 minutes, la levure n'en peut plus de joie, et on peut voir qu'elle s'est bien énervée.
Pendant ce temps, on mesure la farine, on y ajoute le sel...
Puis on y verse l'huile d'olive et notre mélange de levure.
« Pour la pâte, suffit de tout malaxer jusqu’à ce que la pâte soit lisse et élastique.» C"est ce que Mesmetsetmoi recommande. Moi j'ai éfouéré à la fourchette jusqu'à ce que je me tanne, c'est à dire pas longtemps. Ce n'est ni lisse, ni élastique, mais ça fera.
Boum, je pétris un peu, pour la forme.
Puis, il faut laisser la pâte lever, dans un saladier huilé (pourquoi, huilé? le mien était fariné et ça a fonctionné parfaitement) pendant une heure et demie jusqu'à ce qu'elle double de volume. Comparons.
Oui, c'est pas si mal. (Non, non, ya pas de trucage photographique!)
Préparons maintenant la garniture. On avait dit des olives noires, mais, emportée par une sorte d'inspiration divine, je pense à tartiner ma pâte de pesto, à y mettre aussi des tomates macérées dans de l'huile d'olive avec plein d'herbes de mon petit jardinet (ciboulette, basilic, estragon...)
Ensuite (après l'heure et demie de levage pendant lequel on a fouillé notre frigo à la recherche de cochonneries pour mettre dans notre fougasse), on repétrit, et on aplatit au rouleau dans une forme d'à peu près carré. Je vous invite à admirer ma forme d'à peu près carré qui ferait pâlir d'envie Mesmetsetmoi elle-même!
J'en suis maintenant à l'improvisation : soyons fous! Tartinons allègrement de pesto...
Ajoutons notre garniture. Ici, vous avez remarqué que j'ai coupé ma pâte en deux pour faire deux fougasses (et en plus, je n'avais fait qu'une demi-recette!) J'ai donc une fougasse aux olives et tomates, et une autre aux tomates et olives. Si j'avais eu des anchois, j'en aurais mis aussi.
Ici, j'ai eu un moment de panique. Mesmetsetmoi disait «20 min environ à 210°» Mais des degrés quoi??? Celcius ou Fareineth Faraingnith Fareineith
(criss comment ça s'écrit, donc???) en tous cas, l'autre, là... Parce
que 210°C ça fait tout de même 410°F, c'est le chef Simon qui le dit
dans sa table de conversion.
Vite, vite, un petit commentaire de détresse chez Mesmetsetmoi, qui me réponds presqu'illico, et je peux faire chauffer mon four :
Ouf. Pendant que le four réchauffe, je continue : je replie la pâte...
Pendant que j'étais là-haut à l'ordi à surveiller la réponse de Mesmetsetmoi, Chéri, sur msn, me recommande de faire une fougasse au bacon. C'est facile pour Chéri de me dire de faire ça, à partir de Paris, à l'abri de la Chose... Ça paraît que ce n'est pas lui qui va la manger...
Juste pour lui faire plaisir, je peux bien faire une mini-fougasse au bacon.

La fourchette, à côté, c'est pour qu'on se rende compte de la dimension de la fougasse au bacon.
Continuons. On a refermé nos pâtes. Il faut les badigeonner d'huile d'olive...
Décorer avec du thym...
Faire des trous pour faire apparaître la garniture...
Asperger de fleur de sel (ça y est, c'est le moment de sortir notre Fleur de Sel de Guérande fraîchement moulue directement du Moulin...)
C'est bien gentil tout ça, mais c'est un peu du gossage, pour faire plus «sud». Mais puisque je n'ai que ça à faire, allons-y. Ça fait partie du protocole j'imagine...
Puis on laisse gonfler sur la plaque, avant de mettre au four, une autre demi-heure, pour que ça gonfle encore. Dites donc! Heureusement que je n'ai fait qu'une demi-recette, ça n'aurait plus rentré dans le four!!!
Donc, au bout de 20 minutes à 410°F, je constate que ma fougasse s'est un peu ouverte... Après avoir fait mon rapport à Mesmetsetmoi (en privé, dans un courriel), elle s'est dit que ça méritait un ajout de dernière minutes sur son post. C'est pour ça qu'elle a rajouté cette phrase à l'intention des nulles : «...on soude bien (toutes mes excuses, j'ai oublié de préciser...)». Elle est gentille, Mesmetsetmoi.
Je goûte la petite fougasse au bacon.
Slip, slip, salé.
Au bout de quelques minutes, quand ça a refroidi, les rebords se sont comme refermés tout seuls.
Verdict??? Délicieux! J'ai mangé ça avec un reste de salade de la veille (la raison pour laquelle j'avais ouvert ma canne d'olive noires...)
dimanche 30 juillet 2006
La salade de patates
Après notre incursion dans la cour des Grands, reposons-nous et
retournons aux sources, et allons-y pour une petite recette toute simpliste simplette simple : la salade de patates!
D'autant plus que mes provisions s'épuisent et que je n'ai pas envie d'aller faire le marché en ville. J'ai tenu 6 repas complets avec deux petites cuisses de poulet en faisant mon pâté au poulet, avec des patates pour bourrer un peu sous la croûte...
Voici mon fidèle sac de patates :
(Si, si, il est fidèle : ça fait au moins six mois qu'il est là!!!)
J'avais fait cuire 8 patates au four pendant que mon poulet cuisait, dans le but d'en mettre dans le pâté, mais il m'en est resté. Je les utilise donc pour fabriquer ma salade de patates, dont voici le secret ;
Ingrédients :
Bellespatates déjà cuites;- Échalottes québécoises (pas «échalottes françaises» voir l'encart didacticiel ci-dessous);
- mayonnaise;
- Sel;
Encart didactitiel : qu'est-ce qu'une échalotte?
Ce sont des longues tiges vertes, qu'on trouve dans les jardins, elles sortent de terre comme ça :
Ou sinon, on les trouve au rayon légumes de tout bon supermarché au Québec.
Procédure :
1) On hache les échalottes et on coupe les patates en petits dés. En tous cas, on essaie. Truc : ne pas laisser les patates cuites pendant trois jours au frigo, elles deviennent un peu dures, surtout au niveau de la peau...
2) Ensuite, on prépare une mayonnaise dans un bol, on la vide dans un autre plat et on garde le bol sale sans le laver, il restera bien assez de mayonnaise dans le fond du bol pour faire notre salade. Ça nous évite de laver le bol et de laver une spatule pour gratter le bol. Yé.
3) On met nos ti-cubes de patates et nos échalottes dans le bol de mayonnaise sale et on brasse.
4) On ajoute du sel (les snobs peuvent mettre du sel de Guérande en petit moulin) :
Et c'est prêt! Non mais regardez moi ça, ce plat appétissant!!!
Maintenant, écoutons, dans «commentaires», les commentaires des consommateurs satisfaits :
(Et n'oubliez pas de signer le Livre d'or du chef Coyote...)
lundi 17 juillet 2006
La brioche
Après avoir vu sur le blogue de France une recette de brioche, et après avoir vu sur le comptoir de cuisine de France les restes des dites brioches, et surtout après avoir constaté que je me suis rendue chez France 24 heures trop tard, je me suis dit que j'allais FAIRE moi-même la dite brioche.
Je recopie hâtivement la recette sur une vielle enveloppe.
J'en profite pour m'assurer que j'ai tous les ingrédients.
1/2 tasse de sucre d'érable (ça peut être de la cassonnade, si on n'a pas);
1 tasse de beurre fondu (séparée en 2 fois 1/4 de tasse et une fois 1/2 tasse);
1 tasse de sucre
1 cuillère à thé de canelle;
1/2 cuillère à thé de muscade;
3 tasses de farine;
1 cuillère à soupe de poudre à pâte;
1/2 cuillère à thé de sel;
1 tasse de lait;
2 oeufs;
Oui. (Je n'ai pas mis les morceaux de pomme préconisés par France parce que je n'avais plus de pommes)
Alors je DÉCIDE de me lancer. Il est 10h38, la décision vient d'être prise. Maintenant, il faut la mettre en application : je déblaie la table de la cuisine de toutes ses cochonneries, j'étale mes ingrédients sur la table, j'allume le four à 375°F, je sors un bol et procède à la première étape.
1)
Dans mon grand bol , je mélange 3 tasses de farine, 1 cuillère à soupe de
poudre à pâte et 1/2 cuillère à thé de sel. Et l/2 tasse de sucre.
Bin
ça alors, en écrivant ceci, je viens de me rendre compte que je n'ai
pas ajouté cette 1/2 tasse de sucre!!! Mais comme on va le voir plus
tard, cette erreur est compensée par une autre erreur que j'ai faite
plus loin...
Il est 10h46.
2) Dans un autre bol, moyen, (si,
comme moi, vous avez une collection de 3 bols en verre de grosseur
différente, un peu style «poupées russes» c'est parfait, il nous faut
justement 3 bols : un grand, un moyen et un petit!), je mélange 1 tasse de lait, deux oeufs et 1/2 tasse de beurre fondu.
C'est
ici que se trouve ma 2e erreur : au lieu de mettre 1/2 tasse de beurre
fondu, j'ai mis 1/2 tasse de sucre!!! J'ai mal lu car j'ai écrit un peu
mal sur ma petite enveloppe. Ce n'est qu'en mettant le 1/4 de tasse de
beurre fondu restant, un peu plus loin dans la recette, que je m'en
suis aperçue : où devais-je mettre la 1/2 tasse de beurre manquante???
Il est 10h50.
3) Mettre le mélange du bol moyen dans le grand bol, faire une pâte.

Il est 10h55.
Il est 10h58.
(Bin quoi, vous ne pensiez tout de même pas que j'allais pétrir pendant 5 longues minutes???)
5) Pendant que la pâte repose (qu'elle lève ou qu'elle fasse ce qu'elle veut, on s'en fout, nous on a autre chose à faire...),
on prépare la garniture dans le petit bol : on y mélange 1/2 tasse de
sucre, 1/4 de tasse de beurre fondu, la cannelle et la muscade. En passant, on fait fondre la bonne quantité de beurre au micro-ondes, ça va très bien et c'est rapide.
Il est 11h03.
6) On étale notre pâte au rouleau, on étend la garniture sur la pâte...

...on roule la pâte en boudin et on la coupe en 12 rondelles. (Parce que mon moule à muffins a 12 trous).
Il est 11h09.
7) On prépare la sauce dans le petit bol (c'est presque l'histoire de Boucle d'or, non???): 1/2 tasse de sucre d'érable (ou
de cassonnade, mais puisque France <la blogueuse> venait de me
donner un gros paquet de sucre d'érable fait maison par ses soins, en
échange du verre doseur que je lui ai rapporté de France <le
pays> parce qu'elle était jalouse de celui que AMG m'a donné, j'ai
pu mettre du sucre d'érable) et 1/4 tasse de beurre fondu.
Il est 11h15.
Ici, le téléphone sonne, je jasé un moment tout en brassant ma
sauce, dont le beurre commence à figer. Et c'est ici que je me suis
aperçue de l'erreur mentionnée plus haut : au lieu de mettre du beurre
dans la pâte, j'ai mis du sucre!!! Mais puisque j'avais omis le sucre
dans le premier mélange de pâte, je suppose que ça a compensé, bref, ça
n'a pas eu de conséquences graves...
Il est 11h35. Bin oui, j'ai parlé longtemps au téléphone.
8) Je verse la sauce dans le fond des moules à muffins,
et je
planque mes 12 tranches de brioches dessus.
Je mets tout ça au four chaud (depuis longtemps!!!) à 375°F, en prenant soin, comme le recommande France, de mettre une tôle en dessous au cas où ça coulerait. Ce qui est justement arrivé. Parce que la plaque n'était pas assez grande.
Il est 11h38.
9) Je laisse cuire 15 minutes, puis je sors du four.
Il est 11h53.
Finalement, malgré quelques erreurs, et si j'enlève les 15 minutes où j'étais au téléphone, on peut dire qu'à peine une heure s'est écoulée entre le fantasme d'une brioche et la réalité!!! Comme quoi, il n'y a rien comme un coup de pied au cul auto-assumé pour transformer ses rêves en réalité!
Maintenant, je dois nettoyer mon four! J'essaie à l'éponge et à l'eau chaude (2 minutes car je suis fainéante)... mais la technique a ses limites.
AVANT-APRÈS
J'ai fini par sortir le savon doux non abrasif pour compléter (je
n'aime pas les trucs corrosifs qui puent et qui piquent les yeux et qui
obligent à mettre des gants de caoutchouc dans lesquels on sue pour
éviter de se transformer la main en squelette). Résultat probant
(enfin, suffisant) au bout d'une minute supplémentaire de frottage intensif ardu normal mollasson...
Ce
post était commandité par le nettoyant doux non abrasif de marque Métro
format 500 ml qui est en spécial cette semaine dans toutes les
épiceries Métro participantes près de chez vous... Du moins il était en
spécial quand je l'ai acheté il y a 3 ans. Non, je ne nettoie pas
souvent. C'est plus économique écologique...
France, tu veux une brioche???
mardi 27 juin 2006
La recette de la sauce creamy deluxe
La sauce creamy deluxe enfin dévoilée!!!
Non, ce n'est pas que pour attirer les gens qui recherchent sur google «recette sauce creamy deluxe» que je fais ce post! Enfin, si, peut-être un peu. Ça me fait pitié de les voir chercher en vain et surtout arriver sur mon autre blogue sur un article qui n'a rien à voir et qui ne dévoile pas le Secret de la Sauce Creamy Deluxe!
Pour les Québécois, il me faut expliquer que Macdo a un menu anglais partout dans le monde (y compris et surtout en France, où les mots anglais sont à la mode) sauf au Québec. C'est pourquoi au Québec il n'y a pas de «potatoes» au menu. Encore moins de sauce creamy deluxe.
Les potatoes sont des patates (un peu sur le même principe que les cakes sont des gâteaux et que les cookies sont des biscuits). Des grosses patates frites, coupées en gros coins. Autrement dit, ils ont un moule différent pour les potatoes que pour les patates frites. Et les potatoes se mangent avec une sauce (remarquez que le terme «sauce» se dit de la même façon en anglais qu'en français, parce que les mots français sont à la mode dans le monde culinaire anglais) blanche crémeuse, dite «creamy deluxe».
Le petit truc vert fluo, sur la photo...
J'ai testé pour vous cette sauce blanche crémeuse. D'abord, voyons les ingrédients officiels, selon la liste des ingrédients fournie sur le papier alu vert fluo qui forme le couvercle de cette mixture.
Ingrédients officiels :
- Eau
- Huile végétale
- Crème fraîche (10%)
- Ciboulette
- Jaune d'oeuf salé (???)
- Vinaigre
- Amidon modifié
- Lait fermenté
- Oignon
- Sucre
- Sel
- Acidifiant E270
- Stabilisant E412 et E415
- Conservateur E202
- Poivre noir
- Arôme
Bon, ceci dit, il y a des trucs dont on se passe. «Arôme» : pourquoi de l'arôme??? Parce que les ingrédients déjà mentionnés ne goûtent rien??? Pour camoufler le goût des ingrédients qui commencent par «E» suivis d'un numéro???
De cette liste, je retiens d'abord l'huile, le jaune d'oeuf, le vinaigre ou l'acidifiant (le vinaigre est un acidifiant). Chose curieuse, ça ressemble drôlement à de la mayonnaise.
Je vais donc pour commencer faire un genre de mayonnaise, mais au lieu de mettre de la moutarde de Dijon, je vais mettre du jus de citron, qui me servira d'acidifiant et de vinaigre en même temps. Ensuite, j'ajouterai de la ciboulette fraîche (qui me reste de mon jardinet de l'an dernier), des oignons hachés fins, un peu de sel, un peu de sucre (puisqu'il le faut), et finalement j'ajouterai une bonne part de crème sûre (nom québécois pour la crème fraîche française).
Pas besoin d'eau puisque je ne cherche pas à faire du remplissage pour vendre mon produit à moindre coût.
Ni d'amidon puisque mon produit n'ayant pas d'eau, il n'aura pas une texture trop liquide qui exigera un émulsifiant supplémentaire.
Ni de lait fermenté puisque la crème sûre est elle-même constituée de lait fermenté, après tout.
Ni de stabilisant puisque tout se tiendra tout seul.
Ni de conservateur puisque c'est pour manger tout de suite.
Ni de poivre noir puisque je n'aime pas le poivre.
Allons-y donc pour la reconstitution de la SAUCE CRÉMEUSE MAISON (nouveau nom amélioré pour un produit amélioré!)
a) La mayo : (juste jus de citron, jaune d'oeuf et huile végétale)
Ah bin toryeu, j'ai oublié de prendre une photo! Pas grave, vous savez à quoi ça ressemble...
b) oignon, ciboulette, sucre et sel

(dans le sens des aiguilles d'une montre)
Et voilà notre sauce crémeuse maison, encore meilleure et abondante que dans les petits casseaux de plastoque chimiques du macdo!!!
Maintenant, préparons des patates potatoes pour manger avec!!!
... qui doivent être coupées en deux, puis en huit, sinon ce ne sont pas des potatoes.
On sort notre friteuse high-tech...
...et on frit les patates potatoes!
Il ne reste plus qu'à déguster tranquilou nos patates potatoes dans la sauce crémeuse maison!!!
vendredi 26 mai 2006
Poêle au nez, the making-of!
Puisque c'est la mode de montrer les dessous (non, je ne vous montrerai pas mes bobettes!) de la publication, voici...
Poêle au Nez, the making-off! (Un F ou deux F???)
Pour chaque étape du travail, je dois prendre des photos!
Je décortique les recettes à votre place...
Et je dois en plus faire la vaisselle!
Puis je partage avec vous mon Expérience!!!
jeudi 25 mai 2006
Le Saint-Honoré partie 3 : chantilly et montage!
Voici l'épisode final de la série Saint-Honoré!!!
Nous aurons besoin de :
- un litre de crème à 35% (mais on en a eu de trop, donc 1/2 litre devrait faire l'affaire)
- 80 gr de sucre en poudre (sucre glace, comme disent les Français, et là aussi, on y va en proportions avec la crème qu'on utilise)
- le batteur électrique (parce qu'on ne va pas se faire chier à brasser à la fourchette sur un bain-marie de glace!)
- la poche à douille (pour disposer notre crème de façon élégante)
- le caramel pour coller les choux sur la pâte sablée et pour décorer : (250 gr de sucre et 100 gr d'eau)
- un cerisier dans le jardin (pour la déco, des cerises c'est très joli)
- du chocolat pour décorer aussi, en copeaux ou en pépites (les puristes argueront que c'est pas une forêt noire que l'on fait, ce à quoi je leur réponds que je fais ce que je veux non mais de quoi je me mêle)
Procédure pour la crème fouettée :
- On se munit d'une certaine quantité de crème. Comme je disais, un litre c'est beaucoup mais bon, on pourra toujours arroser notre Saint-Honoré de crème fouettée avec ce qui reste, au moment de manger. Je vous rappelle qu'au Québec la crème devra être de la 35%. En France, ce sera la crème fleurette entière, pas celle avec 8 fois moins de matières grasses que l'huile, mais celle avec la 5 fois moins de matières grasses que l'huile. (Eh oui! Le marketting de la minceur fait des ravages en France, et l'étiquetage n'est pas aussi bien reglementé...)
- C'est fini quand c'est assez ferme pour que, avec la poche à douille, on puisse faire des petits vers quand on éfouére la poche.
On met au frais, et on procède à la suite. Si nos pâtes (à choux et sablée) sont bien refroidies, on peut y aller avec...
Le fourrage des choux
- Faire une petit incision au fond de chaque chou (en-dessous pour que ça ne se voit pas). Ce sera pour y entrer le bout de la douille de la poche à douille.
- On fourre chaque chou. On sent bien dans la main que le chou gonfle sous l'effet de l'introduction de la crème. On n'attend pas que ça éclate, et on continue avec le chou suivant.
- On procède ainsi avec tous les choux. Ensuite, on remarque qu'il y a une petite crotte de crème qui dépasse de chaque derrière de chou. On peut en lécher le derrière, si personne ne nous voit. (Sur la photo on voit la crotte. J'allais quand même pas faire de photo du léchage de derrière!!!)
- Quand tous les choux sont fourrés et léchés, on est prêts à faire...
Le caramel
- Dans une petite casserole, on fait bouillir 250 gr d'eau et 100 gr de sucre. En réalité, vous en aurez beaucoup trop, alors vous pouvez diminuer les quantités.
- Attention à ne pas trop faire bouillir sinon ça goûte le brûlé! (Ça m'apprendra à vouloir faire une photo de trop!!!)
- C'est prêt quand des petites gouttes lâchées sur une assiette feront des petits mottons un peu solides.
Je crois qu'il est possible de mettre un peu de lait (ou de crème) dans le caramel pour qu'il soit plus moelleux mais je ne suis pas sûre qu'il va coller aussi bien...
On se sert de ce caramel bouillant pour coller nos choux et pour décorer. Ça veut dire qu'il ne faut pas perdre de temps avant de procéder à la suite...
Le montage
- On colle les choux sur la pâte sablée, en leur trempant le derrière (préalablement léché) dans le caramel bouillant. Attention, c'est chaud!
- L'idée est de faire un rebord, qui contiendra la montagne de crème fouettée. Comme disait mon papa : «Tu ne veux pas mettre des cure-dents autour de ta tasse, pour pouvoir en mettre plus???» Non, ça va, des choux feront l'affaire.
- Bon, on a fait trop de choux. Pas grave, on va en rajouter au milieu. On est donc rendus à remplir les interstices avec la crème fouettée via la poche à douille pour faire joli.
Et vous pourrez alors poser fièrement avec votre Oeuvre et épater tous vos amis!!!
Donc, récapitulons, puisque nous en sommes au montage :
Il faut bien se coordonner pour ne pas prendre 5 heures pour cette fabrication toute simple!
- On commence par faire la pâte à choux. Ne pas oublier de préchauffer le four pour sauver du temps.
- On sort la poche à douille pour fabriquer nos petites bouboulles une par une sur une plaque, on les badigeonne, puis on les met au four.
- Pendant que les choux cuisent, on fait la pâte sablée. Profiter ensuite du fait que le four est déjà chaud pour faire cuire votre pâte sablée sans trop de perte d'électricité.
- Pendant que la pâte sablée cuit, les choux refroidissent sur une grille.
- On en profite pour fabriquer la crème chantilly (ou crème fouettée, voir recette plus haut).
- Quand les choux sont bien refroidis (pendant le refroidissement, on peut aller cueillir nos cerises), puis on fourre. (les choux.)
- Quand tout le reste est prêt, on fabrique le caramel. Il servira de colle à choux, ainsi que de décoration sur le dessus.
- On colle les choux sur la pâte sablée, en rond autour de la pâte.
- On reprend notre poche à douille pleine de crème fouettée et on remplit les trous entre les choux. Mettez-en, c'est pas de l'onguent!
- On décore avec des filets de ce qui reste du caramel, des pépites de chocolat, des cerises...
Notez que la recette que j'ai donnée sera deux fois trop copieuse pour 3 personnes. Donc, disons que c'est pour 6 personnes, en masse. Vos 5 invités pourront se bourrer la face dans la crème fouettée et ils n'en pourront tellement plus qu'il vous en restera un morceau pour le petit déjeuner du lendemain. Ça se garde un bon 24 heures sans problème. Peut-être plus, je ne sais pas, je n'ai jamais réussi à ce qu'il en reste après ce laps de temps...
Note à moi-même : m'acheter une poche à douille!
mercredi 24 mai 2006
Le Saint-Honoré partie 2 : la pâte à choux!
On se souvient qu'on a fait un fond de pâte sablée pour notre Saint-Honoré. Nous devons maintenant nous lancer dans la pâte à choux.
Cette fois, c'est dans un Livre de Recettes Compliquées qu'on prend nos références. Le livre d'école de copine du sud, qui a fait l'école de cuisine, madâââme.
Nous constatons que nous avons besoin de :
- 80 gr de beurre
- 250 gr d'eau (1/4 litre)
- 10 gr de sucre
- 1 pincée de sel (5 gr)
- 125 gr de farine
- 4 oeufs (entiers)
- 1 jaune d'oeuf, pour badigeonner.
Commençons!
1) Dans une petite casserole, on fait fondre le beurre dans l'eau, avec le sel et le sucre.80 gr de beurre
Fondre le beurre (ne pas oublier les pincées de sel et de sucre dans l'eau!) en même temps que l'eau bout...
2) Pendant ce temps, on mesure la farine (ou on la pèse, si on est muni d'une balance... je vais finir par m'en acheter une, j'en ai marre de l'à-peu-près-isme... Quoique avec le verre doseur de amg, je suis grasse dur!)
On ajoute la farine dans le mélange d'eau et de beurrre fondu.
3) Puis, ma copine me dit «embrasse, embrasse, embrasse». Je m'exécute, je fais des bisous en l'air au-dessus de la casserole, mais en vain. Je finis par interpréter qu'il faut que je brasse. Donc, «on brasse, on brasse, on brasse». C'est plus efficace, j'avoue. Copine du sud vient du sud, c'est pas sa faute.
On dirait que ça commence à se texturer!
Et enfin... Ouf! C'est bon, on est prêt pour la suite!!!
4) On va mettre dans ce mélange chaud (cette pâte) nos 4 oeufs, mais un à un, tout en brassant. Puisque le mélange est un peu chaud, faut se magner (se grouiller le cul, en québécois). L'idéal est d'avoir une copine qui casse un oeuf pendant qu'on brasse et que l'autre copine prend des photos.
On rebrasse entre chaque oeuf. Notez que c'est pas facile car ça devient un peu visqueux et on en échappe hors de la casserole si on ne fait pas attention.Note à elle-même (la copine) : nettoie ton dessus de four!
À la fin des 4 oeufs, ça a cette texture :
5) On va beurrer notre plaque :
6) Et enfin on va introduire la mixture dans la poche à douille. Là, j'ai eu du mal! J'avais pourtant bien commencé...
Mais, bon, on connaît ma patience légendaire...
À force d'en faire, je pogne la twist...
Et je fabrique mon premier chou!
Pour terminer chaque chou, il faut faire une petite virgule au-dessus.
On se demande bien pourquoi puisqu'ensuite, il faut éfouérer les pointes à la fourchette pour faire des choux vaguement ronds...
7) Pour que nos choux soient bien dorés, il faut les badigeonner avec du jaune d'oeuf.
8) Il ne reste plus qu'à mettre au four, toujours à 200°C (je vous rappelle que vous deviez faire la pâte sablée juste avant donc le four est encore chaud si vous avez bien coordonné vos efforts...), pendant 25 à 30 minutes. Ça va gonfler, si vous n'avez pas trop têté longtemps avant de les enfourner.
C'est prêt! Idéalement, on laisse au four, porte ouverte (la porte du four!), pendant 5 minutes, pour permettre à l'humidité de s'échapper. On peut enfin sortir du four...
Et on laisse refroidir sur une grille, avant de les fourrer à la crème fouettée, opération que nous verrons demain dans un autre post! (Parce que là, j'en ai marre!)
Finalement, pas si difficile que ça. C'est vrai, quoi, c'est pas de la magie, c'est rien que de la popotte.
Ne manquez pas le dernier épisode de ce feuilleton enlevant! Vous verrez le montage et l'Apothéose!!!













































